Dépister le cancer, c’est bien.
Le guérir, c’est bien.
Arrêter de nous empoisonner, ce serait encore mieux.
Pour une entreprise qui fabrique et vend des pesticides et fabrique et vend (très cher) des médicaments contre le cancer, l’affaire est fort lucrative.
Qu’une telle entreprise soit à l’origine d’octobre rose, c’est du pinkwashing.
C’est comme un pyromane qui vend des détecteurs de fumée et des extincteurs.
C’est comme un chasseur qui nourrit le gibier qu’on va lui demander de tuer car il pullule.
Octobre rose avec les collectes et tout le tintouin, je n’en suis pas, même pour 2€, dans un contexte où l’État brade la santé, revient sur les interdictions de certains pesticides et ne cesse de saborder la préservation de l’environnement.
Je préfère donner beaucoup plus pour des associations qui aident au développement de l’agriculture bio.
Je rêve d’un mois qui serait consacré à elle, avec collectes et tout le tintouin.
Et comme couleur, je propose le vert.
Des travaux de réfection des trottoirs ont été effectués récemment rue du Roncier. À cette occasion, plusieurs questions se posent :
Et d’abord, la première, la plus basique : pourquoi ? Quelle était la nécessité de ces travaux ? Les trottoirs étaient vieillissants certes, mais enfin, pas dégradés au point qu’il faille les refaire entièrement. D’autant que la fréquentation des piétons n’est quand même pas considérable dans cette rue !
La deuxième question, et là les choses sont décevantes : quitte à engager ces travaux – dont l’urgence n’apparait pas comme évidente – ne pouvait-on au moins en profiter pour aller dans le sens de l’avenir et continuer à désimperméabiliser les rues de la ville ? Eh bien non, on nous remet une couche de bitume, bien noire, bien imperméable. Pourtant dans la rue du Bois Brandin des trottoirs plus larges ont, eux, bénéficié d'un matériau tout à fait adéquat, de couleur claire et qui laisse l’eau de pluie s’infiltrer dans le sol. Près des HLM, les places de parking sont désormais engazonnées. On ne peut que saluer ces réalisations. Alors pourquoi ne pas généraliser les bonnes pratiques ?
Parfois on nous rétorque que, dans une rue, le bitume est obligatoire sur au moins un des deux trottoirs afin de permettre le passage des personnes à mobilité réduite. En l’occurrence, rue du Roncier, les trottoirs en question n’ont pas la largeur suffisante pour le passage du fauteuil roulant d’une personne handicapée, ni même pour celui d’une poussette d’enfant (même pas 30 cm à certains endroits). Donc cet argument serait de toute façon fallacieux. D'autant qu’au bout du compte, et pour finir, les deux trottoirs sont en enrobé noir.
Malgré les promesses faites pendant la campagne électorale, on ne profite pas de l’occasion des travaux pour avancer dans la voie qui devrait être systématique, celle de la transition écologique, afin de se préparer, du mieux qu’on peut, au changement climatique. Il est urgent de sortir des vieux schémas complètement dépassés au vu des enjeux actuels. Il est urgent de prendre au sérieux les prévisions des scientifiques qui nous avertissent depuis des années que le changement climatique provoquera et des sécheresses et des inondations, et que la meilleure façon d’atténuer les unes et les autres, c’est de retenir l’eau en rendant les sols perméables partout où c’est possible.
Deux trottoirs, même s’ils ne sont pas très larges, sur la portion de rue comprise entre l’avenue des Tilles et la rue Blanche, ça fait quand même, au bout du compte, une surface non négligeable. Il faut inlassablement l’expliquer, le répéter ; à l’avenir, lors des pluies brutales que nous prédisent les climatologues, si on continue à imperméabiliser, les eaux, au lieu d’être le plus possible retenues là où elles tombent, ruisselleront en abondance pour aller inonder les régions situées en aval. En outre, en permettant à l’eau de s’infiltrer, on favorise la recharge des nappes phréatiques dont on sait qu’elles risquent de s’épuiser.
Cf. notre article écrit à la suite de l’analyse sur « le traitement paysager des eaux de pluie dans l'espace public » réalisée en 2022 par le bureau d'études « À l'air libre », spécialisé dans ces questions. (lien : https://coye29.com/blogs/blog2.php/2022/10/13/les-eaux-de-pluie).
Et, au risque de rabâcher toujours les mêmes choses, il nous faut encore dire et redire qu’avec les canicules qui, elles aussi, nous sont prédites depuis fort longtemps, et dont on sait qu’elles vont se multiplier, il faut absolument proscrire les couleurs foncées qui absorbent la chaleur pendant le jour et la restituent la nuit. C’est valable pour les murs, les volets, les toitures et les revêtements de toute sorte. Cet été, j’observais la chienne de mon voisin qui ne voulait plus aller se promener, tout simplement parce qu’elle se brûlait les pattes sur le bitume. De nos jours, la réfection des trottoirs telle qu’elle a été pratiquée rue du Roncier est tout simplement une aberration.
On ne le dira jamais assez : contre la chaleur en ville, il faut végétaliser et éclaircir ; le gazon, c’est mieux que le béton, le clair c’est mieux que le noir.
L’association Tous en Scène, en partenariat avec le Théâtre de la Lucarne, vous invite à une conférence consacrée à Stefan Zweig, animée par Alain Smagghe, le samedi 17 octobre 2026 à 15 h, au centre culturel de Coye-la-Forêt.
Auteur du Joueur d’échecs, d’Amok, de Vingt-quatre heures de la vie d’une femme et de La Confusion des sentiments, Stefan Zweig explore les passions, les fragilités et les contradictions humaines. Biographe de Marie-Antoinette, de Magellan ou encore d’Érasme, il s’attache aussi aux destins individuels confrontés aux bouleversements de l’histoire.
À travers le parcours de cet écrivain, sa personnalité et son style, Alain Smagghe nous invitera à comprendre ce qui rend son œuvre toujours actuelle. Une occasion de retrouver un auteur que l’on aime ou de découvrir une œuvre où l’intimité des sentiments rencontre l’histoire de l’Europe.
Comment ? Vous pouvez répéter ? Décidément Mesdames, on ne vous entend pas. Pourtant vous avez de la voix ! Les cordes vocales féminines ont démontré leur indéniable puissance, des arias immortelles de Montserrat Caballe aux slogans activistes des passionarias sud-américaines. Écoutez donc une maman courroucée qui morigène sa fille ou cette marchande de poisson qui a autant de bras pour servir ses clientes qu’une déesse orientale ! Bien sûr, les micros médiatiques se détournent de vous et vos voix se perdent dans le vacarme continuel des crises économiques, noyées par les grondements terrifiants de l’embrasement de la planète. Qui nourrit les bombardements perpétuels des guerres fratricides ? Les gros virils, tueurs et tortionnaires, depuis la nuit des temps ! Chez nous, les marchandages électoraux de ces messieurs vous laissent-ils sans voix ? Les prétendants au trône ne sont pas des prétendantes, à part bien sûr Marine Le Pen et Ségolène Royal, nées dans des langes aux trois couleurs et héritières de pères militaro-querelleurs. Aujourd’hui, seulement 20 pays ont une femme comme chef d’État. Connaissons-nous la présidente de la Finlande Tarja Halonen, celle de la Lituanie Dalia Grybauskaitė, d’Islande Vigdís Finnbogadóttir et Mette Frederiksen celle du Danemark. Ellen Johnson Sirleaf est la première femme élue au suffrage universel direct à la tête d'un État africain, le Liberia. Claudia Sheinbaum est première femme élue présidente au Mexique, comme en Namibie Netumbo Nandi-Ndaitwah, au Costa Rica Laura Fernández, au Honduras Xiomara Castro, au Pérou Keiko Fujimori, en Bulgarie Iliana Iotova, etc. Ont-elles jeté leur pays dans la guerre et la banqueroute ? L’Histoire n’a gardé qu’Indira Gandhi, Golda Meir, et bien sûr, Madame Thatcher ! Les femmes au pouvoir ne font pas la même chose que les hommes. Elles sont des femmes de paix, des femmes qui n’ont laissé derrière elles que le progrès et l’amélioration de la justice et des droits humains. N’attendez pas ! Faut-il attendre qu’un homme vous concède la parole pour la prendre ? L’avenir sera féminin. Il sera égalitaire, universaliste, sans mépris de classe, de sexe, ni de culture, dans le respect de l’humain et accessoirement dans le respect des femmes. Alors les jeunes et les vieux vous suivrons. L’avenir sera féministe ou ne sera pas. Nous irions jusqu’au bout du monde, si vous nous le demandiez.
On connaît Sartre et Camus philosophes, écrivains, intellectuels engagés. On connaît aussi leur célèbre rupture. Mais avant les idées, les polémiques et les désaccords, il y eut deux enfances.
Dimanche 13 septembre à 18 h, au Potager des Princes à Chantilly, le Festival La Scène au Jardin propose Camus… Sartre, miroir d’enfances, un spectacle construit à partir du Premier Homme d’Albert Camus et des Mots de Jean-Paul Sartre.
D’un côté, Jean-Paul Sartre, enfant parisien élevé près du jardin du Luxembourg. De l’autre, Albert Camus, grandi dans un quartier populaire d’Alger. Deux univers très différents, deux enfances que les écrivains ont racontées bien plus tard et que le spectacle fait ici dialoguer.
Sur scène, Alexandre Cattez et Cliff Paillé donnent vie à ces souvenirs avec humour, finesse et légèreté. Peu à peu se dessine un étonnant jeu de miroirs entre deux trajectoires qui se ressemblent parfois beaucoup plus qu’on ne pourrait le croire.
Une manière originale de retrouver Camus et Sartre avant qu’ils ne deviennent Camus et Sartre.
« Jeu de miroir où les trajectoires des deux intellectuels ne cessent de se répondre. L’auteur utilise leur rivalité comme un tremplin joliment drôle. » — Télérama
Camus… Sartre, miroir d’enfances
D’après Le Premier Homme d’Albert Camus et Les Mots de Jean-Paul Sartre
Mise en scène : Cliff Paillé
Avec : Alexandre Cattez et Cliff Paillé
Création lumière : Yannick Prévost
Durée : 1 h 15
À partir de 12 ans
Dimanche 13 septembre à 18 h
Potager des Princes – Chantilly







