Tags: presbytère
Décidément, la tribune libre de Mme Geneviève Durand-Carré, « En mémoire du presbytère assassiné » (c’est un ouvrage de Marcel Proust1 qui nous a suggéré le titre, non l’auteur de l’article), aura fait couler beaucoup d’encre… Sur fond de verdure mâtiné de jonquilles et de primevères, la récente publication de la lettre de Coye-la-Forêt consacre tout un article à la vente du presbytère et donne quelques lumières sur le sujet. Ce n’est pourtant pas le dernier verset de cette histoire dont nous venons d’apprendre l’ultime tribulation : Mme Barry, désormais propriétaire du presbytère, a jugé diffamatoire le contenu de cette tribune. Mercredi 1er avril, son avocat a envoyé à Mme Geneviève Durand-Carré une mise en demeure par lettre recommandée l’invitant prestement à publier sur un quart de page du site coye29.com au minimum une formule qu’il a lui-même rédigée.- nous ne pouvons publier la lettre que M. Philippe Vernier a envoyée à Madame Durand-Carré, car il en a refusé la diffusion sur le blog
- nous acceptons de publier la formule que Maître Gérard Montigny a lui-même rédigée au sujet de l’article sur le presbytère paru le 4 mars :

La vente du presbytère à un particulier fait à nouveau parler les Coyens qui s’étonnent de cette opération réalisée en catimini par l’Evêché, propriétaire du bâtiment depuis 1934.La mairie n’aurait-elle pas dû se rendre acquéreur du presbytère pour y installer la bibliothèque bien à l’étroit dans l’ancien local des pompiers, et d’autres activités associatives ? Il ne semble pas que la question ait été examinée.
Le presbytère a une longue histoire : en 1849, l’abbé de la Chapelle, curé de Coye à l’époque, le transforme en annexe de l’hôpital pendant l’épidémie de choléra ; puis en 1850, à la suite de fortes pluies et d’inondations, il logea et nourrit pendant une quinzaine de jours les riverains sinistrés.
Le presbytère de Coye-la-Forêt a été vendu à un membre du Conseil Municipal. Beaucoup de Coyens se sont offusqués de cette vente. Elle s’est faite directement entre l’Evêché, propriétaire de cette maison cédée en 1933 par le Conseil Municipal à l’Association Diocésaine de Beauvais, et un membre du Conseil Municipal, Mme Barry. Seuls quelques membres du Conseil Municipal furent au courant de cette vente et pour cause… La transaction s’effectua en un temps record, en juillet 2008, au beau milieu de l’été, comme pour les augmentations de tarifs ou certaines réformes impopulaires… La Communauté Catholique de Coye-la-Forêt ne fut pas même informée de cette mise en vente. Il n’y eut aucune information officielle à ce propos, comme si un presbytère était une quelconque maison de particulier.







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