D'après Eugène Ionesco
Compagnie Courant d'Art Productions
Mise en scène : Émilie Chevrillon
L'intelligence, la délicatesse, la sensibilité, l'imagination.
Et un regard tendre et drôle sur le monde des enfants.
C'est avec ce bouquet choisi pour les enfants que s'ouvre le 34° festival théâtral de Coye-la-forêt. Trois représentations dans la journée pour accueillir une quinzaine de classes primaires de Coye et des environs.
Ionesco racontait des histoires à sa fille. "Il était une fois une petite fille..."
INAUGURATION
Samedi 18 avril 2015
Festive, chaleureuse, intéressante, telle fut l'inauguration du 34° Festival dans la salle Claude Domenech du Centre culturel. Les futurs spectateurs étaient venus nombreux, programme en main, dans l'attente d'informations capitales pour faire les bons choix parmi les quatorze soirées du Festival. La réussite de leur mois de mai théâtral en dépendrait.
Une soirée à quatre temps : la présentation des spectacles, les discours des "officiels", un intermède théâtral et des conversations joyeuses autour d'un buffet réjouissant.
Pour présenter le programme, sur scène pendant une heure, nos acteurs bien connus, à l'aise autour d'une table, comme s'ils conversaient entre eux :
Jean-François Gabillet, le président de l'association, détendu, souriant comme à son habitude,
Sylvie Grimal, conseillère artistique, voix douce, sensible à la beauté des textes de théâtre, à la subtilité des réalisations,
Jean-Claude Grimal, vice-président, carré, voix forte, assurée, un as de la culture théâtrale.
Avec Michèle et Isabelle Domenech, discrètement présentes dans la salle, ils se sont rendus en Avignon en juillet dernier pour sélectionner une partie des spectacles. Ils peuvent donc parler de ce qu'ils ont vu, aimé, remarqué, admiré et ils le font avec passion.
Et comme ils sont convaincants... on se demande en sortant quel spectacle on pourrait ne pas aller voir.
D’après les pièces RICHARD III de William SHAKESPEARE
et LES REINES de Normand CHAURETTE
Par la compagnie TOUS EN SCENE
Mise en scène : Analia PEREGO
Dans la pénombre qui obscurcit le plateau, sur fond de soupirs et de plaintes, une silhouette noire, un peu voûtée, marche à petits pas, chuchote ses noirs desseins, ses forfaitures, ses trahisons. C'est Richard III, "difforme, inachevé, estropié", comme il se décrit lui-même.
Longue robe noire, visage douloureux sous un tulle noire, Lady Ann, à genoux répand ses malédictions sur celui qui vient d’assassiner son époux, Édouard, et qui tente de la séduire: "Jamais poison ne ruissellera sur plus hideux crapaud."
Avec cris, gémissements, larmes et invectives, le spectateur accède au drame shakespearien. Drame de l'ambition, monde des complots, des alliances cachées, des meurtres, des luttes fratricides. Un monde d'hommes. Puisque la pièce originale de Shakespeare ne comprend pas moins de trente personnages masculins, sans compter les soldats, les messagers, les exécuteurs des basses œuvres. Face à cette horde, cinq femmes.




