Le film muet : Le Vent
Par Catherine Jarige le 15 Oct 2010 | Dans A l'affiche, Reportages | 1 réaction »
et son accompagnement à l’orgue par Freddy Eichelberger.
Suite:
De l’instrument très « classique » de Coye, Freddy Eichelberger sut tirer des sons si concrets et si expressifs qu’on était sous une étrange magie : partagé entre l’image fascinante du génial réalisateur Sjöström et le charme des inventions de l’organiste, soulevé par un même rythme, ce rythme commun au cinéma et au discours musical, tantôt fiévreux et angoissé, tantôt plus calme comme suspendu, ou brisé, interrompu… Quant au film lui-même, remastérisé soigneusement, il n’avait pas pris une ride depuis1928. L’initiation de l’héroïne, venue des villes et débarquée dans la grande Prairie, est une descente aux enfers dantesque : tout fuit, la poussière vole, les yeux s’hallucinent, les désirs s’exacerbent, les damnés sont engloutis.
1 commentaire
Quand Freddy Eichelberger revient-il, à Paris de préférence, accompagner ce film ou un autre avec Lillian Gish ? Merci de me tenir au courant.Un gros gros fan de ciné-concerts
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