INSTALLATION DU NOUVEAU CONSEIL MUNICIPAL
Dimanche 30 mars 2014
C’est un dimanche matin et dans la salle de spectacle du Centre culturel que François Deshayes a choisi d’installer le Conseil municipal dont il aura la présidence pendant six ans. Le passage à l’heure d’été ce jour-là a modéré les ardeurs du public si bien que la salle n’est pas comble. Pourtant amis, connaissances, famille sont là, ainsi que beaucoup de ceux qui se sont mobilisés pendant la campagne électorale, soutiens ou adversaires de la liste « Coye pour tous ».
Une certaine solennité est palpable, voulue par la mise en espace : face au public, sur la scène, autour d’une table en U largement ouverte, les vingt-sept élus qui auront dorénavant la charge des affaires publiques entourent Philippe Vernier, maire sortant, ceint de l’écharpe tricolore. Souriant, détendu, avant de quitter sa fonction, il s’attache à suivre le rituel du déroulement d’un conseil municipal, désigne un secrétaire de séance, la plus jeune des élus, Valérie Lemonnier, et lit l’ordre du jour. Enfin, avant de quitter sa place centrale, il félicite les nouveaux conseillers et les encourage, notamment à être disponibles. « C’est une tâche enthousiasmante quand les projets pour lesquels on a travaillé aboutissent », conclut-il.
La foire aux cancres
Lors de la réunion publique organisée par M. Deshayes le vendredi 21 mars, on nous a montré un site internet attribuant des notes aux municipalités, prétendument en fonction de la gestion de leurs finances.
Ouah ! Impressionnant ! M. Vernier obtient la note de 19/20. Mention très bien avec les félicitations du jury. Mais de quoi s'agit-il au juste ? Quels sont les critères retenus pour attribuer telle ou telle note et dire si un maire est "économe", "raisonnable" ou "dépensier" (selon les termes utilisés en l'occurrence pour désigner les bons et les mauvais élèves) ?
Sur le site en question, il nous est expliqué que « la note est calculée sur le niveau des dépenses par habitant en comparaison avec les autres communes de même taille ». Il n'est tenu aucun compte des recettes de la commune, et notamment de leurs provenances. Il n'est pas fait non plus de différence entre dépenses de fonctionnement et dépenses d'investissement. À ce tel degré de simplisme, le rapport entre les dépenses communales et le nombre d'habitants n'a tout bonnement aucun sens : il indique seulement si une ville est riche ou pas, mais nullement si les fonds publics sont bien gérés ou s'ils sont dilapidés.
d’apès l’œuvre de Michel Tremblay
Adaptation et mise en scène de Christian Bordeleau
Michel Tremblay, adapté et mis en scène par C. Bordeleau, en trois actes, nous plonge dans cette lointaine province du Québec, et nous embarque dans un voyage à rebrousse temps ! Un duo intronise deux monologues en point d'orgue...
Johnny Mangano et ses chiens savants avec Dominique Holier et Christian Bordeleau
Dans cette valse, point de mélancolie, mais beaucoup d'ironie. Au premier temps, les pirouettes canines d'un duo, mené par Johnny nous font penser que l'on fait le bon choix. La soirée sera belle, Dominique y est séduisante, Christian affreusement charmant. C'est grinçant, amer, comme dans le polar des années trente. Cela sent bon le cabaret, les loges misérables où le succès n'est qu'illusion !




