de Molière
Compagnie Le Homard bleu
Mise en scène de Matthias Fortune Droulers
Une étonnante mise en scène de Mathias Fortune Droulers et la fulgurance des acteurs nous transportent chez le « Bourgeois gentilhomme », comédie-ballet qui fut jouée pour la première fois le 14 octobre 1670 devant la cour de Louis XIV au château de Chambord.
Dans cette comédie, Molière prend pour cible un riche bourgeois qui s’évertue à devenir un homme de qualité en essayant de se hisser à la hauteur de la noblesse. Pour ce faire il n’hésite pas à en épouser tous les aspects, utilisant toute une foule d’individus plus attirés par l’argent que par l’art qu’ils sont censés représenter.
Mots, cris, rires mordants,
Cabrioles de vieux enfants,
Gerbes de couleurs et de vieilles douleurs,
Pleine lumière sur la noirceur
De l’argent corrupteur.
Moqueries, rires à pleine dents,
Le roi bourgeois a perdu sa chemise
Ses oreilles raisonnent encore
Des mensonges et des traîtrises.
de Loleh Bellon
Théâtre de La Lucarne
Mise en scène d'Isabelle Domenech
Avec Claudine Deraedt : Sonia
Michaël Pastorelli : Victor
Claude Samsoën : Marie
Isabelle Jacquet : Hélène
Pierre Debert : Jean
Heureux hasard : cette pièce qui ouvre le 36ème Festival de Coye s’insère aussi dans l’air culturel du temps : « portraits de femmes », thème porté en ce moment même par plusieurs associations partenaires.
Car c’est de femmes qu’il s’agit : l’auteure d’abord, Loleh Bellon, que certains spectateurs m’ont dit avoir connue, la metteuse en scène, Isabelle Domenech, qui nous livre sa première œuvre, saluée par un public enthousiaste : la scène est meublée sobrement et efficacement, avec son papier peint fleuri, son sofa éculé et son lampadaire des années 50 ; les éclairages ont été finement pensés pour servir la pièce : des flash donnent le signal des… flashback, à chaque fois que les Dames replongent dans leur passé, leurs souvenirs d’enfants, leurs blessures ; les acteurs se déplacent dans l’espace qui se redécoupe sans cesse en mini-scènes du présent et du passé.
Dérives des vies, mollesse des jours,
Rivières de mots lestes et courts.
Sur les rives de leurs discours,
Elles laissent s’endormir les rêves trop lourds,
Épaves de souvenirs, vieux mots d’amour.
Hier, la nostalgie était amère.
Tourbillons de tantes, de filles, de mères,
De désirs de femmes adultères
Et de regrets de vieilles célibataires.




