D’après le conte russe Vassilissa la très belle
Compagnie Les femmes et les enfants d’abord
Mise en scène de Julie Cordier.
Le Festival se termine sur un conte pour les 750 enfants des écoles primaires de Coye et des environs venus écouter l’histoire d’une petite fille de leur âge. Avec Vassilissa, si belle et courageuse, ils sont entrés dans la forêt profonde des contes russes de tradition populaire. Une vie heureuse se mérite, semble-t-il, et le conte est une manière d’enseigner un chemin possible pour passer les obstacles. La petite fille doit d’abord vivre la perte de sa mère — le pire des chagrins —, puis travailler comme une servante pour une marâtre dédaigneuse et ses deux méchantes filles — Cendrillon a vécu cela aussi. Enfin, promise à une mort certaine dans la forêt et face à la sorcière Baba-Yaga, faire confiance à son bon génie, sa poupée, pour se tirer des mauvais pas. Alors, débarrassée des malfaisants, une vie heureuse s’offrira à elle. Du moins, on l’espère.
de Vahé Katcha
Théâtre de La Lucarne
Mise en scène de Serge Vinson et Isabelle Domenech
Je noterai d’abord — étant un fidèle du festival depuis une vingtaine d’années — la haute tenue de cette admirable troupe amateur qu’est La Lucarne. Je vois ces acteurs depuis des années et constate que leur jeu devient de plus en plus subtil et vaut bien des troupes dites « professionnelles ».
Les décors et la mise en scène du Repas des fauves nous ont agréablement étonnés à plus d’un titre avec un travail pointu et une synchronisation parfaite des sons et des lumières. Le filigrane est parfaitement utilisé avec les auteurs de l’attentat qui circulent tels des « rapetous » derrière les rideaux, que les personnages otages font mine de ne pas voir, et que dire des deux chanteuses qui apparaissent, après que la tsf est allumée, l’une en chanteuse de jazz et l’autre chantant une bluette des années 40.
Huis clos cocasse étouffant
Atmosphère terreuse
Globe sanglant
La terreur fracasse
Les bons sentiments
Brave bourreau esthète raffiné
Sanglé dans son bon droit
Et sa juste colère
Violence bonasse
Les croix gammées seront lavées
Du sang des opprimés
La culpabilité des victimes
Leur montait au front
Et distillait la haine




