Depuis quelques semaines les Coyens se préparaient : on fouillait placards, caves, garages, greniers pour y trouver de quoi remplir le stand de la brocante réservé depuis mars. Cette année c'était décidé, la collection de petites voitures anglaises allait y passer.
Car c'est une aubaine, la brocante. Tous ces objets accumulés, les vêtements trop petits, passés de mode ou dont on s'est lassé, les bibelots que plus aucun meuble de la maison ne peut supporter, les vinyles qu'on a laissés dans un carton et les livres qu'on ne veut plus ouvrir vont enfin vider les lieux. Normal, il faut de la place pour les nouveaux, l'encyclopédie de la musique, la taupe en plâtre ou la robe de chambre vieux rose pur synthétique.
Cérémonie d’ouverture
Un moment magnifique ! Vendredi 3 juin, 300 enfants sur le stade, les deux écoles réunies, Centre et Bruyères, aux couleurs de huit pays, enseignants, professeur de sport, parents, maire et maire-adjointe, conseillers municipaux. Tous rassemblés autour du projet, faire vivre les Jeux Olympiques à Coye-la-forêt, comme un prologue à ceux qui se dérouleront l’été au Brésil.
Blanc la Grèce, vert les USA, orange le Kenya, jaune l’Australie, bleu la France, noir la Chine, violet le Royaume-Uni, rouge le Brésil. La fête des couleurs un gris matin de juin. Chaque athlète arbore la couleur de son équipe, un même tee-shirt pour tous, enseignants et encadrement inclus. Sur la pelouse bien verte du stade c’est une vraie joie pour les yeux.
De Matei Visniec
Théâtre de l’Exil – Calliope
Mise en scène : Christian Besson
Le choix est cornélien : Au moment où l’équipe de France en pleine reconstruction affronte l’Écosse, en province loin des inondations sociales et météorologiques, sous le regard narquois d'une majorité qui ne sait plus à quel saint se vouer... ; en pleine contre révolution où la barbarie des élites fait jour face au jusqu’au boutisme des masses défavorisées exclues du bonheur et victimes des pannes répétées de l’ascenseur social ; le Centre culturel de Coye-la-forêt prend le pari de réunir post festival les oubliés de la Culture, les amateurs de théâtre, pour combattre la morosité ambiante dans un texte de Matéi Visniec « Du pain plein les poches », en écho probablement aux madeleines que Marie-Antoinette voulut un jour distribuer pour calmer la foule assemblée au pied de son château !...
Mardi 31 mai, le Festival a fermé le rideau. Façon de parler, le rideau rouge est ouvert. Plateau nu de la salle Claude Domenech. C’est vide, c’est triste…
Après la soirée de clôture — heure du bilan, du discours et des petits fours —, après Vassilissa, le dernier spectacle pour enfants, l'équipe de régie s'est emparée du lieu pour le désosser, débrancher, décrocher, enrouler, ranger, plier, jeter, balayer. Il y a eu dans cette salle 17 spectacles et 27 représentations entre les 9 et 31 mai, 9 régisseurs Festival, 64 comédiens, plus de 6 400 entrées de spectateurs, et des applaudissements à ne pouvoir les compter.




