Posted by La rédaction on 30 Mai 2016 in 2016
Posted by Christian Ganne on 29 Mai 2016 in Festival théâtral
de Vahé Katcha
Théâtre de La Lucarne
Mise en scène de Serge Vinson et Isabelle Domenech
Je noterai d’abord — étant un fidèle du festival depuis une vingtaine d’années — la haute tenue de cette admirable troupe amateur qu’est La Lucarne. Je vois ces acteurs depuis des années et constate que leur jeu devient de plus en plus subtil et vaut bien des troupes dites « professionnelles ».
Les décors et la mise en scène du Repas des fauves nous ont agréablement étonnés à plus d’un titre avec un travail pointu et une synchronisation parfaite des sons et des lumières. Le filigrane est parfaitement utilisé avec les auteurs de l’attentat qui circulent tels des « rapetous » derrière les rideaux, que les personnages otages font mine de ne pas voir, et que dire des deux chanteuses qui apparaissent, après que la tsf est allumée, l’une en chanteuse de jazz et l’autre chantant une bluette des années 40.
Posted by Olivier Manceron on 29 Mai 2016 in Festival théâtral, Olivier Sa Muse
Huis clos cocasse étouffant
Atmosphère terreuse
Globe sanglant
La terreur fracasse
Les bons sentiments
Brave bourreau esthète raffiné
Sanglé dans son bon droit
Et sa juste colère
Violence bonasse
Les croix gammées seront lavées
Du sang des opprimés
La culpabilité des victimes
Leur montait au front
Et distillait la haine
Posted by Jacqueline Chevallier on 28 Mai 2016 in Festival théâtral
de Monique Esther Rotenberg
Mise en scène de Pascal Elso
Une surprise, dès qu'on entre dans la salle de spectacle : il y a un décor sur scène. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à Coye-la-Forêt on n'est guère habitué à ce genre de faste. La scène est le plus généralement nue ou très peu aménagée, avec quelques accessoires strictement utiles ou quelques éléments évocateurs à partir desquels il faudra laisser vagabonder son imaginaire. Et bien, une fois n'est pas coutume, aujourd'hui nous avons un vrai décor de théâtre bourgeois (avec, nous le verrons, effet de pluie derrière la fenêtre, de vent dans les rideaux, de plein soleil ou de lumière crépusculaire) ! Pour un peu on se croirait sur les boulevards ! Nous avons le temps de détailler : dans une douce pénombre, des meubles (fauteuils, guéridon, table…) que l'on devine sous les draps blancs qui les recouvrent, comme si les propriétaires s'étaient absentés pour un long moment, des livres sur une étagère, des abat-jours, des tapis, tout indique la culture et le confort ; pourtant curieusement il n'y a pas de tableaux aux murs, mais des cadres vides posés dans un coin, la salle de séjour ne présente qu'un seul angle et la perspective en est bizarrement faussée… une valise qui traîne… Sentiment de vide et d'absence.
Posted by Jacqueline Chevallier on 28 Mai 2016 in Festival théâtral
de Jacques Mougenot
Mise en scène de Jacques Mougenot
La pièce de ce soir aura au moins eu le mérite de susciter le débat !
Bien sûr que c'est facile, limite démagogique, de faire rire à propos des dérives et des délires de l'art contemporain. Bien sûr que c'est flatter le Béotien moyen qui n'y connaît pas grand-chose et n'y comprend à peu près rien, et qui se trouve ainsi conforté dans son ignorance… alors que l'art est toujours une chose sérieuse, un engagement vital, une recherche qui doit interroger le monde, bousculer nos habitudes et remettre en cause nos façons de voir.
Bien sûr ! Mais une comédie est une comédie. Jacques Mougenot est à la fois l'auteur et l'acteur de "L'affaire Dussaert". En tant que comédien, il est excellent dans le rôle du conférencier, plus vrai que nature. Son texte, par ailleurs, est plaisant, plein de jeux de mots, de drôleries, de surprises, et le récit est habilement conduit jusqu'à la pirouette finale. Alors pourquoi bouder son plaisir ?




