Une semaine avant le Festival, Franck Martin est arrivé à Coye pour préparer la salle de spectacle du Centre culturel où il a quasiment habité pendant un mois. Nettoyer, débarrasser, installer, organiser les lieux. C'est lui le régisseur général sur qui repose chaque année la bonne marche du Festival. Lui qui accueille les régisseurs des troupes (quinze compagnies se succéderont) et qui travaille avec eux pour que le spectacle soit fin prêt chaque soir à 21h. Coordonnateur de l'équipe de techniciens, il relève le défi chaque année, toujours avec le même enthousiasme. Chapiteau démonté chaque soir, remonté le lendemain. Avec le sourire, le calme du professionnel que rien n'effraie ni n'affole. Il est très élogieux sur ce 33° Festival, sa programmation de grande qualité - beaucoup de musiciens sur scène cette année, souligne-t-il. Il aime dire combien ont été excellentes les relations entre tous ceux qui ont travaillé sur scène comme autour de la scène.
De Laura Bensimon et Adelina Belgodere
Compagnie : Wiz'Art
Mise en scène : Laura Bensimon
Les spectacles pour enfants inaugurent et prolongent le Festival. Avec trois spectacles, huit séances sont prévues pour le public des écoles maternelles et primaires de Coye-la-forêt et des alentours, Chantilly, Boran, Gouvieux, on vient de loin. Salle complète à chaque fois.
Ce jour-là, la scène se déroule dans la chambre de Thomas. Après le départ de celui-ci pour l'école, les jouets s'animent, Nono le clown, Emmy la fée et Mathéo le marin quittent leurs étagères. Mais Nono est un clown triste, gris et blanc, il a perdu ses couleurs. Il ne lui reste qu'un peu de rose sur son bonnet. Aussi la belle fée jaune et le petit marin turquoise vont-ils tout mettre en oeuvre pour rendre Nono plus joyeux et lui redonner ses couleurs !
De John Boynton Priestley
Théâtre de la Lucarne
Mise en scène : Claude Domenech & Lucy Samsoën
Dans un salon mondain, du marivaudage à l'anglaise. Couples, amis, on est entre soi et l'on se connaît si bien que rien ne semble pouvoir troubler la bonne entente du cercle. Si ce n'est une romancière excentrique, curieuse de potins et qui gratte le vernis. Si ce n'est une boîte à cigarettes, boîte à musique, boîte de Pandore ?
Le spectateur suit avec intérêt les méandres des sentiments réels ou feints des personnages. La pièce progresse au rythme des révélations qui créent une cascade de rebondissements conduisant à la vérité. Mais quelle vérité ? Peut-on en définir les contours avec certitude ? Qui a tué Ronald ? Pourquoi ? Qui était-il en réalité ? Ainsi potins mondains conduisent-ils à une réflexion morale toujours d'actualité sur l'apparence et la réalité, le mensonge et la vérité.
De Théophile Gautier et Bernard Lopez
Compagnie Abraxas
Mise en scène : Jean-Claude Penchenat
Une vraie soirée joyeuse ! Le pur plaisir du beau théâtre, avec un vrai texte écrit pour la scène, avec le romantisme, la mise en scène élégante, à la fois parodique et imaginative, de Jean-Claude Penchenat et sept comédiens excellents et heureux sur les planches. Et nous dans la salle, heureux avec eux !
Dépaysement assuré ! Voici l'Espagne ! Telle qu'on la rêve. Telle que prétend l'avoir découverte Théophile Gautier « Villes gothiques, orangers aux pommes d'or, bandits contrebandiers. Andalouses au sein bruni? »¹. L'Espagne de la Cour et de l'aristocratie. L'Espagne des duels où l'épée jaillit du fourreau comme l'éclair. Une Espagne en rouge et noir comme le décor et les costumes conçus pour ce spectacle, avec sobriété et raffinement. Palais, parcs, escaliers dérobés, murs à escalader la nuit au clair de lune : le cadre idéal pour les chevauchées, les sérénades et les passions tumultueuses. Nous sommes au palais royal d'Aranjuez, ni plus ni moins, avec la Reine d'Espagne, Elizabeth Farnèse ; sa suivante, Griselda ; le Comte, maître de cérémonie et sa nièce, Dona Béatrix ; Don Melchior, le bel hidalgo fanfaron, séducteur et intéressé ; et enfin Don Gaspar, l'amoureux chevaleresque ; ainsi que toute une cohorte de gardes, les alguazils. Enfin, une cohorte, c'est beaucoup dire... Un seul alguazil, la tête couverte du fameux casque morion des conquistadors espagnols². Mais à lui seul il est toute une armée, tant il se démène, courant de droite, de gauche, surveillant les portes, fouillant les fourrés...





