Lecture théâtralisée
Par les compagnies Calliope et René Loyon.
En préambule au 38e festival théâtral et avec le soutien de la bibliothèque municipale, onze comédiennes et comédiens des compagnies Calliope et René Loyon nous ont offert un spectacle inédit au centre culturel ce dimanche 28 avril.
Une centaine de spectateurs étaient présents pour écouter ces comédiens interpréter une vingtaine de textes sur les migrants, celles et ceux qui quittent leur pays et leurs proches en quête d'un avenir meilleur... et sur le regard que nous posons sur eux.
Parmi ces textes, le poème de Prévert "Étranges étrangers" qui a donné son nom au titre du spectacle, et des extraits du recueil "Bienvenue ! 34 auteurs pour les réfugiés" écrit en 2015 en partenariat avec le HCR, suite au choc provoqué par les images d'un enfant syrien retrouvé mort échoué sur une plage.
Deux réunions publiques cette semaine à deux jours d'intervalle : mercredi 24 avril, la municipalité organisait une réunion d'information sur le thème de l'éclairage public et de la pollution lumineuse ; vendredi 26 avril, l'association Coye en transition conviait à une conférence sur la permaculture. Les problématiques environnementales sont visiblement à l'ordre du jour.
Malheureusement, assez peu de monde, mercredi, pour écouter François Deshayes annoncer officiellement la décision prise par le conseil municipal d'éteindre l'éclairage public sur tout le territoire communal entre minuit et six heures du matin, à partir du 1er juin prochain. La motivation n'est pas d'ordre économique, nous explique-t-il : en effet le remplacement depuis quelques années des anciens réverbères par des nouveaux de plus faible hauteur et à lampes électroluminescentes (led) a permis de réduire de moitié la consommation d'électricité. Donc l'extinction des feux dans le milieu de la nuit n'entraînera qu'une économie financière relativement marginale. Non, et notre maire insiste bien, sa motivation est tout autre : on ne va pas dire "écologique", car le mot visiblement est encore vilain, mais il s'agit bien, fondamentalement, de préservation de la biodiversité.
On a tous dans le cœur une petite fille, son visage d’ange figé dans un monde sans été. Ici, le soleil ruisselle dans les courbes du printemps. Les glycines bleu tendre laissent pendre leurs pampres dans le chant des oiseaux. Les arbres sont couverts des floraisons prometteuses des gourmandises de l’automne. La petite fille n’a pas bougé. Les dames ont décolleté leurs toilettes en pétales de tulipes colorées. Les hommes restent en noir mais allègent leur silhouette dans des vêtements de sport. Les enfants crient en jouant dans la cour de l’école. Ils courent en riant de se sentir vivants. La petite fille discrète, à la timidité de violette, répond sagement à la maîtresse.




