d’après Edmond Rostand
Par Viva La Commedia
Mise en scène : Anthony Magnier
La prestation équestre des « Attelages de Coye » devant le Centre culturel, assurée par une élégante cavalière sur cheval blanc, était un prélude bien choisi aux aventures du Cyrano d’Anthony Magnier, une entrée dans le XVII° siècle - revu par Edmond Rostand -, où les précieuses s’éprennent des brandisseurs d’épée qui galopent d’un duel à l’autre et partent à la guerre en chantant.
Le Centre culturel est comble, les spectateurs impatients d’entendre les tirades et les vers fameux – le nez, la ballade du duel, la scène du balcon…– de ce personnage auquel tant de comédiens fameux ont déjà prêté leur voix depuis Coquelin, qu’ils s’appellent Daniel Sorano, Gérard Depardieu ou Jean Piat. Et le public est entré dans le jeu, a suivi pendant près de trois heures cette histoire d’amour sur fond de duels et de guerre, entraîné par des comédiens fougueux et une joyeuse mise en scène.
d'après William Shakespeare
par Comédiens et Compagnie
Mise en scène : Jean-Hervé Appéré
Quelle étrange sensation de se retrouver dans la position du spectateur qui découvre ce que l'on connaît soi-même par cœur...
Quelle étrange sensation de voir dévoilé ce qui d'habitude n'est qu'entendu des coulisses...
Quelle étrange sensation de se voir jouer par une autre comédienne les personnages que l'on a créés...
Quelques scènes pour rentrer dans le vif du sujet et oublier le texte qui revient tout seul à la mémoire, se laisser guider par les personnages, embarquer par l'intrigue et bercer par le son des cornemuses, flûtes et autres tournebouts...
d'André Benedetto
par la Compagnie Jean-Claude Drouot
Mise en scène : Jean-Claude Drouot, assisté d'Elise Charpentier
Hasard de la programmation : c'est la troisième pièce depuis le début du festival où l'on retrouve ce couple traditionnel du théâtre, le roi et son fou. Le roi, souvent tyrannique, détenteur de tous les pouvoirs, est accompagné de son fou, qui ne possède rien, mais dispose de la liberté de parole ; le fou est le seul, sous le masque de la légèreté et de la fantaisie, à pouvoir impunément faire des reproches à son maître ; tout en pirouettes, il égrène des paroles de sagesse lorsque le monarque dépasse les bornes et tombe dans la démesure, comme souvent les monarques.
de Xavier Dürringer
par la Compagnie du Caméléon
Mise en scène : Christophe Luthringer
Gus et Léa se rencontrent dans les reliefs d’une fin de concert rock. Lui espère trouver dans débris un mégot marqué de rouge à lèvres, un parfum de femme… Elle cherche une gare pour dormir. Gus l’invite dans sa cagna, subjugué, aux petits soins. Léa s’émerveille : le pauvre logis lui semble un palais. Il y a même un magnétophone et toute la musique qu’elle aime. A deux voix ils se rappellent leur rencontre, comme tous les vieux couples qui se souviennent. « Moi, je me disais… » « Mais non, ça c’est pas passé comme ça… » Le bonheur tranquille n’a qu’un temps. Un jour, l’appel du rock’n roll est le plus fort. Léa, qui ne sait pas encore qu’elle ne peut plus se passer de Gus, reprend son sac pour suivre la tournée de leur rockeur fétiche, Jeff Bailey. Pour Gus, pas question de la perdre : il plaque le minable boulot de laveur de voitures qui leur assurait le bifteck et l’accompagne.
d'après Choderlos de Laclos
par RMG Prod et Courant d'Art Prod
Mise en scène : Régis Mardon
La grande tradition du théâtre vivant tel que nous l'aimons a, une fois de plus, conquis les spectateurs du festival théâtral venus nombreux découvrir un classique de la littérature " Les Liaisons dangereuses " roman épistolaire de Choderlos de Laclos. Cette représentation résume avec justesse le jeu de libertinage où l'on voit évoluer le redoutable Valmont et la délicieuse Madame de Merteuil se livrer a une compétition amicale mais néanmoins cruelle. Quatre femmes, Marie Delaroche, Guylaine Laliberté, Eloïse Auria, Maria Laborit et un homme, Michel Laliberté, cinq merveilleux comédiens, ont offert, grâce à leur jeu subtil et convaincant, un panorama assez large des mœurs d'une aristocratie en voie de disparition : la Révolution française étant en marche.
De Pedro Calderon de la Barca
par le Théâtre de la Lucarne
Mise en scène : Claude Domenech
Un roi isole son fils que les augures destinent à être violent et sanguinaire s’il règne. Sacrifice quasi biblique. Voyant sa fin venir le roi lève cette sanction sous condition : le fils saura-t-il régner sans violence sous peine de retour dans la tour ?
L’homme est il prédestiné, sa vie est-elle écrite dans le ciel, les étoiles, ou ailleurs ? L’homme peut-il lire cette destinée, en modifier le cours par le rêve peut-être, ou n’est-il là, pantin, que pour en dérouler le texte ? Sa croyance aveugle en son dieu « destinée » ne le conduit-elle qu’à provoquer la réalisation de cet oracle ? Sa lecture des astres ne le conduit-elle qu’à se soumettre à une volonté extérieure statique, puissante, modulable selon sa lecture humaine du moment, lecture qu‘il se croit imposée par son destin ou qu’il s’impose ? L’homme a-t-il perdu son libre arbitre ?
Le roi aveuglé par la lecture des astres se soumet à leur dictature jusqu’à cette lueur de lucidité, début ou fin de son songe, qui le fera, pour défier le cours du temps, mettre en doute ce dieu tout puissant.
Inauguration du Festival 28 avril 2012
Premier acte : ce samedi-là, dans le calme des vacances scolaires, les amis du Festival, les invités et les curieux étaient venus nombreux au Centre Culturel pour découvrir les spectacles du 31ème Festival théâtral présentés par l’équipe de programmation. Ils ont été défendus avec tant d’enthousiasme qu’il était encore bien difficile de faire son choix à l’issue de la présentation! Du grand classique à l’audacieuse création poétique, bien des genres sont au rendez-vous de cette 31ème édition. Les débats qui sont proposés après certains spectacles promettent d’être animés.






commentaires