de Xavier Dürringer
par la Compagnie du Caméléon
Mise en scène : Christophe Luthringer
Gus et Léa se rencontrent dans les reliefs d’une fin de concert rock. Lui espère trouver dans débris un mégot marqué de rouge à lèvres, un parfum de femme… Elle cherche une gare pour dormir. Gus l’invite dans sa cagna, subjugué, aux petits soins. Léa s’émerveille : le pauvre logis lui semble un palais. Il y a même un magnétophone et toute la musique qu’elle aime. A deux voix ils se rappellent leur rencontre, comme tous les vieux couples qui se souviennent. « Moi, je me disais… » « Mais non, ça c’est pas passé comme ça… »
Le bonheur tranquille n’a qu’un temps. Un jour, l’appel du rock’n roll est le plus fort. Léa, qui ne sait pas encore qu’elle ne peut plus se passer de Gus, reprend son sac pour suivre la tournée de leur rockeur fétiche, Jeff Bailey. Pour Gus, pas question de la perdre : il plaque le minable boulot de laveur de voitures qui leur assurait le bifteck et l’accompagne.
