D’après Voltaire - Adaptation de M. Lézin, C. Stella, P.Tilmont
Cie Troupuscule - Mise en scène Mariana Lézin
Nous assistons à la représentation de Candide d'après Voltaire par la Compagnie Troupuscule. Accueil festif, au champagne, cuvée du Château de Thunder-ten -Tronckh, offert aux spectateurs par Candide lui-même. Ainsi les acteurs recherchent et trouvent, durant tout le spectacle, la complicité du public.
On suit la trame narrative du conte philosophique de Voltaire dont les étapes majeures sont restituées: Le baiser échangé entre Candide et Cunégonde, la colère du Baron et le renvoi de Candide, la suite de ses mésaventures et des péripéties catastrophiques qui contredisent et ridiculisent l'optimisme aveugle du professeur Pangloss .
En dépit des événements tragiques auxquels sont confrontés les héros, la tonalité burlesque reste dominante. Le metteur en scène est fidèle au théâtre de tréteaux où l'on se rit de tout.
Les accessoires sont réduits au minimum : portants à habits, caissons mobiles, voile de bateau, boîte à marionnettes pour éclipser les sujets graves comme celui de l'Inquisition, par exemple. Un guitariste omniprésent et sympathique , tour à tour récitant, chanteur ou même acteur accompagne les comédiens.
Les cinq acteurs talentueux dont une seule femme, Mariana Lézin, portent la pièce avec l'énergie et la fougue de leur jeunesse. Le rythme ininterrompu et dynamique (apartés, acrobaties, chansons...) tient le spectateur en haleine.
La pièce s'achève sur une dispute qui crée la cacophonie et la confusion, mettant en doute l'existence du jardin du bonheur, cher à Voltaire.
Bravo à ces acteurs investis dans leur rôle (et ils en changent souvent avec rapidité et habileté!) qui ont utilisé leur talent pour revisiter et théâtraliser le conte de Voltaire sans le trahir.

de Catherine Verlaguet
Mise en scène Olivier Tellier
Imaginez une montagne sacrée où serait enfoui un trésor, ajoutez de monstrueux lézards à pois jaunes, aux yeux rouges, aux morsures mortelles. Entendez des histoires d'amours contrariées, d'amitiés faisant fi du temps et des genres, d'une malédiction qui se transmet sur des générations.
Là, posée au milieu de nulle part, dans un désert de sable du Far-West, sous un soleil brûlant, une vieille carcasse de frigidaire sert de décor à deux comédiens acrobates et contorsionnistes bourrés d'énergie qui vont l'escalader et le retourner dans tous les sens pour nous raconter l'histoire de Stanley Yelnats.
Stanley Yelnats, malchanceux héritier de cette malédiction, est condamné à tort pour un vol dont il est innocent. Il est envoyé dans un centre de rééducation pour jeunes délinquants, encadré par des gardiens violents qui le maltraitent et harcelé par ses compagnons de détention. Contraint à creuser des trous dans un enfer de sable, en plein soleil, sans eau.
Dans cette violence, il s'acharnera douloureusement à chercher le trésor qui le libérera de cette malédiction transgénérationnelle, héritée d'un grand père voleur de porcs, puis de son père chercheur farfelu d'un traitement des odeurs de basket. Il cherchera et découvrira le trésor qui lui fera trouver son identité, l'amour et l'amitié au cours de ces épreuves.
Les deux comédiens — Fiona Chauvin et Guillaume Fafiotte — ont réussi à faire vivre tous ces personnages et ces événements soutenus par des jeux de lumières ingénieux, ils nous ont captivés et offert un beau conte sur les héritages familiaux à déterrer pour trouver sa propre identité.







