D’Éric-Emmanuel Schmitt
Théâtre de La Lucarne
Mise en scène : Serge Vinson
Le Théâtre de La Lucarne clôt les soirées du 34° Festival sous les applaudissements enthousiastes d'une salle comble. Succès donc pour Serge Vinson qui a assuré la mise en scène et créé un décor étonnant, ainsi que pour les comédiens, convaincants et alertes.
Éric-Emmanuel Schmitt situe l'action dans la « salle de réception d'un hôtel ».
Ici, le choix scénographique confronte le spectateur, dès l’ouverture du rideau, à un univers énigmatique, hors du temps, hors du monde. Tout sauf un hôtel, même si la pièce ressemble à un salon confortable, avec fauteuils, table basse, bureau d’accueil. Plutôt une unité de soins psychiatriques ou un hypothétique salon d’accueil avant bloc opératoire. Car les lieux sont blancs, murs blancs capitonnés, mobilier blanc, blouses blanches, cela sent l’asepsie. Le spectateur, intrigué, devine peu à peu qu’il se trouve dans un endroit qu’aucun visiteur ne décrit, à plus forte raison s’il n’en revient pas, car on peut ne pas revenir de ce cocon blanc. Quelques carnets de voyage, laissés par ceux qui ont pu obtenir un aller et retour, en ont tenté une description, mais les témoignages ne sont pas concordants et la vérification impossible. Car c’est du coma qu’il s’agit. Le coma, un hôtel où séjournent ceux qui attendent.




