Il y avait le dessin, il y avait le rire.
Le dessin, je ne sais pas faire. Rire, je n’ai pas trop envie ce soir. Pourtant les copains de Charlie Hebdo disent qu’on peut rire de tout.
Alors, je cherche… De quoi vais-je rire ? Avec des mots bien sûr.
Je pourrais rire du voile dont s’est affublée depuis quelques mois mon ancienne élève, elle à qui j’avais expliqué Voltaire et Simone de Beauvoir,
Je pourrais rire du prêchi prêcha du dimanche sur la félicité qui attend dans l’au-delà les miséreux d’aujourd’hui,
Je pourrais rire des génuflexions du catho à qui on a enseigné la compassion, la bonté et autres vertus et qui se délecte à mordre à belles dents…
Rire des églises vides qui laissent dormir dehors les Jean Valjean d’aujourd’hui
Rire du Juif massacré qui massacre à son tour.
Quelques réflexions à chaud après une réunion publique autour d’un dispositif ambigu :
Le dispositif est présenté comme permettant de recréer du lien social : objectif fort louable, car il est certes triste de constater que, dans les grandes zones urbaines ou périurbaines principalement, les gens ne connaissent plus leurs voisins mais, justement, il y a pour ça la fête des voisins et toutes les autres occasions festives, notamment autour des activités associatives ! Et nous avons la chance à Coye que ça fonctionne bien, que les gens se parlent, se connaissent, partagent des moments de loisirs, un peu moins qu’avant peut-être, mais heureusement encore bien plus qu’ailleurs. Les voisins sont déjà naturellement vigilants et s’entraident : pas besoin de signer de la paperasse officielle pour ça. Cela s’appelle les relations de bon voisinage, la convivialité, la solidarité. Et ça se fait spontanément, entre concitoyens qui vivent en bonne intelligence.
Dans un article peu argumenté, le groupe « Pour Coye demain » manifeste son inquiétude pour l’avenir de Coye si on ne réalise pas un grand projet de transformations de notre petite cité, une espèce de Luna Park touristique et commercial comme il en existe dans une commune voisine (voir la Lettre de Coye de décembre).
Il ne semble pas que ces élus aient tenu compte de la vive réaction des Coyens lorsqu’ils ont appris que l’on allait couper les peupliers du Chemin des Vaches. L’affaire s’est bien terminée dans une discussion de compréhension réciproque.
A mon avis, c’est ainsi que doivent se traiter les affaires communales, avec humilité et sans brusquer les choses.
Regardons l’évolution de Coye depuis trente ans. Quelques constructions nouvelles là où il reste de la place, des rénovations de maisons dans le centre ville, une attraction de plus en plus forte pour notre cité, on nous envie d’habiter à Coye. Pourquoi ? Réfléchissez et vs comprendrez. Quiétude, tranquillité, pas de révolution mais un développement harmonieux, conduit avec réflexion et sagesse, sans bousculer. « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. » N’oublions pas que Coye, c’est d’abord plus de 50% de forêts, une rivière, des champs, un environnement exceptionnel. Rien ne doit être fait sans tenir compte de ces éléments : rester une cité champêtre.
49° Salon des Beaux-Arts
Pour la clôture du Salon, l’ambiance est particulière. Un peu de nostalgie, car c’est une agréable semaine qui se termine, une semaine d’images, de couleurs, de surprises… Et beaucoup d’animation dans les allées. Il y a d’abord les derniers visiteurs, ceux qui n’ont pas eu le temps de passer dans la semaine, puis ceux qui veulent revoir la toile qui leur a plu, peut-être l’acheter. Enfin les peintres qui arrivent avec cartons, sacs, ou papier bulle : c’est l’heure du décrochage. L’heure de l’envers du tableau. Occasion de se rencontrer, de parler couleurs, matériaux, expos… Occasion pour le public de voir les artistes et de les interroger sur leur travail, de faire le lien entre une œuvre et celui ou celle qui l’aura conçue. C’est toujours intéressant de mettre un visage sur l’auteur, de tendre un fil entre l’imaginaire et le réel.




