Mesdames et Messieurs
La forêt de Chantilly est en danger. Elle subit une crise sanitaire gravissime : le réchauffement climatique ajoutée aux hannetons qui dévorent les racines provoquent un dépérissement accéléré très inquiétant.
Elle n’est, hélas, pas la seule. Les images qui nous viennent de Californie, d’Amazonie, du pourtour méditerranéen et, de façon dramatique et récente, d’Australie, montrent que, partout dans le monde, la forêt subit les effets du réchauffement. Il en est de même en France, dans notre région et spécialement à Chantilly. Mais si la cause principale est la même, chaque territoire a des caractéristiques propres.
Nous avons décidé de ne rien cacher de la gravité de la situation mais au contraire de faire de Chantilly une « forêt atelier », un laboratoire. Notre forêt présente en effet des caractéristiques propres à jouer utilement ce rôle : 6 300 ha à 40 kms de Paris mais située majoritairement dans les Hauts de France, ni publique ni privée, bénéficiant du régime forestier mais en gardant un bien plus grande liberté d’action et de communication que l’ONF, tous les produits financiers tirés de la forêt sont investis sur place, enfin la forêt de Chantilly participe et bénéficie de la renommée d’un des plus beaux joyaux du patrimoine français.
43 ans
vit maritalement
1 enfant
Educateur Spécialisé
Coye29 : Quel est ton parcours ?
Je suis originaire d’Angers et le dernier d’une fratrie de huit enfants.
En 1998, je suis venu m’installer en région parisienne pendant une quinzaine d’années. J’ai été technico-commercial dans la grande distribution pendant une dizaine d ‘années.
J’ai fait une reconversion professionnelle pour devenir éducateur spécialisé. Après trois années d’études, j’occupe, depuis treize ans, la fonction d’éducateur au sein du foyer départemental Enfant et Famille de la Seine-Saint-Denis. Cet établissement fait partie de la fonction publique hospitalière.
47 ans
2 enfants
Pacsé
Développeur de programmes immobiliers à caractère social (travailleur indépendant)
Coye29 : Jean-Philippe, quel est ton parcours ?
Je suis originaire de Sète où j’ai passé mes 18 premières années. J’ai étudié l’économie à Montpellier puis j’ai trouvé un emploi à Marseille. Ensuite j’ai travaillé à Paris tout en suivant une formation avec le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers) pour obtenir un Master en économie et finances.
Je me suis spécialisé dans le développement de résidences pour étudiants et personnes âgées à caractère social.
Coye29 : Quand es-tu arrivé à Coye-la-Forêt ?
Je suis arrivé à Coye-la-Forêt il y a deux ans et demi. Auparavant j’habitais à Montreuil. J’ai déménagé car je souhaitais trouver un cadre de vie plus serein, apaisé pour mes deux enfants. Les écoles à Coye-la-Forêt sont un vrai plus par rapport aux écoles de Montreuil qui souffrent d’un manque d’entretien.
Nous sortions du ministère de la santé et des solidarités, l’esprit troublé par une journée de discours somnifères sur la situation inclusive des personnes en situation de handicap et les barrières exclusives, tant numériques que verbeuses, contre lesquelles elles butent. Désespérant ressac des solitudes sur les récifs orgueilleux de la société des valides. Dehors un frais crachin d’hiver vernissait à peine le trottoir. En bas du perron, nous nous mélangeons les labradors noirs avec une charmante jeune femme blonde qui poussait sa poussette à bébé.
Les labradors aidant, la conversation s’écoule, bienveillante. Nous trouvant affables, elle nous accorde le récit d’une bonne part de sa vie. Elle vient d’accoucher du beau mastard rose qui dort dans la poussette de luxe qui doit bien valoir le prix d’une voiture d’occasion, certes pas la Porsche qu’il aura pour son bac à vingt ans, mais bon.
51 ans
5 enfants
Marié
Animateur territorial à Conflans-Sainte-Honorine
Coye29 : Frédéric, quel est ton parcours ?
Je suis originaire de Rouen, du pays de Caux où j’ai passé mes 15 premières années. Mes racines normandes me font apprécier la campagne, la forêt, l’ambiance des fermes. Mon père était un pur produit « EDF » avec une vraie conviction de l’importance du service public.
J’ai bénéficié enfant des actions éducatives de l’éducation populaire. Plus tard j’ai pris en charge des colonies pour des enfants pupilles de la nation.
C’est là que j’ai trouvé ma profession. Je me suis formé pour devenir encadrant de structures scolaires, directeur de centre de loisirs. J’ai mis en place des projets éducatifs qui concernent tous types d’enfants, notamment pour favoriser l’inclusion des enfants avec handicap dans des structures régulières.




