Idée et musique originales de Vincent Boisseau
Courts-métrages d'Harold Lloyd
avec la complicité artistique de Jean-Hervé Appéré
Brouhaha Productions
Etant de sang mixte franco-britannique, comme d'ailleurs un nombre important d’Isariens, Harold Lloyd représentait pour moi le confort "cosy" d'une après-midi de Noël outre-Manche, où ses courts-métrages sont (ou tout du moins étaient, en des temps maintenant assez reculés) un classique de la télévision familiale en période de fêtes. La fameuse scène d'Harold se débattant du haut d'un gratte-ciel se retenant par la seule aiguille d'une horloge m’avait beaucoup marquée, mais je dois avouer qu'en ce qui concerne les autres courts-métrages, je les trouvais parfois un peu longuets. Cela vient peut-être du fait qu'ils étaient à l'origine destinés à être vus dans un cinéma avec un accompagnement musical en direct et non sur une boîte en plastique au son des crackers et des chants de Noël. Le théâtre de Coye-la-Forêt était donc un lieu bien plus adapté au génie Lloydien qu'un salon aux fauteuils fleuris illuminé de guirlandes multicolores.
C'est donc avec une curiosité mêlée d'un certain plaisir nostalgique que je me suis rendue, accompagnée d'ailleurs de deux membres de ma famille grande-bretonne, à ce spectacle qualifié par les critiques de "remarquable" et "plus fort que la 3D".




