Il y a un chemin dans Coye-la-forêt… ou plutôt il était un chemin d’autrefois, chemin de terre sans prestige à la périphérie du village. La terre était marécageuse en ce lieu qui portait d’ailleurs le nom de « marais ». Après le lavoir, le chemin tourne à gauche et le promeneur étonné découvre une allée bien rectiligne, car les anciens habitants l’avaient conçue, dès le XVII° siècle, comme une allée d’embellissement, ainsi que sa sœur jumelle dessinée face au château. Et pourtant on a appelée cette allée chemin des Vaches, ce qui n’est pas vraiment glorieux, mais c’est sans doute pour lui rappeler ses origines modestes de voie utilitaire. La ferme est tout près et des troupeaux devaient l’emprunter pour aller vers les pâtures.
Comment embellir un chemin, sinon en y plantant de beaux arbres ? Des peupliers l’assécheraient et le rendraient propice à la promenade, ombreuse, murmurante… Un peu de fraîcheur, l’été, serait bienvenue.
Conseil municipal du 26 septembre 2014
Cette fois-ci, l’heure n’est plus au football comme en juin, mais à la gravité.
Pour faire bref : pour que l’Institut de France puisse procéder librement à des coupes dans le secteur forestier qui lui appartient, sans être entravé par les dispositions du PLU, il est demandé au conseil de procéder à une révision allégée du PLU.Samedi 20 septembre
En ce samedi de septembre, la municipalité a organisé pour la première fois une «promenade du patrimoine» dans le village.
Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant la mairie à 15h. Il fait beau, tout le monde a l’air ravi.
Madame Virgitti, maire-adjointe, propose d’être le guide et sollicite les Coyens présents pour qu’ils découvrent leur village familier avec un autre regard, tourné vers le passé de Coye.
Or, quelques panneaux brandis par le comité de défense des 116 peupliers du chemin des Vaches, orientent plutôt les regards vers le présent et font savoir que le patrimoine ne se limite pas aux vieilles pierres mais qu’il inclut les paysages remarquables, dont fait partie l’alignement de superbes peupliers d’Italie le long d’une promenade chère aux Coyens, en bordure des jardins familiaux et des pistes d’entraînement de France Galop.
Cocasse : la présence de ces affiches tenues bien au-dessus des têtes du cortège pouvait donner l’illusion que la cinquantaine de personnes déambulant dans Coye étaient toutes des contestataires militant et manifestant pour la cause des peupliers ! Ce qui n’était pas le cas.
Monsieur le maire,
Dans La Lettre de Coye-la-Forêt du mois de septembre, nous apprenons avec consternation qu'il est question d'abattre les cent-seize peupliers qui bordent le Chemin des Vaches et que les travaux doivent être engagés courant septembre. Dans ces circonstances, nous nous voyons obligés de vous adresser une lettre ouverte sur le sujet, car il y a urgence et tous les Coyens sont concernés.
Le bulletin municipal nous explique que pour permettre le raccordement à la station d'épuration, il est nécessaire d'abattre une partie de ces peupliers d'Italie, sans qu'il soit précisé combien. Dix ? Vingt ? on ne sait pas. Une chose est sûre, c'est qu'on veut profiter de l'opération pour les supprimer tous.
Cent-seize arbres magnifiques mis à bas. Pour quelle raison ? Parce qu'ils sont en fin de vie, nous dit-on. Mais qu'est-ce qu'une fin de vie, pour un arbre ? ça peut durer dix ou vingt ans, peut-être plus. Quoi qu'il en soit, il en est des arbres comme des hommes, on ne les supprime pas au motif qu'ils sont vieux ! D'autant que les arbres deviennent de plus en plus beaux en vieillissant et arrivent à une stature et une ampleur qui doivent inspirer le respect.




