Posted by Marie Louise on 29 Mai 2010 in A l'affiche, Festival théâtral

Texte et mise en scène, Richard Demarcy
D’après Lewis Carroll
Le programme du Festival nous avait promis des « moments délirants ». Promesse tenue. Le rêve d’Alice et sa plongée dans le terrier du Lapin – ici, une baignoire – permettent toutes les audaces et toutes les incohérences. Ne pas chercher à attraper le fil de la raison. Puisque le conte se situe au royaume de l’absurde et du bizarre.
Cernée par des portes blanches qu’Alice devra passer pour son voyage extraordinaire, une grande table en centre de scène se prête à toutes les métamorphoses. Une trappe permet aux animaux – Loir, Rabbit, Lézard, Ver à soie – d’apparaître et de disparaître à volonté. Des voiles bleus ou rouges s’y déploient, c’est la mer sur laquelle vogue la baignoire-bateau, c’est le drapé nécessaire à la solennité
du tribunal qui juge Alice. Mais la table roule, elle se renverse, on s’y juche, on en saute, on court autour, elle devient poteau d’exécution pour la petite fille qu’emprisonnent des fils rouges tendus de jardin à cour…