A mi-janvier, les sapins perdent leurs guirlandes, et les santons, enveloppés dans du papier de soie, regagnent leur boîte, serrés les uns contre les autres. La crèche sera rangée pendant une année.
Mais à Coye-la-forêt, il en reste une à qui l'on permet de rester en place un peu plus longtemps. C'est une crèche d'exception. Sa visite n'est pas faite pour les circuits touristiques, aucun guide ne la signale, elle est modestement réservée au cercle familial de Paul, son artisan. Fabriquée d'abord pour les enfants, puis pour les petits-enfants, elle se montre aussi aux amis, aux connaissances, aux voisins. Coye29 a eu le privilège de la voir et de rencontrer son concepteur.
Quand je travaillais à Air France, pendant des années on avait pris l’habitude d’envoyer aux principaux clients de magnifiques cartes de vœux. Et puis, je ne sais pas trop bien pourquoi, on a cessé de le faire, considérant sans doute que cette tradition n’avait plus beaucoup de sens et qu’on pouvait en faire l’économie.
Je pense qu’on pourrait tout aussi bien faire l’économie de ces traditionnels « vœux du maire » qui sont surtout l’occasion de parader pour des élus régionaux venus prononcer quelques banalités. Mais la tradition a la vie dure… Maintenant on expédie aussi ses vœux par internet comme on jette à la poubelle les restes d’un repas.
Moi, qui suis d’une autre époque, je n’écris plus mais je téléphone. Je pense qu’on ne remplacera jamais la voix humaine pour exprimer des sentiments humains, la solidarité qui nous lie aux autres. Il y a des gens que j’ai un peu perdus de vue et qui habitent loin de Coye. Quand je leur téléphone à cette occasion, je ressens tout de suite le plaisir que je leur fais.
Cela dit, je ne suis pas un donneur de leçons. Chacun agit à sa façon, l’essentiel c’est de faire quelque chose.
N’oublions pas, dans notre confort coyen, même le plus rudimentaire, que beaucoup, non seulement des migrants, mais aussi des pauvres et des chômeurs, continuent de vivre dans une grande précarité. Ils doivent rester au cœur de notre solidarité dans nos diverses associations.
2016 devrait être une année de rassemblement, au-delà de nos divergences politiques ou religieuses. C’est du moins ce que je souhaite.
Avec une participation de 56,75 %, la nouvelle grande région Nord-Pas-de-Calais-Picardie s’est mobilisée contre le Front national, qui n’obtient que 54 sièges contre 116 pour la liste LR-UDI-MoDem.
Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus…
Aujourd’hui, où es-tu Barbara ?
Comme J. qui aimait tellement tes chansons
et se mettait au piano les après-midi pluvieux
pour les interpréter à sa facon.
Disparue ou encore vivante ?
Au cours de cette soirée du 5 décembre 2015, qui lui était consacrée, j’ai cherché à la retrouver, sans vraiment réussir. Peut-être J. avait-elle raison lorsqu’elle disait que c’était bien trop subtil pour ma pauvre cervelle de brûleur de loups dauphinois.
Je veux quand même saluer le courage du trio de musiciens qui a fait tout ce qu’il a pu pour nous emmener sur les chemins de Barbara, sans sa voix inimitable, bien sûr.
Peut-être se rendra-t-on compte un jour que notre belle petite salle de Coye supporte mal de la musique trop amplifiée par des micros ? Que reste-t-il des paroles ?




