Posted by La rédaction on 25 Mai 2010 in 2010
Posted by Catherine Jarige on 25 Mai 2010 in A l'affiche, Festival théâtral
Le plateau de la scène est comme un noir échiquier, rendu mouvant par l’image du flux et reflux : les pions, bien rangés au fond dans la pénombre, se mettent en mouvement jusqu’à l’élimination finale.
Les rouges se déclinent pour exprimer la menace, la captivité et les caractères féminins. Les costumes gris foncé brodés des hommes en font des moines soldats, reflets de la soumission qu’ils doivent à la Reine.
Les spectateurs ont admiré la performance des acteurs, profondément investis dans leur rôle, et la très belle langue de la traduction, que les comédiens ont dû maîtriser par un travail soutenu.
Les rouges se déclinent pour exprimer la menace, la captivité et les caractères féminins. Les costumes gris foncé brodés des hommes en font des moines soldats, reflets de la soumission qu’ils doivent à la Reine.
Les spectateurs ont admiré la performance des acteurs, profondément investis dans leur rôle, et la très belle langue de la traduction, que les comédiens ont dû maîtriser par un travail soutenu.
Posted by Jean-Marie Delzenne on 24 Mai 2010 in A l'affiche, Festival théâtral
Salle comble ce samedi 21 mai pour le spectacle « NUIT BLANCHE CHEZ FRANCIS » conçu et réalisé par J.B. Artigas, G. Destrem, A. Dumas, D. Le Gouic
Le décor ne peut-être plus simple : un piano et cinq petites chaises d’enfant. Enfant ! Le mot est lâché, le spectacle fera appel à l’âme d’enfant qui sommeille en chacun de nous.
Cinq chaises pour quatre comédiens, on attend le cinquième qui ne viendra pas. Elle est réservée pour « le petit gros ». Vous l’avez compris le petit gros c’est Francis Blanche. Un artiste hors du commun que tout le monde connaît. Il suffit de lire attentivement les lignes qui lui sont consacrées dans la feuille que Laura distribue à chaque représentation pour s’en convaincre.
Le décor ne peut-être plus simple : un piano et cinq petites chaises d’enfant. Enfant ! Le mot est lâché, le spectacle fera appel à l’âme d’enfant qui sommeille en chacun de nous.
Cinq chaises pour quatre comédiens, on attend le cinquième qui ne viendra pas. Elle est réservée pour « le petit gros ». Vous l’avez compris le petit gros c’est Francis Blanche. Un artiste hors du commun que tout le monde connaît. Il suffit de lire attentivement les lignes qui lui sont consacrées dans la feuille que Laura distribue à chaque représentation pour s’en convaincre.
Posted by Ghislaine Antonin-Bockhoff on 23 Mai 2010 in A l'affiche, Festival théâtral
Grand-peur et misère du III° Reich
de Bertolt Brecht
de Bertolt Brecht
Par La Compagnie du Midi
Mise en scène d’Antoine Chalard
Berlin 1933. Le 30 janvier Hitler accède au pouvoir et devient Chancelier du Reich. Bertolt Brecht, auteur dramatique engagé, est contraint de quitter l’Allemagne dès février. Son œuvre est interdite et brûlée. Commencées dès 1935, représentées partiellement à Paris, en allemand, les 24 scènes de Grand-peur et misère… seront publiées en 1945 à New-York.
Brecht y brosse un tableau de la société allemande dans les années sombres. La Compagnie du Midi, créée en 1998, nous présente 13 scènes où s’inquiètent et s’agitent le petit peuple crédule ou critique (gens de maison, ouvriers, chômeurs…), le bourgeois timoré, terrorisé par un régime qui fait de la suspicion et de la délation son credo. On se méfie de tout et de tous, de son voisin, de sa famille, de ses propres enfants endoctrinés par les Jeunesses hitlériennes, qui dénoncent en ricanant leurs parents. La séquence intitulée Le Mouchard (Le Mouffard !) décline en tableaux linéaires les tourments endurés par les parents d’un petit monstre superbement interprété par Samuel Racine.
Brecht y brosse un tableau de la société allemande dans les années sombres. La Compagnie du Midi, créée en 1998, nous présente 13 scènes où s’inquiètent et s’agitent le petit peuple crédule ou critique (gens de maison, ouvriers, chômeurs…), le bourgeois timoré, terrorisé par un régime qui fait de la suspicion et de la délation son credo. On se méfie de tout et de tous, de son voisin, de sa famille, de ses propres enfants endoctrinés par les Jeunesses hitlériennes, qui dénoncent en ricanant leurs parents. La séquence intitulée Le Mouchard (Le Mouffard !) décline en tableaux linéaires les tourments endurés par les parents d’un petit monstre superbement interprété par Samuel Racine.




