Posted by La rédaction on 25 Mai 2015 in 2015
Posted by Olivier Manceron on 25 Mai 2015 in Festival théâtral, Olivier Sa Muse
Explosif, corrosif et insurrectionnel !
Feydeau prend de l’âge
Pour nous revenir plus fort encore,
Balancier de fonte volage,
Lancer du Passé dans la tête des gens.
Grand-messe du théâtre de boulevard,
Du temps où les boulevards gardaient le moral
Grâce à la République coloniale.
Eruptif, éructant, pulsionnel !
Pan sur le pif,
Pif dans les dents,
C’était la fête des grands enfants.
On roulait les chaises et les « R »,
On se roulait par terre en criant,
Chacun pour soi,
Le fric pour tous,
Le sexe pour certains seulement.
Posted by Jacqueline Chevallier on 25 Mai 2015 in Festival théâtral
d'Alexis Michalik.
Par la Cie ACME
Mise en scène : Alexis Michalik
Placée dans le sillage d'Alexandre Dumas, grand maître du feuilleton romanesque, la pièce rappelle que la devise de Monte-Cristo est "Attendre et espérer".
Que dire ? cette fois, selon toute apparence, il y a unanimité sur ce spectacle : le plaisir pur, l'enchantement, les gens debout pour applaudir et les bravos qui fusent.
Si la perfection existe au théâtre, avec "Le porteur d'Histoire" d'Alexis Michalik, on s'en approche sérieusement. Efficacité du récit, économie des moyens, intelligence du discours, inventivité de la mise en scène, sens du rythme, prouesse des comédiens incarnant tous les personnages, jeunes et vieux, épousant tous les registres... on ne sait que dire... à part merci ! merci ! magnifique ! bravo et encore bravo !
Posted by Olivier Manceron on 24 Mai 2015 in Festival théâtral, Olivier Sa Muse
Histoires d’Histoire et paroles d’or,
Une saga écrite sur les corps,
Docteurs –ès- Lettres anonymes,
Pleins et déliés et phrases folles,
Carnets, livres, journaux intimes,
Mois et années et montres molles.
Les histoires se jouent du temps,
Les arbres généalogiques
Ne sont pas gênés par la logique,
Ne sommes-nous pas parfois,
Les enfants de nos enfants ?
Histoires, saga romantique,
Avec des capes et des épées,
Des morts stupides et héroïques,
Et des légendes dorées.
Posted by Ghislaine Antonin-Bockhoff on 23 Mai 2015 in Festival théâtral
D’après Jean Tardieu
Compagnie C’est-pas-du-jeu
Mise en scène : Sophie Accard
A la pièce sombre et cruelle de Peter Handke succède un spectacle jubilatoire et fantaisiste. La troupe C’est-pas-du-jeu dirigée par Sophie Accard (metteure en scène et merveilleuse comédienne) nous présente un patchwork tissé de cinq courtes pièces de Jean Tardieu, reliées par des transitions habiles : additifs qui requièrent un jeu silencieux, des personnages pendant le changement de décor, intervention d’un narrateur-présentateur.
Le spectacle s’ouvre sur un duo parfaitement huilé entre Monsieur A (Tchavdar Pentchev) et Madame B (Anaïs Merienne) dominé par l’implicite, car les phrases ne sont jamais achevées – « Finissez vos phrases ». Au spectateur de deviner les non-dits suggérés par la gestuelle et les mimiques ininterrompues !




