Questions posées au Parc naturel régional (PNR):
Bonjour,
Je suis choqué de l’exploitation forestière intensive qui a lieu depuis quelques années (depuis l’existence du PNR). Tous les plus beaux arbres sont massacrés et certaines parties sont devenues des déserts sans nouvelles plantations!
A qui profite cet abattage incontrôlé? Qui décide de celui-ci? Où va l’argent? Pourquoi cette augmentation de la destruction massive?
Les forestiers défoncent les chemins et ne les reconstruisent pas. Dans vos questions périodiques demandez aux usagers de la forêt ce qu’ils en pensent.
Si vous n’êtes pas convaincus de cette destruction allez voir entre Coye-la-Forêt et Orry la ville pour vous faire une idée.
J’espère recevoir une réponse chiffrée : nombre d’arbres et de mètres cubes abattus par essence, nombre d’arbres replantés et essence, surface déboisée.
Merci d’avance
Les petites filles apprennent à broder auprès de leurs grands-mères. Elles font leurs premiers pas sur un gros canevas : point avant, point arrière, point de tige, chaînette, passé plat, passé empiété …
Point de croix : fils de coton croisés, une croix à côté d'une autre, et une autre encore.
Au fur et à mesure qu'elles grandissent et deviennent plus habiles, le tissu se fait plus fin, l'aiguille plus précise, le geste minutieux.
Jeunes filles, elles préparent leur trousseau. Elles tirent des fils sur toute la longueur de la toile et ouvrent des jours qu'elles bordent un à un. Elles tracent au point de feston des arabesques blanches sur le blanc des nappes damassées.
Devenues femmes, elles ont marqué leur linge de rouge. À points comptés, elles ont dessiné leurs initiales dans le drap épais et lourd – virginité perdue, plus tard naissance de l'enfant.
Toute leur vie, les femmes brodent. C'est leur vie que les femmes brodent.
Ouvrage de grand calme et de longue patience.
Jeunes ou vieilles, elles ne sont pas pressées d'en finir. Elles ont tout leur temps. Sitôt une pièce terminée, elles en entameront une autre, et une autre encore, et comme cela, tant que leurs yeux leur permettront de voir, tant que leurs mains ne seront pas engourdies.
Contrairement à la couture ou au tricot, la broderie n'a aucune utilité. Elle n'est rien d'autre qu'une inscription du temps qui passe. Elle est la marque d'une vie. Dans la souplesse de l'étoffe qui peu à peu s'use et s’efface et finira par disparaître – comme le souvenir, la broderie est le témoin qui se transmet de femme en femme d'une génération à l'autre.
du 23 Novembre au 1° décembre 2013
Invitée d’honneur : Jacqueline Durivault
Quand le ciel bas et lourd…
Au Salon des Beaux-Arts, on vient chercher l’oubli. Du brouillard, du quotidien gris, des uniformes noirs de la rue, des actualités déprimantes. Pour ce faire, pas besoin d’un quelconque euphorisant. La plongée dans l’ailleurs se fait par le regard.
Ce 48° Salon confie à Jacqueline Durivault le soin de conduire celui qui passe la porte vers les couleurs du monde - la Camargue, la Bretagne, Venise…. Vers les mouvements des corps – danseurs, musiciens - des voiles, du vent, des barques…
Ici, on a de l’espace, on respire, on prend le temps de s’attarder sur les plages de couleurs, l’ocre d’un violoncelle, les bleus de la mer, le vert de la lagune qui s’étale, le trait rouge qui souligne la barque. Le jeu des contrastes ou des camaïeux. Le dessin est énergique, le trait tantôt appuie tantôt s’efface, si bien que tout est mouvement. Le jeu des lignes entraîne dans un vertige qui fait oublier la réalité pour ne garder qu’une sensation. Ne pas chercher dans ces toiles une représentation de la réalité, se laisser simplement porter par l’élan des traits et les fulgurances des contrastes, la beauté nue de la couleur. La couleur nous est donnée, à nous de nous en emparer.
Vendredi 8 novembre, une nouvelle fois, les enfants des écoles de Coye La forêt se sont mobilisés pour soutenir l’association ELA (Association européenne contre les leucodystrophies) en récoltant des fonds (1900 euros) et en participant à un relais à travers les rues et la forêt du village.
Cette année les élèves ont eu la joie d’accueillir Sophie Thalmann, membre d’honneur d’ELA et miss France en 1998 ainsi que Dominique Bœuf, jockey, 4 fois cravache d’or qui ont généreusement et spontanément accepté de participer à cette manifestation sportive solidaire.
En effet ils ont tous deux donné le départ du relais et encouragé les enfants ravis de ce soutien, tout au long de la course.
Epuisés, visages rouges, essoufflés mais néanmoins heureux et fiers d’avoir participé à cet élan de générosité et de solidarité, les enfants se sont dits prêts à recommencer l’année prochaine.




