De Jean-Rock Gaudreault
Compagnie Ici Londres
Mise en scène : Jean-Marc Haloche
Quelques heures sur un cargo, ou quelques jours, à entendre les mouettes, le ressac et la corne de brume. Des containers pour décor. Parois d’acier sur lesquelles la mer grise se reflète. Parfois l’un d’eux s’ouvre, la nuit, pour devenir une cachette d’enfants. C’est l’histoire de deux enfants entre deux mondes. Ils ont perdu leurs noms, ils ont laissé leur famille, ou la famille les a laissés. Ils sont partis. Et la mer est pour l’instant le lieu de leur vie, un no man’s land qui les abrite.
Le low cost m’a tuer
La lecture de La Lettre de Coye est plutôt bénigne et gentille. Les élus de la majorité présentent leurs actions, les élus d’opposition contestent, les associations vantent leurs activités. On y trouve l’annonce d'une kermesse, l'ouverture d'une boutique, les spectacles à voir, tout sur l’état civil, naissances, mariages, décès, bref le paisible ronron du village.
Mais parfois une perle se glisse dans les colonnes, si brillante qu’elle peut éblouir et réveiller le Coyen somnolent. La plupart du temps c'est dans la 4e page, sous le titre « Groupe Pour Coye demain. » Ce mois-ci le porte-parole du groupe y traite d'urbanisme. En décembre c'était "vous saurez tout sur la fibre optique." Très technique. Et un peu décalé au point qu’on peut se demander si le texte n’a pas été écrit au mois d’août. Car, à l’heure où d’autres expriment leur accablement à la suite des attentats de novembre, le rédacteur se demande, rongé par l’angoisse : « Le low cost va-t-il nous tuer ? » En novembre, toujours à contre-courant, l’auteur convoquait le génocide du Rwanda pour contester l’élan solidaire envers les réfugiés au moment où le collectif « Solidarité Coye » se mettait en place.
Conférence de Dominique Goy-Blanquet
Le Marchand de Venise : pièce antisémite ou mise en scène de l’antisémitisme ?
Les amateurs ne manquaient pas, samedi 30 avril, pour venir écouter au Centre culturel la conférence de Madame Dominique Goy-Blanquet sur Shakespeare et Le Marchand de Venise programmé par le 35e Festival théâtral mardi 17 mai.
C’est au maire de Coye-la-forêt, François Deshayes, que revient le privilège de prononcer les premiers remerciements, notamment à l’adresse d’Agnès Bouchard, bibliothécaire, pour avoir eu l'initiative de la conférence. Souhaitant travailler en partenariat avec le Festival, Agnès a choisi d'emblée de s'intéresser à Shakespeare et a voulu, dit-elle, par le choix de cette conférence, répondre à l'exigence de qualité qui caractérise le Festival. C’est la raison pour laquelle elle a invité Madame Goy-Blanquet, professeur émérite de littérature élisabéthaine à l'Université de Picardie, spécialiste du Moyen Âge européen et du théâtre de Shakespeare, membre de la Société Française Shakespeare.





