d’après Molière
Compagnie Tabola Rassa
Mise en scène de Miquel Gallardo et Olivier Benoit
Critiques des collégiens de l’atelier théâtre
du collège Françoise Dolto de Lamorlaye :
Cet Avare remis au goût du jour est à la fois humoristique grâce aux jeux de mots comme « on m’a coupé le tuyau », et brillant par le talent des comédiens pour stimuler l’imagination et l’anthropomorphisme nous permettant de donner une apparence humaine à des robinets. (Ella)
Le fait d’employer des marionnettes pour jouer cette pièce est assez original. De ce fait, les marionnettes étant des tuyaux, les comédiens peuvent placer certaines références à la plomberie en réécrivant le texte de Molière. Je pourrais recommander cette pièce aux amateurs de spectacles comiques qui ne s’attachent pas trop à la réalité car les personnages ne sont que des robinets. J’ai beaucoup de respect pour les comédiens qui ne sont que deux à interpréter tous les personnages. (Shana)
Texte et mise en scène de Gilbert Ponté
Avec Malyka R. Johany
Tout commence par un lever de soleil sur la mer et un chant africain. La voix est mélodieuse, ensorcelante. Puis Samia apparaît. C’est elle qui chantait. Maintenant elle nous raconte son histoire, la mime, la chante à nouveau. C’est une histoire terriblement douloureuse. Douleur de l’athlète à l’entraînement, douleur de la fille dont le père a été tué, douleur de devoir se cacher parce que femme, douleur du départ, douleur du voyage long, long… contrebalancées par l’espoir de pouvoir s’entraîner, simplement.
Chacun des mots sonne juste, l’émotion est là, et même sans comprendre les paroles des chansons, on sait si elles expriment la joie, la colère, la résignation ou la révolte.
Malyka R. Johany a des talents fous. Son incarnation de Samia Yuzuf Omar permet de faire revivre cette sprinteuse présente aux Jeux Olympiques de Pékin, de lui rendre hommage, de ne pas l’oublier. Vaincre l’anonymat des morts en Méditerranée, telle était la gageure. Bravo.




