Le samedi 17 mars au Centre Culturel, Les Très Riches Heures de la Thève (TRHT) et son énergique directrice Dominique Gourdon présentaient un concert de jazz soul avec Sophie Darly et ses musiciens.
Simplicité et professionnalisme, voix agréable, sont les premières impressions ressenties par le public attiré par la voix dans le jazz. En effet, pendant quelques 70 minutes, la chanteuse a présenté sans pause un riche programme de musique dite « soul » (âme) composé d’une bonne douzaine de titres en anglo-américain. La « soul » peut se définir comme l’expression profane de sa source religieuse, le fameux « gospel » des noirs, lui-même forme de l’ancien « spiritual ». (Pour fixer les idées, dans cette mouvance assez typée « années 60 », on peut considérer que Ray Charles ou Aretha Franklin par exemple avaient le style « soul », mais seuls les amateurs avertis peuvent dérouler l’écheveau des diverses tendances historiques).
Réunion publique du 23 février 2012
en présence de Patrice Bloche, député de Paris et secrétaire national du Parti socialiste aux médias
Dans le cadre de l’élection présidentielle à venir, Coye-la-forêt n’est pas restée à l’écart des débats. Le Comité de campagne de Chantilly qui soutient la candidature de François Hollande a choisi le Centre culturel pour rassembler tous ceux pour qui le spectacle vivant représente une force et une richesse. Christian Gautellier, animateur de la table ronde, annonce que la soirée est organisée pour qu’autour des élus les acteurs qui animent des projets dans l’Oise témoignent et expriment leurs attentes par rapport à un projet de gauche. Et Dominique Louis-Dit-Trieau, conseiller municipal de Chantilly, ajoute qu’en cette salle de spectacle du Centre culturel de Coye-la-forêt, depuis 1981, vit un festival théâtral exceptionnel. Une date et un lieu symboliques.
Certains riverains de la Thève dont la propriété longe ce cours d’eau en aval du Petit pont ont appris « par hasard » l’existence d’un projet de création d’un chemin d’accès sur la rive gauche et l’ouverture d’une enquête publique sur ce projet qui n’ont été affichés que très discrètement dans le tableau déroulant situé dans l’entrée de la Mairie.
Naturellement, les riverains se posent de nombreuses questions et souhaiteraient plus de précisions sur le projet : Quel gabarit prévu pour le chemin ? Quels passages? Quelles procédures de nettoyage ?
En conséquence, ils demandent que la date limite de l’enquête publique, annoncée pour le19 mars, soit reportée et souhaiteraient qu’une réunion publique de quartier soit organisée avant la clôture de l’enquête publique.
Par la compagnie des jeux de maux
vendredi 9 mars
Il y avait sur scène deux taches de lumière. Le reste était dans l’ombre. La lumière sur le jeune comédien, Rémy Chevillard, face au public, le regard habité qui ne nous lâcherait pas. La lumière sur le pianiste, Bob Boisadan : chevelure d’argent, un corps qui danse sur la voix du piano. Et dans l’ombre, les sombres visions hugoliennes des Châtiments, coupées des éclaircies des Contemplations. C’était une soirée conversation, échange, confrontation entre le poète du passé, le géant qui traversa le XIX° siècle et dont chacun connaît au moins quelques vers, et le compositeur qui improvise au piano pour dire son ressenti d’homme d’aujourd’hui.
Par La Compagnie Calliope et La Compagnie de la Femme Pressée
Mise en scène de Jean-Claude Scionico
Le Centre culturel de Coye-la-forêt est décidément le lieu où pour le théâtre tout est possible. Pour les auteurs contemporains, pour les troupes professionnelles à la recherche d’espaces de diffusion où montrer leur travail – ils en vivent, ne l’oublions pas. La Compagnie Calliope, associée à la Compagnie de la Femme Pressée a réalisé une belle performance en présentant sur scène pour la première fois, les 10 et 11 février, la pièce d’Anca Visdei, « Elvira ou l’atroce fin d’un séducteur ». Le public était nombreux pour cette première, attiré par le mythe de Dom Juan ainsi que par la notoriété de l’auteur, écrivain fécond (contes, romans, pièces de théâtre), metteur en scène, désireux aussi de retrouver ou de découvrir des comédiens qui ont travaillé à Coye pendant deux semaines afin d’offrir cette pièce au public dans une mise en scène de Jean-Claude Scionico.




