De Suzanne Lebeau
Cie Théâtre de Paille
Mise en scène : Christophe Laparra
Mon petit Ogrelet, c'est le surnom plein de tendresse qu'a donné sa maman au petit ogre de six ans, déjà grand comme un adulte ! Comment pourrait-il aller à l'école avec les petits enfants de son âge ? Il faut commencer par lui donner un nom : il s'appellera Simon.
Il s'agit d'un conte avec, bien sûr, un brin de magie puisqu'on y passe à travers le miroir et qu'on peut y parler avec les animaux : aussi le décors est-il rustique, l'action située dans un milieu rural atemporel.
La modernité est présente pourtant, sous la forme d'un écran où est projeté un très joli dessin animé en noir et blanc avec, au fur et à mesure, les titres des chapitres qui marquent les différentes étapes du récit.
Et soudain surgit la couleur rouge, le rouge sang, la couleur tant redoutée par la mère, la couleur prohibée, refoulée.
De Juan Mayorga
Théâtre de la Lucarne
Mise en scène : Isabelle Domenech
Impressions d’un spectateur
La lumière de la salle s’éteint et sur la scène la pièce commence dans le bureau du professeur (joué par Jean Truchaud), caricature de l’enseignant-chercheur universitaire débordé et ambitieux, doublé d’un macho qui traite sa femme (jouée par Isabelle Jacquet) comme une bonne à tout faire.
Soudain apparaît cette petite femme d’apparence si singulière qui, dès ses premières paroles, crée une ambiance mystérieuse qui « accroche » les spectateurs.
D'après Edgar Allan Poe
Cie Collectif 8
Mise en scène : Gaële Boghossian
Une Expérience difficile à raconter tant elle est inattendue et déroutante.
Il faut la vivre : génie des pensées d’Edgar Allan Poe traduit par un autre génie Baudelaire, scénographie surprenante toute en illusion et en trompe œil, jeux de lumière contemporains, mise en scène étonnante, et interprétation remarquable des deux acteurs sans arrêt en mouvement dans un décor où leur oreille interne a été fortement maltraitée.
Un moment inoubliable !




