Coye-la-Forêt : actualités et vie locale

Derniers Commentaires

En réponse à: Concession ou trahison ? Sagesse ou inconscience ?

Commentaire de Diana

Dans les années passées, aux informations, on nous parlait de "pics" de chaleur. Si l’on veut garder une comparaison empruntée à la géomorphologie, il faut bien admettre que nous avons plutôt affaire désormais à des "hauts plateaux". De même qu’il faudra cesser de dire "exceptionnelles" en parlant des canicules, car ce que nous vivons en cet été 2026 sera extrêmement banal dans les années à venir.

En réponse à: C'est quoi Coye29 ?

Commentaire de Marie-Louise

Bravo et merci, David, pour cette synthèse. C’est toujours émouvant de se retourner, voir le chemin parcouru. Depuis 2008 le blog fut d’abord un sentier, une voie et voix de gauche que l’on avait besoin de suivre et d’entendre, et qui parfois claironnait.
C’est aujourd’hui aussi un paysage, un portrait de famille, un livre d’histoires et de souvenirs, un album photos qui garde la trace de ceux et celles qui ne sont plus là, de ce qui a été vécu. C’est un lieu où les Coyens se croisent, se rencontrent, s’arrêtent, se parlent, s’opposent, combattent. La vie, quoi…

En réponse à: Urgences

Commentaire de Jacqueline Chevallier

M. le maire, sur Face Book, dit avoir « eu le plaisir d’accueillir notre députée » et « l’honneur d’accueillir Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la transition écologique » Que du beau monde !
Mondanités, rien d’autre ! Il ne faut pas compter sur ces gens-là pour protéger le territoire. Ce n’est pas d’eux qu’il faut attendre des solutions aux problèmes climatiques vu que par leurs positions ils auraient plutôt tendance à les aggraver. En effet ils ont l’un et l’autre défendu la loi dite d’urgence agricole adoptée le 2 juin à l’assemblée nationale, loi qui sacrifie l’environnement au profit de l’agriculture intensive, bourrée de produits toxiques et productrice de gaz à effet de serre. Mathieu Lefèvre a défendu les mégabassines et d’une façon générale il se soucie plus de compétitivité que biodiversité.
« Fin des coupes rases » en forêt nous dit-on. Ça fait des décennies que les écolos le disent et le répètent. L’office national des forêts a fini par l’admettre mais on n’écoute toujours pas les écolos quand ils disent qu’il faut interdire définitivement les insecticides tels que les néonicotinoïdes (réintroduits par la loi d’urgence agricole) et qu’il faut arrêter de gaspiller l’eau. Quand seront-ils entendus ?

En réponse à: A-t-on le droit ?

Commentaire de Marie-Louise

En fait, ce ne sont pas les usagers qui sont bêtes ou ignorants, ce sont les inventeurs de machines qui ne sont pas au point et qui ne sont pas capables de proposer des engins qui fonctionnent facilement.
Un autre exemple, les parcmètres. Quel casse-tête quand on va à Chantilly et à Senlis! (Ce sont les mêmes parcmètres, les maires-acheteurs ont dû faire une commande groupée pour avoir une réduction.) Il paraît que l’on peut bénéficier d’une heure gratuite. Soit, c’est bien. Mais si j’ai besoin de rester deux heures, je n’ai jamais réussi à obtenir une heure gratuite et une heure payante.
Autre exemple : réservation de billets pour le théâtre. Aujourd’hui même j’ai dû prendre des billets pour deux amies, mal à l’aise avec le numérique. Elles savent écrire, envoyer des mails, mais impossible pour elles d’aller plus loin.
Autre exemple SNCF : à Luzarches le guichet pour la vente des billets n’est ouvert que le lundi de 8 à 10 h. Le reste du temps, c’est la machine!
Le numérique, c’est bien, c’est utile parfois, on va plus vite, ce qui nous semble mieux. (A discuter.) Mais que ce ne soit pas "le numérique ou rien". Que le choix demeure.
Je me souviens de mon cours d’histoire, je ne sais plus en quelle année. J’avais été frappée par la révolte des canuts à Lyon au XIXe, qui ont cassé les métiers Jacquard. Naïvement je me disais : mais pourquoi font-ils cela, c’est une invention utile pour eux, qui rendra leur travail plus facile. Ils avaient raison. Je l’ai su plus tard, et je pense souvent à eux quand je vais chez Carrefour ou Décathlon… peu à peu il n’y a plus de canuts, on a des machines. C’est formidable, on peut faire ses courses sans avoir à parler à un humain.
Heureusement à Coye on a le G20, et là on parle.

En réponse à: Conseil Municipal du 27 avril 2026

Commentaire de Marie-Louise

Le fumier voyage, je l’ai rencontré bien étalé avant le pont de Précy-sur-Oise, le long de champs cultivés, une haie de fumier en quelque sorte. Que fait-il là ? les agriculteurs auraient-ils été demandeurs ?

En réponse à: Conseil Municipal du 27 avril 2026

Commentaire deFrançoise

Envoyer le fumier au Mont de Po, c’est déplacer un problème sans le résoudre.
De la même façon, au niveau national, on se débarrasse de certains de nos déchets en les envoyant dans des pays pas trop regardants.
Quant à la Thève, si on y fait des prélèvements dans un an, gageons que tout sera normal.

En réponse à: Le muguet

Commentaire de Jacqueline Chevallier

Il nous faut effectivement réfléchir à cette attitude si fréquente qui consiste à s’approprier, pour son petit plaisir personnel et sans y penser, quelque chose qui appartient à tous : le muguet dans les bois, les jonquilles…

Il y a quantité d’autres exemples qu’il nous faudrait repérer et dénoncer. Ces gestes peuvent être anodins ou gravissimes. Ainsi a-t-il fallu adopter une loi dite « loi littoral » (du 6 janvier 1986) pour s’opposer à la privatisation des bords de mer, loi remise en cause par Emmanuel Macron dès 2018 et qui depuis subit de nombreuses dérogations, alors que depuis des décennies la collectivité avait peu à peu repris possession des bordures côtières.

Plus grave : la construction des méga-bassines remplies avec l’eau pompée dans les nappes phréatiques au profit de quelques accapareurs qui arrosent le maïs destiné à l’élevage animal industriel, des animaux producteurs de méthane qui contribuent au réchauffement climatique et qui crèvent de la canicule en partie provoquée par la culture intensive qui les nourrit. Spirale infernale des causes et des effets.

En réponse à: Concession ou trahison ? Sagesse ou inconscience ?

Commentaire de Jacqueline Chevallier

"Les Troyennes" d’Euripide , traduction de Jean-Paul Sarte, mise en scène de Cacoyanis, 1965 à Chaillot - une de ces pièces de théâtre qui vous laisse un souvenir marquant - elle se terminait par ces mots : "Faites la guerre, mortels imbéciles, vous en crèverez tous ! "
La guerre : autre genre de folie ! Dans tous les cas, il s’agit de détruire.
"Depuis six mille ans la guerre
Plait aux peuples querelleurs,
Et Dieu perd son temps à faire
Les étoiles et les fleurs." (Victor Hugo)

En réponse à: Concession ou trahison ? Sagesse ou inconscience ?

Commentaire deFrançoise

René Dumont nous avait avertis et voilà plus de 50 ans que nous aurions pu faire d’autres choix.
Des choix individuels puisque tous ceux qui détiennent le pouvoir (politique, économique, informationnel) nous refusent catégoriquement toute solution systémique.
Nous aurions pu nous opposer en ne votant pas pour eux, en leur donnant le moins possible notre argent, en ne gobant pas leurs discours biaisés, en utilisant nos libertés pour protester.
Mais eux ont trouvé une nouvelle solution : la clim pour tous !
Sauf qu’un principe de base de la thermodynamique énonce qu’on ne peut pas produire du froid sans produire du chaud.
Alors la clim pour tous, c’est un air extérieur de plus en plus chaud avec toutes les conséquences que l’on connaît déjà. Dont la raréfaction de l’eau, cette eau dont le nucléaire et l’IA ont impérativement besoin en quantités gigantesques.
Si l’Ineptie Artificielle avait une once d’intelligence, à toutes nos demandes sans exception elle répondrait, comme René Dumont : « Arrêtez ça, mortels imbéciles, ou vous en crèverez, tous ! ».

Contrairement à l’œuf, l’être humain fabrique lui-même la pierre qui va le briser.
L’être humain feint d’ignorer l’existence de la pierre et n’en revient pas quand elle lui tombe dessus.
L’être humain oublie très vite cette pierre quand la menace n’est plus immédiate alors que la menace est bien toujours là.
Ce texte n’a pas été pondu par l’IA car l’IA est dans la pierre.

Pour créer de l’activité économique et de l’emploi, pourquoi ne pas accueillir un data center, une plateforme logistique et un centre commercial ? Et s’il reste de la place, un hippodrome et une base de loisirs.
Il faudra pour cela abattre quelques arbres, nuire à la biodiversité, polluer un peu et supporter des atteintes à notre environnement. Certes, mais les dégâts seront limités puisque nous resterons vigilants.
De concessions en déréglementations, nous nous offrirons un avenir radieux.

On progresse! L’entrée de Coye-la-forêt donne le La. Les habitants ont-ils voulu cela? La destruction d’un milieu naturel pour un "centre de bien-être" à l’abandon. La coupe rase d’un bois pour la construction de bureaux. Une montagne de fumier pour le nettoyage des écuries. Il reste de la place. Dans le parc des Trois châteaux dont on ne sait que faire, on pourrait envisager un élevage intensif de poules.

Bien sûr qu’une commune doit penser l’activité économique, l’emploi et le logement. Personne ne le conteste. Mais présenter l’abattage d’un bois entier comme une simple « concession » nécessaire pose un vrai problème.

Une concession, normalement, suppose un arbitrage éclairé, transparent, proportionné. Ici, ce qui choque, c’est précisément l’absence de transparence sur les expertises, l’absence de débat public réel, et la disparition brutale d’un milieu vivant qui avait une valeur écologique, paysagère et sociale.

On ne peut plus raisonner comme si la nature était seulement une variable d’ajustement. Les arbres matures, les sols, les lisières, les zones proches d’un cours d’eau ne se remplacent pas par quelques plantations ultérieures. Il faut des décennies pour reconstituer ce qui est détruit en quelques jours.

Créer de l’activité et du logement ne devrait pas signifier accepter par principe la coupe rase. La vraie question est plutôt : comment construire, aménager et développer sans détruire systématiquement ce qui fait aussi la qualité de vie d’une commune ?

Être vigilant, oui. Mais être vigilant après coup ne suffit pas. Il faut des règles claires, des expertises publiques, des protections effectives et des compensations sérieuses. Sinon, le mot « concession » devient simplement une manière élégante de justifier l’irréversible.

En réponse à: Un arrêté pour faire semblant

Commentaire deFrançoise

Le tas de fumier aura-t-il disparu comme par magie au matin du 2 juin ?
Les nuisances seront-elles « limitées » pour les riverains ?
La projection de fumier sera-t-elle évitée sur la voirie ?
Les voies éventuellement souillées seront-t-elles nettoyées sans délai ?
D’où viendront les agents habilités à constater : de la commune, de la préfecture, de la gendarmerie, de la police de l’eau ?
Les agents « pourront » faire des constations mais en feront-ils réellement ?
Une indemnité de 500 € par jour en cas d’inexécution sera-t-elle versée à la commune ?
Y aura-t-il recours pour excès de pouvoir ?

Vous le saurez en suivant la série « Le tas de fumier à Coye-la-Forêt » dont le dernier épisode n’est manifestement pas pour tout de suite.