De Léonore Confino
Atelier Théâtre Actuel
Mise en scène : Catherine Schaub
S'il est des pièces qui ne laissent pas indifférent, Building est bien de celles-ci.
Que l'on fasse partie ou non du monde de l'entreprise, on entre avec voyeurisme et une certaine délectation dans « l'univers impitoyable » de Consulting Conseil.
Le thème de la pièce raconte le quotidien banal d'une entreprise dont les bureaux sont situés dans un building de 13 étages.
Conseiller les conseillers et coacher les coachs, telle est la mission de cette société.
Nous sommes transportés dans les méandres de l'entreprise au gré de l'ascenseur, véritable colonne vertébrale, tantôt chahutés quand celui-ci s'arrête brusquement et parfois surpris lorsqu'il finit sa course en douceur.
- De Denis Diderot
Adaptation : Nicolas Vaude, Nicolas Marié et Olivier Baumont
Avec Gabriel Le Doze et Nicolas Vaude
Au clavecin, Ronan Khalil
Mise en scène : Jean-Pierre Rumeau
Une soirée brillante.
Brillante comme le XVIII° siècle, la langue de Diderot et l'éclair de sa pensée. Brillante comme la mise en scène, l'interprétation, les pièces de clavecin ?
La mise en scène est construite autour du clavecin, « monument » central sur la scène, dont le rouge et l'ivoire commandent aux couleurs du mobilier et des costumes. Écho de l’œuvre de Diderot, dont le titre invite à un parcours musical, la musique est un personnage du spectacle. C'est une autre voix. Dans l'échange entre un philosophe qui démontre les bienfaits de la vertu et un jeune gueux, raté cynique et désespéré qui fustige la morale, les plages musicales sont des respirations, laissent les pensées filer librement, celles des protagonistes comme celles des spectateurs. Une atmosphère est ainsi créée, comme un recueillement, une rêverie qui permet d'entrer en soi ou prolonge l'échange verbal grâce à Ronan Khalil qui reprend avec bonheur la composition d'Olivier Baumont pour ce spectacle.
D'après Le Nuage vert de Claude Cohen
Compagnie Les Larrons
Adaptation et mise en scène : Xavier Lemaire
La scène se déroule dans la salle à manger d'une maison cossue (fauteuil en cuir, nappe blanche, vaisselle et alcools de luxe...), après un dîner avec des officiers de l’armée allemande. Fritz, de belle stature, en uniforme militaire, est satisfait : il est heureux de sa soirée, qui lui permet d'entrevoir de brillantes perspectives d'avenir. Chimiste renommé, il se délecte de ses succès scientifiques. Clara, son épouse, ne partage pas cet enthousiasme : elle s'est enfermée dans un mutisme de désapprobation butée. Jalousie ou susceptibilité exacerbée ? L'homme se rend-il compte de l'hostilité de son épouse, de sa douleur muette, ou bien s'en moque-t-il ? Inconscience ou indifférence ? Nous avons les ingrédients pour assister à un drame bourgeois classique sur les déchirements d'un couple mûr...




