Beaucoup de monde au centre culturel en ce vendredi 5 avril, comme un avant-goût de notre rendez-vous du printemps : dans moins d'un mois, avec le 38ème festival de Coye-la-Forêt, débutera cette année encore la grande fête du théâtre dans notre petite ville de Picardie.
Désormais, la présentation du festival elle-même fait partie des rendez-vous à ne pas manquer. Après les remerciements d'usage, le comité de sélection et de programmation fait une rapide présentation des quatorze spectacles qui seront proposés cette année (en dehors des pièces spécifiquement réservées aux scolaires) : comme toujours il y en aura de toute sorte et pour tous les goûts : comique, poétique, burlesque, musical, insolite, classique revisité, résolument contemporain en prise sur le monde d'aujourd'hui, émouvant, hilarant, réjouissant, bouleversant… on peut multiplier les épithètes à l'infini, le spectacle vivant une fois encore sera présent dans toute sa diversité. Les dépliants sont dans toutes les mains, qui récapitulent l'intégralité des pièces au programme, afin que chacun fasse son choix. Et si choisir est trop difficile – car tout fait envie – on peut décider d'aller tout voir !
Ah dis donc ! Le printemps, quand même ! Avec son petit vent mordant du coin de la rue, avec son givre bleu des ornières des prés et ses pâleurs d’aubes à venir, l’hiver n’en revient pas de devoir partir. Ici, les timides clochettes des perce-neige n’osent pas quitter des yeux la neige à leurs pieds ! Là, les premières corolles des violettes si violettes. Et là, les bourgeons gonflés au miel roux du soleil. Enfin le printemps ! Quel ravissement d’entendre le bruissant gazouillis des oiseaux du matin dans les buissons du côteau. Ah, que j’ai eu peur ! J’ai eu peur que le printemps ne soit déjà silencieux. Mais les valeureux petits chanteurs sont encore là.
conférence de La Sylve, le 23 février 2019
Dans le cadre des conférences qu'elle organise une fois par mois, La Sylve a invité Éric Gobard, agriculteur de Seine et Marne, à venir nous parler de son exploitation totalement convertie en agriculture biologique depuis 2009.
Située dans la grande plaine réputée très fertile de la Brie, entre Meaux et Coulommiers, la ferme du Moulin de Chantemerle est la propriété de la famille depuis 1892. La photo projetée sur le grand écran est une carte postale ancienne montrant la cour de la ferme en 1902, avec les chevaux à l'arrière-plan qui fournissaient la force motrice (il n'y avait à l'époque ni voiture ni tracteur), au milieu le tas de fumier (signe extérieur de richesse) et au premier plan, avec son troupeau de moutons, le grand-père de notre conférencier d'aujourd'hui.
Pour opérer la conversion, Éric Gobard a dû y aller progressivement car son père était, à priori, hostile à cette idée. Il faut garder à l'esprit que les agriculteurs d'après-guerre, avec l'utilisation massive des engrais chimiques, ont vu les rendements à l'hectare plus que tripler en une génération ; aussi n'avaient-ils aucune envie d'abandonner les produits qui, avec la mécanisation et la génétique, avaient permis ce "miracle" du progrès moderne. Pourtant le fils avait l'intuition que ce modèle d'agriculture intensive et artificielle, avait atteint ses limites. Il a donc insisté auprès de son père qui lui a concédé une parcelle. La démonstration a dû être assez convaincante, puisque le fils a rapidement obtenu la possibilité de cultiver la moitié de l'exploitation. Finalement, depuis 2009, la totalité du domaine, soit 180 hectares, est en agriculture biologique et le mieux, c'est que le père en est devenu un fervent défenseur.
Les mêmes violences hebdomadaires s’écrasent contre les écrans médiatiques et les vitrines des grands boulevards. La colère ne cache plus la haine. Les vieilles colères de l’Histoire, des Jacques du Moyen-Âge aux sans-culottes de 93, habillent de haillons jaunes les vieilles haines épouvantables du siècle dernier. Rien n’est oublié. Tout est enfoui. Un jour ou peut-être une nuit, ça ressurgit. La sale rage de l’ombre se pare des vieux symboles éculés de l’antisémitisme et se réveille en hurlant au pogrom contre les juifs de France. C’est tout et n’importe quoi ! Et elles et eux, là-dedans ? Les pauvres, les ignorées, les invisibles, qu’est-ce qu’ils y gagnent ? Qu’est-ce qu’elles en ont à faire de leurs croix gammées ? Comme en 2015, les foules noir bitume de la République se déversent sur les places sombres des villes.
La Sylve et Coye en Transition
Quel rassemblement étonnant, en salle 2 du centre culturel, en ce vendredi 1er février 2019 : une cinquantaine de personnes, majoritairement des jeunes, disons entre trente et quarante ans, et des vieux, allez, on ne précisera pas, mais des retraités assurément, la soixantaine déjà bien dépassée, les uns pour la plupart ne connaissant pas les autres, et les uns et les autres s'observant, d'emblée en sympathie. C'est que se tenait la première réunion publique d'une toute nouvelle association : Coye en Transition. L'affiche annonçait la couleur : résolument vert, car il s'agit bien sûr de transition écologique, le but étant de se mobiliser localement en vue d'actions concrètes pour la sauvegarde de l'environnement, la lutte contre le dérèglement climatique et donc la réduction des consommations et la suppression des gaspillages, dans tous les domaines possibles.





