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Et pour finir... ENTRETIEN AVEC MARIE LOUISE BARNIER

Posted by La rédaction on 07 Mar 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
Et pour finir... ENTRETIEN AVEC MARIE LOUISE BARNIER

À l'autoportrait qu'elle s'est résignée à écrire, il faut ajouter que depuis un mois Marie-Louise a rencontré bon nombre de candidats – qu'elle connaissait de longue date ou qu'elle voyait pour la première fois – et qu'elle a rédigé, cette fois encore – après les comptes rendus de conseil municipal, les billets d'actualité ou les critiques théâtrales – de nombreux articles pour coye29 que, depuis sa création à laquelle elle a contribué, elle a toujours eu à cœur de faire vivre.

 

Une pointe de nostalgie pour commencer… Je participe cette année à ma cinquième campagne dans la liste de gauche en vue des élections municipales à Coye-la-Forêt, et j’ai constaté avec stupéfaction, joie ou consternation – selon le jour – que je suis la doyenne de notre liste. J’ai donc de nombreux souvenirs…

Coye29 (prononcer Coye de neuf)
En 2001, quand Philippe Vernier devint maire, j’ai été élue sur la liste de gauche menée par Dominique Ternaux, nous étions cinq élus de l'opposition ! Victoire pour une commune située à droite.
En 2008, je n’ai pas été élue, ce qui m’a permis d’assister en observatrice aux conseils municipaux. C’est à cette époque qu’un membre de notre liste a proposé de mettre ses compétences informatiques au service des élus de gauche en créant le blog coye29.com. Ce serait pour eux un lieu de totale liberté d’expression, ainsi que pour les Coyens qui pourraient être informés et écrire aussi. Nous ne nous sommes pas privés.

L’opposition
En 2001, le compte rendu de conseil municipal rédigé par la mairie était affiché sur une feuille punaisée dans une vitrine. Quand vint internet, les habitants purent le lire sur le site de la mairie. Mais il paraissait avec bien du retard. Donc coye29, qui assistait aux conseils, eut l’idée de faire « son » propre compte rendu avant celui officiel de la municipalité, de rapporter les faits et les décisions, certes, mais assortis de commentaires, et parfois de photos. Nous l'avons fait pendant des années. Ce fut une époque passionnante, époque de reportages, de pétitions… contre l’abattage des peupliers du chemin des Vaches et contre le projet du "cœur de ville" qui annonçait la suppression de l’école du Centre.

Parenthèse
(Ce projet du "cœur de ville" – assorti d’une étude coûteuse – avait prévu l’installation d’une nouvelle bibliothèque.
Lors de ma première visite, j’ai vu tout de suite qu’elle était trop petite. La section adulte placée à l’arrière est sombre, les allées étroites et peu nombreuses, on peut à peine se croiser entre les rayonnages. Aucun espace de travail, de lecture, de rencontres. On ne peut même pas s'asseoir pour feuilleter un livre. Contrairement à l'ancienne bibliothèque, il n'y a plus d'espace suffisant réservé aux enfants. Pas de place pour les animations. Aussi mon étonnement fut-il grand de lire dans la brochure électorale de François Deshayes que l’agrandissement de la bibliothèque était au programme. Et on nous parle de bonne gestion ? Il aurait été plus judicieux que le maire sortant et ses adjoints, dès le départ, soient plus prévoyants en ayant une vision ambitieuse de ce lieu qui doit être vivant et en mesure d'accueillir du monde. Dès l'ouverture on a vu qu'elle ne répondait pas aux besoins et qu'il y avait eu une erreur de conception.)

Le conseil municipal du maire sortant
C’est en assistant aux conseils que l’on voit le rôle de l’opposition. Dommage, les habitants viennent très, trop rarement. Ils ont peur de s’ennuyer et ils ont en partie raison. Car la plupart des conseillers de la majorité municipale ne s’expriment pas. Certains ne disent pas trois phrases en six ans. Le silence règne. La parole est au maire et aux adjoints qui présentent ou lisent leur copie. Pour cette raison, on a besoin en conseil d’une opposition qui s’exprime. Et l’opposition de gauche s’est toujours mobilisée, n’est jamais restée muette. Le maire a besoin d’une opposition qui crée la dynamique, demande des précisions, conteste, refuse, propose.

Le théâtre
À part les conseils municipaux et l’écriture pour coye29, (j’aime l’écriture, j’ai été professeur de lettres), j’ai découvert à Coye le théâtre. Quand j’ai cherché à m’y installer en 1978, je suis allée à la mairie demander la liste des associations, et j’ai été surprise de constater qu’il y en avait un bon nombre. Je me suis dit : c’est bon signe pour les enfants. Puis sur la porte de l’épicerie, j’ai vu l’annonce d’une représentation de pièce de théâtre dans le préau de l’école. Alors là je me suis dit : Le village est vivant.
Je ne m’étais pas trompée. Je suis devenue la fidèle spectatrice du Théâtre de La Lucarne. Avec Claude Domenech, le metteur en scène, j’ai ensuite pris des cours de théâtre et intégré la troupe. De belles années…
Enfin en 1982, quand le centre culturel a été construit, j’ai accompagné Claude Domenech, Jean-François Gabillet et bien d’autres dans la création du Festival théâtral de Coye-la-forêt. Et là c’est une autre histoire à raconter, une histoire qui dure encore. Je vous en fais grâce. Et d’ailleurs, Jean-Claude Grimal écrit un livre sur le sujet… Je suis maintenant une simple spectatrice passionnée et, chaque mois de mai, j’assiste à tous les spectacles.

Je suis sûre qu’il y a à Coye-la-Forêt un air spécial qui mobilise les habitants, qui donne de l’élan, l’envie de vivre, de créer, d’innover, de rassembler. La forêt ? Le poteau des Écouteurs ? Le château de La Reine blanche ? La source ? Le poudingue ?
Ce qui est certain, c’est que je ne voudrais pas finir ma vie ailleurs.

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ENTRETIEN AVEC ANTHONY ROCHE

Posted by La rédaction on 07 Mar 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC ANTHONY ROCHE

Habitant de Coye-la-forêt depuis toujours, Anthony Roche, âgé de 24 ans, est un jeune ingénieur issu de l'université de Technologie de Compiègne (UTC), diplômé en mécanique et spécialisé en Design produit.

Pour sa première expérience professionnelle, il est consultant en environnement chez "Coopérative Mu", une entreprise où la gouvernance est tournante et démocratique. Il y réalise des analyses de cycle de vie (ACV): il s'agit d'une méthode d'évaluation normalisée qui permet de mesurer l'impact environnemental d'un produit sur l'ensemble de son cycle de vie, depuis l'extraction des matières premières nécessaires à sa fabrication jusqu'à son traitement en fin de vie (mise en décharge, recyclage…), en passant par ses phases d'usage, d'entretien et de transport. C'est ainsi qu'Anthony mène des projets autour des matériaux innovants, écologiquement et socialement.

Par ailleurs, Anthony est passionné par la pédagogie : il anime ou dirige des colonies de vacances engagées chez TELLIGO, autour des objectifs suivants : rendre l'enfant acteur de son séjour, promouvoir l'éco-citoyenneté et développer de saines capacités de communication... Sûrement déguisé en pingouin ou en pirate..!

Anthony est un grand sportif : il pratique le badminton et le padel, mais il est aussi coureur de trail et grimpeur. Comme par ailleurs il est également guitariste, il profite des différentes activités proposées dans tout Coye-la-Forêt et son espace forestier.

Il a choisi de s'investir, afin de découvrir une nouvelle facette de son village et il désire participer activement dans les sujets qu'il connaît et affectionne, notamment l'écologie, à la fois par son métier et par curiosité personnelle, ainsi que l'enfance par passion et en raison de son jeune âge.

Pour lui, la ville participe activement au bon développement de tous, chacun ayant son rôle à jouer d'un point de vue écologique.
Il aime Coye et souhaite rendre à cette collectivité encore plus que ce dont il a pu profiter durant son enfance.

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ENTRETIEN AVEC BERNARD FORTICAUX

Posted by La rédaction on 06 Mar 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC BERNARD FORTICAUX

Une vie de cheminot
Bernard a fait le compte : durant toute sa vie, depuis qu'il était enfant, il a demeuré dans vingt endroits différents, non par inconstance, mais d'abord parce que son père était cheminot et parce qu'il a suivi la même voie (de chemin de fer).

Retraité depuis 2016, Bernard a fait toute sa carrière à la SNCF, ce qui lui a permis une vie professionnelle très variée et très enrichissante, car au sein de la même entreprise on pouvait exercer différents métiers (mécanique, entretien du matériel, conduite, et même gestion du patrimoine immobilier...) grâce aux formations et aux promotion internes. Bernard a été représentant du personnel à l'UNSA pendant 10 ans. Il a fini sa carrière comme agent de maîtrise. Dans le cadre de l'entreprise, il pouvait bénéficier aussi d'une excellente médecine du travail. Et puis il y avait les "services sociaux" qui proposaient des "maisons familiales" pour les congés des salariés et des colonies de vacances pour leurs enfants. Tout cela tend à disparaître. Bernard redoute aujourd'hui que le réseau soit privatisé : d'après lui, ce serait catastrophique, les logiques financières prévalant sur le souci de la sécurité, on peut craindre une dégradation dangereuse des infrastructures.

La nature, le sport et la vie démocratique
Très tôt Bernard a appris à aimer la nature et à la respecter ; enfant on faisait du camping sauvage en famille, et le père veillait à ce qu'on ne laisse traîner aucun déchet quand on s'en allait. Cela faisait partie de l'éducation. Plus tard, Bernard a fait son service militaire dans les Chasseurs alpins ; il a pratiqué tous les sports de montagne : la randonnée, le ski, l'escalade. Très sportif, il pratique également le foot et le vélo.

Se situant politiquement dans la gauche modérée, il estimait important, pour qu'il y ait pluralité et débat démocratique, que pour les prochaines élections une deuxième liste se présente face à celle du maire sortant. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Bernard se porte candidat à des élections municipales : il l'avait déjà fait, lorsqu'il habitait à Saint-Marcellin dans l'Isère. Il y avait alors quatre listes en présence et son souci principal était alors l'écologie. En effet, il connaît la montagne, il voit la fonte et le recul des glaciers, les redoux trop précoces, les effondrements.


L'éco-anxiété
Face au changement climatique et aux catastrophes qu'il provoque, il y a deux attitudes possibles : faire l'autruche, regarder ailleurs, nier le problème et se dire, égoïstement, que c'est pour ailleurs (les pays du sud) ou pour plus tard (les générations futures) ; ou bien, lucidement, écouter ce que tous les scientifiques nous confirment, et dès lors s'angoisser en pensant à ce qui va nous arriver. Bernard appartient à la deuxième catégorie. De ce fait, il comprend que ses deux filles, aujourd'hui adultes, ne fassent pas d'enfants, si c'est pour leur laisser un monde inhabitable. Il se souvient avoir eu un sujet de rédaction, lorsqu'il était en classe de troisième au collège sur le thème : Vouloir des enfants, est-ce égoïste ou pas ? Aujourd'hui la question peut effectivement se poser.

Lorsqu'on est angoissé face à un danger qui nous menace, le mieux c'est de ne pas rester seul et d'agir. Quand il arrive quelque part, Bernard prend immédiatement contact : c'est ainsi que n'étant à Coye-la-Forêt que depuis quatre ans, il a immédiatement rencontré les adhérents de Coye en Transition (CeT). Il fait partie par ailleurs du "Cyclorrigeois" (association cycliste à Orry-la-Ville) et de l'association coyenne "Pas à Pas" (marche nordique).

Les mobilités douces
Quand on est cheminot de père en fils, c'est un peu dans les gènes, on aime le collectif, les transports en commun et les mobilités douces. C'est pourquoi, avec Coye en Transition, Bernard a participé activement à la réflexion sur le plan de mobilité dans notre commune, avec l'idée de limiter la place de la voiture individuelle : de nombreuses réunions, regroupant de nombreux participants, très animées, ont eu lieu sur le sujet ; et qu'en est-il résulté finalement ? Il reproche à notre maire actuel d'avoir dépensé inconsidérément l'argent du contribuable pour payer une société d'études qui au bout du compte n'a abouti à quasiment rien. Force est de constater en outre que dans notre village, les trottoirs, souvent trop étroits, sont en mauvais état ; il faut donner plus de place aux personnes à mobilité réduite, aux enfants et aux poussettes afin que toutes ces personnes vulnérables puissent se déplacer confortablement et en toute sécurité.

Avec CeT, il a participé à l'accompagnement des collégiens à vélo jusqu'à leur établissement scolaire Françoise Dolto, à Lamorlaye, car en dehors de son aspect de sensibilisation à l'écologie, cette opération avait le mérite de réunir des adultes et des préadolescents ; Bernard attache de l'importance aux rencontres intergénérationnelles. Les enfants lui manquent !

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ENTRETIEN AVEC ISABELLE DOMENECH

Posted by La rédaction on 05 Mar 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC ISABELLE DOMENECH

La politique
Isabelle Domenech est bien connue des Coyens, puisqu'elle se présente pour la cinquième fois depuis 2001 aux élections municipales sur la liste de gauche. Il faut dire qu'elle a été baignée dans la politique depuis toujours. Les valeurs de gauche et le choix de la démocratie sont ancrées dans sa famille dont une partie a dû fuir l’Espagne franquiste. Son père avait huit ans, enfant de réfugiés, quand il est arrivé à Coye-la-Forêt.
Isabelle se présente donc à nouveau, mais plus en retrait que les fois précédentes. À cinquante ans, il lui a semblé tout naturel de figurer une fois de plus sur la liste qui porte des valeurs qui sont les siennes depuis toujours, pour assurer une certaine continuité, mais en laissant les premières places à d'autres, plus jeunes. En tant qu'ancienne conseillère municipale (2014-2020), elle pense pouvoir faire profiter ses colistiers de son expérience. Ce n'était pas simple d'exister et de faire entendre sa voix lorsqu'il n'y avait que 3 élus d'opposition sur 27 que comptait le conseil municipal, mais Isabelle se réjouit d'y être malgré tout parvenue quelques fois ! Lors des prochaines élections, elle espère que de nombreux électeurs soutiendront par leur vote la liste de gauche afin qu'elle d'obtienne un maximum d'élus : c'est important pour l'avenir de Coye que de nouvelles orientations soient prises, plus justes socialement et qui se soucient davantage de notre environnement, qui est notre bien commun mais chaque jour plus fragilisé.

Les connaissances professionnelles
Les questions locales passionnent Isabelle. Elle a commencé sa carrière professionnelle en travaillant pour plusieurs municipalités, en qualité de secrétaire de mairie, en tant que rédactrice territoriale. Ce sont des postes de terrain très polyvalents où l’on est confronté à des problèmes concrets.
Puis ayant obtenu le concours des IRA (Instituts régionaux d'administration) qui permet de devenir cadre supérieur dans la fonction publique, elle a retrouvé les problématiques locales, mais sous un autre angle, plus global, lorsque, devenue attachée, elle a travaillé pendant cinq ans à la direction générale des collectivités locales du ministère de l'intérieur, pour faire évoluer la législation au niveau national.
Après avoir quitté en 2021 les administrations centrales de différents ministères parisiens où elle avait travaillé pendant dix-neuf ans et avoir exercé pendant deux ans et demi les fonctions de chef du bureau des collectivités territoriales à la sous-préfecture de Senlis, elle est, depuis octobre 2023, directrice générale des services d'une mairie des environs. Autant dire qu'elle connaît bien les rouages de l'administration et qu'elle maîtrise la complexité des textes réglementaires.

Le théâtre
On connaît également Isabelle parce qu'elle est engagée dans la vie associative coyenne depuis plus de trente ans : elle a fait partie de l’association organisatrice du Festival théâtral de Coye-la-Forêt pendant de très nombreuses années et elle est présidente du Théâtre de la Lucarne.
La passion du théâtre est un héritage familial. Son père, Claude Domenech, professeur de français, a créé l’atelier de théâtre au lycée de Chantilly et le théâtre de la Lucarne à Coye-la-Forêt. Pour lui rendre hommage, son nom a été donné à la salle de spectacles du centre culturel .
Déjà toute petite, Isabelle était présente dans les salles de répétition, puis elle a commencé par aider en régie. En 2014, à la mort de son père, à la fois par devoir et par passion, afin que la troupe ne périclite pas, elle a tout repris, depuis la constitution des dossiers de demande de subvention jusqu'à la mise en scène d'une ou deux pièces par an qui sont jouées dans le cadre du festival théâtral de Coye-la-Forêt. Elle attache aussi beaucoup d'importance à l'activité de l'école de théâtre, qui réunit de nombreux enfants, coyens en majorité. Tous les enfants mais aussi les adultes doivent avoir accès à des activités sportives, culturelles et de loisirs : c'est un puissant vecteur d'épanouissement et de lien social.

Et l'avenir
Son souhait pour l’avenir de Coye-la-Forêt peut se résumer en quelques mots : que notre commune ne devienne pas une « ville-dortoir » exclusivement accessible aux cadres et aux retraités aisés mais, au contraire, qu’elle conserve son caractère de petite ville lovée dans un environnement forestier où il fait bon vivre, en restant dynamique sur le plan économique et associatif, en mêlant les générations et les classes sociales et en réussissant sa transition écologique.

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ENTRETIEN AVEC SOFIA PETRINI

Posted by La rédaction on 05 Mar 2026 in Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC SOFIA PETRINI

La France, terre d'accueil
Sofia n’est pas un prénom de nos terroirs. En effet elle est née à Lisbonne le 22 septembre 1955, d’un père menuisier-ébéniste et d’une mère employée de crèche.
Malgré la dictature en vigueur (c'était l'époque de Salazar) la famille n’avait pas de gros problèmes économiques, mais le père de Sofia avait un défaut : il aimait la démocratie et de la liberté. C’est ainsi qu’après avoir milité à gauche, il dut s’exiler dans le pays qui symbolisait tout ce à quoi il aspirait, la France.
Restées au Portugal, Sofia et sa mère durent franchir la frontière clandestinement à l’aide d’un passeur. À 70 ans aujourd’hui, elle s’en souvient encore comme d’une aventure extraordinaire.
Les années s'écoulèrent ensuite très vite : l’apprentissage du français (si rapide et facile quand on a sept ans), le collège, le lycée puis la fac de droit.
Et puis enfin, le 25 avril 1974, c'était la révolution des œillets et la fin de la dictature. Sofia est restée en France où elle avait grandi. Et pour finir, elle s'est mariée à un italien !

L'expérience d'un mandat municipal
Les études de droit la menèrent d’abord à devenir greffière. Par curiosité, elle exerça toutes les facettes de ce métier (Tribunal d’instance, de grande instance et Cour d’appel).
Pour des raisons professionnelles, elle est restée vingt ans à La Garenne-Colombes (Hauts de Seine). Dans cette commune, en même temps qu’elle adhérait aux « Verts », Sofia a été élue sur une liste de gauche pluraliste, en 2001, dans l’opposition à Philippe Juvin (RPR-UMP) très largement majoritaire. Le moins qu’elle puisse en dire de cette expérience, c’est que ce ne sont pas de bons souvenirs, ni du point de vue de la démocratie, ni du point de vue des contacts humains.
De 2007 à 2019 Sofia a vécu à Bezons (Val d'Oise), ville d’ouvriers et d’artisans, gérée très longtemps par les communistes, mais elle n’y a eu aucune activité politique ou associative, échaudée, dit-elle, par son expérience garennoise !

Cependant, concernant ses deux enfants, depuis les classes de maternelle jusqu’à la fin du secondaire, Sofia a toujours milité activement à l'association des parents d'élèves FCPE.

Et à Coye-la-Forêt
Arrivée fin 2019 à Coye la Forêt, elle se souvient encore de cette élection municipale « masquée », covid oblige, où les jeux semblaient joués avant même le décompte des votes.
Six ans sont maintenant passés et Sofia pense avoir trouvé son « bonheur » dans la liste « L’écologie et la gauche réunies pour Coye la Forêt »
Cette liste est composée de personnes d’âge divers, d’idées également diverses, mais qui sont discutées collégialement pour parvenir à des synthèses qui conviennent à tous.

À cet égard, elle indique enfin qu’il lui semble qu’en se déclarant apolitique, Monsieur François Deshayes tente de dissimuler qu’il est classé DVD divers-droite. (cf. « Le Monde – élections municipales 2026 – le guide pratique du scrutin)
Aurait-il honte de ses idées, ou n'en aurait-il pas ? demande-t-elle.

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ENTRETIEN AVEC ABDELMJID FRIKACH

Posted by La rédaction on 04 Mar 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC ABDELMJID FRIKACH

Originaire d’Angers et dernier d’une fratrie de huit enfants, Abdelmjid est arrivé en 1998 dans la région parisienne. Il a d'abord travaillé en qualité de technico-commercial dans la grande distribution pendant une dizaine d’années. Mais comme cela ne correspondait pas vraiment à ses aspirations profondes, il a choisi par la suite de se reconvertir dans le social, en devenant éducateur spécialisé. Il est maintenant éducateur référent au Centre départemental de l'enfance et de la famille (CDEF) de Villepinte, et ce depuis 18 ans ; à ce titre il relève de la fonction publique hospitalière. 

S'il a fait le choix de cette reconversion, c'est que la fibre sociale et relationnelle est importante dans sa vie. Dans son métier, il pense qu'il est essentiel de soutenir et accompagner les jeunes et les familles en difficulté mais aussi de pouvoir avancer en échangeant avec une équipe pluridisciplinaire. Les apports de diverses visions sont une richesse pour une réflexion optimisée. C’est d’ailleurs ce qu'il dit retrouver au sein de la liste L'Écologie et la Gauche réunies pour Coye-la-Forêt. Chacun et chacune est force de proposition, entendu.e et respecté.e dans ses idées. Le consensus qui, après discussion, finit par s'établir, ainsi qu'il le constate à chaque réunion, mais aussi à chaque rencontre plus informelle, montre bien qu’une seule personne ne peut décider ou agir sans une équipe derrière elle. Toutes les compétences sont complémentaires et deviennent une force dans l’évolution des réflexions mais également, plus concrètement, dans l’organisation du travail collectif.  

Abdelmjid est par ailleurs représentant du personnel dans l'établissement où il est employé, de ce fait membre de la Commission d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et membre du Comité social et économique (CSE). En somme, il se rend disponible auprès des salariés pour que les conditions d’hygiène et de travail soient respectées. Il participe, en outre, à l’élaboration des lignes directrices budgétaires et pédagogiques de l’établissement et possède donc des notions concrètes en finance et économie sociale qu'il compte mettre à profit dans les futurs projets de la mairie. 

Son histoire familiale a une place essentielle dans sa ligne de conduite. Son père était ouvrier et peu instruit ; pour autant, il a transmis à ses enfants des valeurs incroyables d'humanité comme la solidarité, l’égalité des droits, le respect des différentes cultures et la rigueur dans le travail. Âgé de quarante-neuf ans, père d'une enfant de neuf ans, à son tour il lui transmettra ces valeurs. Peu importe d’où l’on vient, on peut s’en sortir si on le décide. Malgré tout, il pense qu'il y a encore beaucoup d’efforts à faire concernant l’égalité des chances et la valorisation des savoir-faire. En disant cela, Abdelmjid ne parle pas qu’au niveau des classes sociales, il pense aussi à la richesse intergénérationnelle. Les anciens ne sont pas assez pris en compte dans leurs réflexions, leurs savoirs, alors qu’ils sont une source extraordinaire de connaissances pas toujours mises en lumière. D’ailleurs, on peut l’apercevoir dans les associations où les bénévoles sont souvent des retraités avec des compétences de toutes sortes. 

Les domaines culturels mais également éducatifs lui tiennent à cœur. Notre commune doit prospérer et faire davantage pour sa jeunesse. Habitant à Coye depuis 2012, Abdelmjid aime son environnement, sa quiétude mais il souhaite pouvoir instaurer une autre dynamique pour les jeunes Coyens (adolescents et pré-adultes) ; c'est un sujet qui ne semble pas sensibiliser la municipalité actuelle et ce, depuis plusieurs mandats. Pour autant, étant lui-même féru de sport et de musique, il voit tout le potentiel que la commune offre avec ses différentes infrastructures, clubs, associations, mais qui ne sont pas rendues suffisamment accessibles à tous. Il aimerait pouvoir soutenir, voire accompagner des projets autour de ces domaines car il lui paraît important de penser à cette partie de la population qui a des besoins spécifiques au même titre que les autres tranches d’âge. 

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ENTRETIEN AVEC HUGUES MORIN

Posted by La rédaction on 03 Mar 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC HUGUES MORIN

Sur le blog coye29, on connaît bien Hugues Morin : il faisait partie en juin 2008 des membres fondateurs de l'association "Ensemble pour Coye", laquelle précisément est à l'origine de la création du blog. Il lui est arrivé de s'y exprimer, très librement, en laissant des commentaires. Il faisait partie en 2014 puis en 2020 de la liste "Ensemble pour Coye dans une dynamique de gauche", menée par Alain Mariage. Fidèle à ses idées, il est tout naturel qu'il ait rejoint cette année la liste conduite par Claude Lebret. Il nous a envoyé un rapide texte de présentation pour expliquer cet engagement.

Coyen depuis plusieurs générations, j’y ai passé mon enfance, ma jeunesse et la majeure partie de ma vie.
À 18 ans, après l’obtention d’un BEP en électrotechnique, j’ai travaillé dans le bâtiment et l’industrie pendant dix ans puis j'ai opéré une reconversion pour devenir pupitreur-technicien d’exploitation informatique, et ce jusqu’à la retraite, prise au titre des "carrières longues". J'ai aujourd'hui 62 ans. Je suis marié et j'ai deux enfants.

Très attaché à la mixité sociale de notre commune, j’aimerais que des familles à revenu modeste puissent rester ou s’installer à Coye pour partager le privilège de vivre dans ce village.
Il y a quelques mois j’ai appris qu’il n’y avait qu’une seule liste aux municipales, celle du maire sortant (alors qu'il y en a trois d’habitude).
Partisan d’une démocratie pluraliste, j'ai décidé de m'engager sur notre liste “L'écologie et la gauche réunies pour Coye-la-Forêt”, afin de soutenir des projets alternatifs de nature sociale et environnementale.

 

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ENTRETIEN AVEC KARINE PALACIOS

Posted by La rédaction on 03 Mar 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC KARINE PALACIOS

Karine souligne d'emblée que Coye-la-Forêt est plus qu'un village pour elle : c'est une histoire familiale et un ancrage profond. Elle aime rappeler que sa grand-tante , Madame Dagorn, a marqué le village en animant le jardin d’enfants dans les années 60. Après avoir vécu et travaillé à l’étranger, Karine a choisi de revenir ici en 2006, après la naissance de son fils. Aujourd’hui, mère et belle-mère de trois garçons, elle s’investit pour que nature, urbanisme responsable et culture se rencontrent et que le village reste un endroit où il fait bon vivre, pour toutes les générations.

Son engagement ne s’arrête pas à sa famille. Par l'intermédiaire de l’association Bretagne-Vietnam, elle est aussi marraine de jeunes autistes au Vietnam, mais également elle accueille une famille ukrainienne par le biais de l'association Solidarité Coye. Elle est par ailleurs membre de Coye en Transition et de l’AMAP de Coye. Sa famille s’est mobilisée pour aider les maraîchers et producteurs de champignons d’Orry-la-Ville à construire les serres et le bassin d’irrigation, un projet concret qui montre comment l’agriculture locale et les circuits courts peuvent renforcer notre autonomie alimentaire.

Elle est en outre bénévole pour le Festival de théâtre de Coye-la-Forêt et de La Scène au Jardin au Potager des princes à Chantilly, parce qu'elle considère que la culture est aussi un pilier essentiel de notre qualité de vie.

Du point de vue professionnel, Karine est "directrice de la stratégie produit dans les technologies de l'information", ce qui occupe une grande partie de son temps et de son énergie et lui fournit "quelques outils en matière de gestion de projet, communication stratégique et politique, maîtrise de l'IA, potentiellement utiles à une équipe municipale".

À titre plus personnel, elle est passionnée de trail (Mont-Blanc, Aconcagua, ultra-trail des Pyrénées). Chaque jour elle parcourt les sentiers dans la forêt autour de notre village en trail et en endurance, ce qui lui a appris que la clé du succès, c’est de continuer jusqu’à l’objectif, en dépit de la fatigue et des obstacles. Cette persévérance, elle veut la mettre au service de projets concrets pour Coye-la-Forêt.

Depuis plus de vingt ans, sa connexion avec les arbres l’a poussée à lire, chercher et comprendre leur rôle essentiel dans notre équilibre écologique. Les arbres ne sont pas seulement des paysages, ils sont nos alliés : ils purifient l’air en absorbant les polluants, filtrent l’eau et contribuent à la qualité de nos ressources hydriques, rafraîchissent nos étés grâce à leur ombre et l’évapotranspiration, abritent la biodiversité en offrant un habitat à de nombreuses espèces et communiquent entre eux et avec les autres plantes pour maintenir l’équilibre des écosystèmes.

Coye-la-Forêt a la chance d’être un village déjà vert, avec un air pur et un patrimoine naturel et culturel exceptionnel. Mais ce patrimoine, il faut le préserver et l’enrichir pour les générations futures

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ENTRETIEN AVEC MARIE-ALIX LAURENT

Posted by La rédaction on 02 Mar 2026 in Elections, Tribunes Libres, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC MARIE-ALIX LAURENT

Plutôt réservée, Marie-Alix ne se serait pas spontanément engagée dans une campagne électorale locale, mais lorsque l’occasion s’est présentée, cela a rejoint une idée à laquelle elle tient de plus en plus : plutôt que d’être mécontent et de se sentir impuissant en restant confortablement les bras croisés, essayons déjà d’agir comme on peut, à notre petit niveau…

Et puis il y a le groupe ! Composé de personnes aux talents divers, toutes prêtes à donner de leur temps et de leur énergie pour faire valoir leur vision d’une société plus solidaire et plus respectueuse de notre patrimoine environnemental commun, voilà un beau remède à la crainte éventuelle de voir notre avenir s’assombrir. Pour la vie démocratique de notre ville, il lui semblait salutaire qu’une deuxième liste existe et que vive le débat.

Engagée dès l’adolescence dans le scoutisme et dans les paroisses qu’elle a fréquentées, Marie-Alix y a acquis la certitude que l’entraide est une composante essentielle d’une vie épanouie. Arrivée à Coye-la-Forêt en 2007 avec son mari, qui y a grandi, et leurs jeunes enfants, elle a régulièrement été bénévole dans le mouvement associatif : le club de judo AM3F (Arts Martiaux des 3 Forêts), la CCAS (Caisse centrale des activités sociales), l'association de solidarité "Le Cœur et la Plume". Avec trois enfants, son choix a d’abord été de rester au foyer pour s’occuper d’eux, puis l’annonce d’une maladie génétique rare chez l’un d’entre eux et le handicap qui en résulte ont doublé le rôle de parent de celui d’ « aidant ». Cette expérience de vie lui a fait réaliser que la solitude face aux épreuves peut être pire que les épreuves elles-mêmes et que l’entraide ne doit pas être une option négligeable mais une composante de notre identité d’humains dits « civilisés ». Enfin, que l’engagement est un moyen de ne pas subir des difficultés mais bien de les surmonter; Marie-Alix est adhérente active d’une association de parents-aidants.

Intervenante en langue anglaise auprès d’enfants du 1er cycle dans une école primaire, Marie-Alix aime son métier au contact des enfants : leur spontanéité et leur joie n’ont pas de prix.

Ayant grandi dans la riche campagne lauragaise entre Toulouse et Castelnaudary, Marie-Alix aime vivre dans une ville où la nature est omniprésente. Mais même l’ « écrin de verdure » qu’est Coye-La-Forêt (comme on aime souvent le rappeler) peut voir sa biodiversité menacée si nous n’y prenons pas suffisamment garde. La préservation d’un environnement que nous chérissons et dont nos enfants vont hériter mérite notre attention et notre mobilisation. La nature non plus n’a pas de prix.

 

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ENTRETIEN AVEC JULIEN DERIMAY

Posted by La rédaction on 01 Mar 2026 in Elections, Tribunes Libres, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC JULIEN DERIMAY

Julien Derimay est un jeune Coyen de 38 ans, arrivé en 2023 dans le village, avec sa famille – son épouse et trois enfants. Ils habitaient Paris, lui travaillait à Senlis, elle proche de leur domicile ; ils voulurent se rapprocher d’un environnement plus paisible tout en conservant leur métier et leurs collègues. La proximité d’une gare les a décidés pour Coye-la-Forêt. Ils ont choisi une maison qui raconte le passé, une maison du XIXe siècle au centre du vieux village, entouré d’un grand jardin où passent régulièrement hérissons et écureuils.
Julien est responsable en génie civil et s’occupe de nos ponts, tous ceux qui enjambent les autoroutes au nord d’une ligne qui relie Caen à Strasbourg. Il surveille leur état et décide des réparations. On peut dire qu’il est responsable de notre sécurité.

L’engagement

Les élections municipales ne le prennent pas de court, car il s’est engagé en politique à l’âge de vingt ans, entre 2008 et 2016, à Asnières-sur-Seine où il habitait alors, avec la volonté de contribuer à la vie de la communauté. À Coye-la-Forêt il juge une alternative politique indispensable : « Un vote d’adhésion comme de contestation doit être possible pour que chacun puisse s’exprimer autrement que par l’abstention. »
Pour la commune, il voudrait supprimer les problèmes « irritants » du quotidien. Par exemple, il regrette qu’un programme d’enfouissement des réseaux ne soit pas planifié sur le long terme. Pour lui, un tel programme serait bénéfique, d’une part pour éviter la chute de poteaux ou de câbles (téléphone, électricité, internet) lors de tempête et les coupures conséquentes, d’autre part pour offrir aux Coyens un cadre de vie plus harmonieux libéré de tous ces fils qui pendent çà et là.

Le souci de la sécurité

Avec Coye en transition, il souhaite rendre notre commune plus résiliente par rapport à la survenue d’événements climatiques.
Celui qui surveille les ponts a aussi observé les voies qui desservent le village. Il s'inquiète, pour des raisons de sécurité, qu’il n’y ait que deux accès possibles, l’une à partir d’Orry, l’autre de Lamorlaye. « Comment les secours pourraient-ils intervenir dans le village sans faire 30 minutes de détour si la voie d’accès qu’ils souhaitent emprunter se trouve sévèrement bloquée par un accident de voiture ou des arbres tombés ? » s’interroge-t-il. Plus largement, il évoque le besoin d’anticiper les conséquences d’aléas qui pourraient survenir dans un futur proche comme des feux de forêt ou des inondations plus importantes que celles que nous avons connues dans certaines parties de la commune.

Les liens

Attaché à l’équité entre les enfants, il souhaite gommer les différences en faisant la promotion d’une politique volontariste développant les modes de garde pour la petite enfance, l’accès au sport et à la culture, et un périscolaire abordable pour le plus grand nombre.
Julien s’occupe des ponts, donc rien d’étonnant à ce qu’il cherche des liens avec les autres par l’intermédiaire des associations. Dans son métier d’abord, puisqu’il est membre du conseil d’administration de l’Association française de génie civil, au niveau national, élu vice-président de la délégation Hauts-de-France. Comme tel, il organise des visites de chantiers et d’ouvrages d’art, ou des journées techniques pour que les ingénieurs partagent leurs expériences.
À Coye-la-Forêt, il s'est inscrit au club de tennis où il a pu rencontrer de nombreux Coyens et a participé à des tournois par équipes. Le dimanche matin il se joint régulièrement au « groupe des papas » qui jouent au foot avec leurs enfants sur le terrain multi-sport de la commune.

Et aussi ...

Plus solitaire, il se passionne pour la généalogie, fouille le passé, cherche à retrouver ou à créer les liens entre générations, multiplie les démarches, visite les cimetières, les villages, découvre des parentés lointaines, tente de mettre un nom sur les visages pâlis des photos anciennes, notamment celles des mariages. Pour ses enfants il a fait des albums de ces photos qui toutes disent une histoire… Il aime l’histoire, et pense à en raconter une… dans un roman.

Et pour terminer notre entretien, Julien m’a offert une promenade dans son jardin, attachant, car il y a des cachettes, des buissons, des recoins. Comme la vie, il est plein de souvenirs, des méandres de l’Histoire, celle qu’il écrit lui-même et celle des précédents occupants qui y ont laissé leurs empreintes.

 

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ENTRETIEN AVEC CÉCILE MALET

Posted by La rédaction on 28 Fév 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC CÉCILE MALET

Avec une belle constance, Cécile Malet se présente pour la troisième fois aux élections municipales sur la liste s'affichant de gauche. La dernière fois, elle a été élue et elle a donc une expérience, vécue de l'intérieur, de ce qu'est la gestion communale. Elle nous en fait part dans le texte de présentation ci-dessous.

Née à Coye-la-forêt, j’ai fréquenté les associations et les écoles du village. Je suis mariée et maman de deux fils, l’un collégien, l’autre étudiant, qui ont tous deux grandi à Coye.

Élue conseillère municipale avec Alain Mariage sous la dernière mandature, j’ai eu comme positionnement d’être active et présente pour les actions qui me semblaient importantes pour le bien de la commune.

J’ai eu l’opportunité d’être déléguée suppléante, mais présente, au sein du comité syndical du parc naturel régional Oise-Pays de France (PNR) et du syndicat intercommunal d'entretien et d'aménagement de la Thève (SITRARIVE). J’ai suivi avec grand intérêt la réalisation d’un atlas de la biodiversité de la commune à l'initiative et sous la direction du PNR. J’accorde beaucoup d’importance à la protection des milieux naturels qui nous entourent et à la biodiversité qu'ils abritent.

Enseignante en maternelle, professeur de théâtre au sein de la Lucarne, membre de la commission jeunesse et du conseil municipal des enfants, j’ai à cœur de soutenir les projets en faveur des plus jeunes.
Je renouvelle mon engagement pour la gauche à Coye-la-forêt au sein d’une équipe motivée dont je partage les convictions.

NB : Pendant la campagne de 2020 pour les municipales à Coye-la-forêt, à l’issue de laquelle Cécile a été élue avec Alain Mariage, le blog coye29 l’avait interviewée. Ce qu’elle dit d’elle-même, de sa famille, de ses engagements vaut d’être relu.
Voir le lien : http://coye29.com/blogs/blog2.php/2020/01/22/entretien-avec-cecile-malet

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ENTRETIEN AVEC MARION FAVRY

Posted by La rédaction on 27 Fév 2026 in Tribunes Libres
ENTRETIEN AVEC MARION FAVRY

Marion a 58 ans et elle est originaire du Gard où elle a grandi. Elle a vécu ensuite dans de nombreuses régions en France au gré de ses envies et des opportunités de mutation.

Longtemps professeure-documentaliste à l’Éducation nation ale (elle gérait le centre de documentation et d'information, en bref, elle dirigeait la bibliothèque) elle a travaillé dans le secondaire et le supérieur avant de changer de carrière pour se former à la psychothérapie.
Elle est psychopraticienne depuis presque dix ans.

Quand elle a eu envie de quitter Paris, elle s’est installée à Coye qu’elle avait découvert quelques années auparavant lors d’une randonnée en forêt. L’ambiance et le dynamisme de Coye, la proximité de la forêt et de la gare pour se rendre à son cabinet parisien, ont été déterminants.

Vous pourrez croiser Marion à la bibliothèque de Coye où elle est bénévole, car elle a gardé le goût des livres et des contacts. Les espaces communs sont une priorité pour elle. Elle croit que l’ouverture au plus grand nombre d’une bibliothèque, d’une activité associative, ou d’autres lieux encore à créer à Coye, renforce le sentiment du collectif, développe l’apaisement social, l’entraide et la joie de vivre. Toutes choses dont les années à venir vont avoir grand besoin.

En quelque sorte elle a été biberonnée à l’écologie : ses parents ont fait partie de la mouvance écolo dès le début des années 70 et l’inquiétude est toujours présente en elle concernant notre environnement et les risques liés à la destruction des espaces biologiques et à la dilapidation des ressources.

En toute logique, elle privilégie les déplacements à pied, à vélo et en transports en commun autant par goût que par conscience politique. Elle pense que la place occupée par la voiture, tant dans le quotidien des personnes que dans l’espace public, est un non sens (“je n’ai pas le droit de laisser mon salon de jardin sur le bord de la rue, même en le mettant sur roulettes, mais je peux y laisser ma voiture sans problème !”). Cependant, tant que les parcours pour piétons et mobilités douces ne seront pas confortables et sécurisés, tant qu’une offre de transports en commun dignes de ce nom n’existera pas, la voiture restera la reine des déplacements.
Elle est persuadée que laisser chaque citoyenne et citoyen se débrouiller pour “avoir les bons gestes” n’est pas valide. Pour les transports, comme pour toutes les problématiques environnementales ou sociales, un accompagnement collectif et donc une volonté politique sont nécessaires.

La transition écologique sera de gauche ou ne sera pas. Le libéralisme économique, la croyance en la réussite individuelle, le conservatisme ont prouvé leur incapacité à faire face aux défis du bouleversement environnemental qui est déjà là et qui va s'aggraver. Ce sont les plus modestes qui souffrent en premier des changements climatiques et environnementaux – logements passoires thermiques, pollutions, mauvaise alimentation, etc. Il nous faut donc envisager les problèmes collectivement, sauf à vouloir une société qui continue d'appauvrir encore les plus modestes et permet aux plus riches de s’accaparer les ressources et les lieux encore vivables, sauf à vouloir une société toujours plus inégalitaire et violente.

À l’instar d’Antonio Gramsci, Marion pense qu’il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté, mais elle doit bien avouer qu’il y a des jours où c'est plus difficile à vivre que d’autres !

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ENTRETIEN AVEC OLIVIER MANCERON

Posted by La rédaction on 26 Fév 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC OLIVIER MANCERON

Le docteur Olivier Manceron, 76 ans, habite Coye-la-Forêt depuis 1994 ; il y vit d'abord comme médecin de famille, en apprenant à écouter la souffrance des gens.

Depuis toujours écrivain de théâtre et de poésie, il a publié trois essais sur des thèmes qui le préoccupent et dont les titres parlent d'eux-mêmes : "Le sexe Zéro", "Paroles d’hommes" et "Féminisme et virilité."

Membre du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, membre du conseil d'administration de « Femmes pour le dire, Femmes pour agir », porte-parole de Zéromacho, sa vie de militant l'a mené à promouvoir dans notre village une politique d'égalité fondée sur la possibilité d'une vie confortable pour les plus vulnérables. C'est ainsi qu'il participe à l'association Maudy Piot en vue de la création d'une maison d'accueil pour femmes handicapées victimes de violences. Il a le souci également d'une offre médicale très insuffisante à l'heure actuelle dans notre village (sur ces deux thèmes, voir son exposé ci-dessous).

Président de l’association « Le Théâtre aux Champs », pour la promotion d’un théâtre hors des murs et des conventions, et participant joyeusement à la fanfare de Coye-la-Forêt, il affirme que pour lui, "la vie doit toujours rester à la hauteur des gens".

Le problème de la mairie actuelle et de la maison médicale
Quand la belle maison médicale a vu les médecins partir les un.e.s après les autres, nous sommes allés, Yves Dulmet et moi-même, rencontrer François Deshayes dans sa mairie. Devant nos propositions de se mettre au service de la santé des Coyens, tels de vieux médecins consciencieux, mais sans avoir à verser les loyers considérables que la mairie exige pour occuper les locaux (qui, du coup, sont à moitié vacants), il l'a pris de haut en assénant que la médecine avait toujours été une activité libérale et qu'en tant qu'homme public, cela ne le regardait pas.

L'espoir de résurrection d'un centre médical dans la commune
La mairie de Lamorlaye a su faire des choix différents et engager des efforts suffisants pour créer en deux ans un centre médical, employant une infirmière coordonatrice et dès maintenant sept médecins, hommes et femmes, qui, chacun à temps partiel, assurent à eux sept l'équivalent de 2,8 temps partiels. Le centre dans son ensemble est considéré par la Sécurité sociale comme prenant en charge les personnes en tant que "médecin traitant". Ils et elles sont vacataires rémunéré.es par le centre.

Le succès est tel que l'équipe du centre de Lamorlaye manque de locaux et envisagerait de venir occuper les locaux de Coye-la-Forêt, agrandissant ainsi les capacités de prise en charge des patients chez nous.


Le projet de Maison d'accueil pour femmes handicapées victimes de violences sexistes et sexuelles
Devant le constat révoltant que les femmes en situation de handicap sont huit fois plus victimes que les autres de violences sexuelles et conjugales, devant le désert de solution de prise en charge pour les soins quotidiens que leur vulnérabilité exige et devant le silence dans lequel le mépris de la société les plonge, les associations FDFA (Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir) et APAJH-Oise (Association pour adultes et jeunes handicapés) se sont associées dans un projet de construction d'une Maison d'accueil à Coye-la-Forêt qui leur serait consacrée.

Après le fiasco de la tentative de réhabilitation du domaine des Trois Châteaux, se sentant pressée, la mairie a fait don d'un terrain nu de viabilisation, au lieu dit Sous le Roncier. L'Association Maudy Piot a été récemment contactée pour solliciter l'accord de financement des pouvoirs publics et rechercher des compléments financiers auprès des fondations de mécénat privées. Ce centre serait innovant. Il n'en existe pas d'équivalent en Europe. Il sera la fierté de notre commune, démontrant nos capacités citoyennes à construire une société juste et bienveillante. Il est plus difficile d'offrir la sérénité à une personne vulnérable que d'aller sur la lune.

Claude Lebret, le docteur Dulmet et moi-même sommes très engagés dans ces deux projets de maison médicale et de maison d'accueil, et chaleureusement soutenus par la liste "L'écologie et la gauche unies pour Coye-la-Forêt.
O.M.

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ENTRETIEN AVEC MICHEL SCORZATO

Posted by La rédaction on 24 Fév 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC MICHEL SCORZATO

Français de "deuxième génération"
Son nom le laisse bien entendre. Michel Scorzato est fils d'immigré ; son père était italien et comme nombre de ses compatriotes, il est venu en France comme maçon. Plus tard il a pu acquérir une petite boutique en vallée de Chevreuse, il est devenu "marchand de couleurs", comme on disait alors. Michel, lui, ça ne le passionnait pas d'aller à l'école. À 16 ans, le certificat d'études en poche, il a choisi d'aller travailler. En tant que détaillant, son père était bien placé pour l'introduire auprès de son fournisseur. Ainsi Michel a commencé chez un grossiste en produits de droguerie. Et le voilà parti dans la vie ! Après, il a fait "1000 métiers" : coursier, ouvrier à la chaîne, chauffeur... il a fini dans la sûreté aérienne, pour le compte d'Air France.

Sur 44 ans d'activité professionnelle, il a été, pendant une vingtaine d'années, délégué syndical à la CGT.

Dévouement à la collectivité
Aujourd'hui retraité, il se consacre beaucoup aux autres et à la collectivité.
Depuis de nombreuses années, il fait très activement partie du conseil d'administration de La Sylve où il encadre des groupes de marche toutes les semaines ; il organise volontiers des rencontres conviviales telles que le pique-nique en salle, qui réunit jusqu'à quatre-vingts personnes, les rando + associant une visite culturelle le matin et une randonnée dans la nature l'après-midi, la grande randonnée annuelle ; il participe très régulièrement à l'entretien du sentier botanique et de la source du bois Brandin ; il encadre une randonnée le lundi après-midi et, en une rando-gym le vendredi. Détenteur du brevet de moniteur d'éducation physique, et celui de secouriste, il donne des cours de self défense dans le cadre de l'association Gym V, et avec la double casquette de La Sylve et de Gym V, il anime depuis quelques années les "rando-gym" du vendredi après-midi.

Ouverture sur le monde
Outre son bénévolat multiple à Coye-la-Forêt, Michel, possédant le permis de conduire les poids lourds, a fait plusieurs missions humanitaires en Afrique avec l'association "Les camions de l'espoir", et depuis plusieurs années avec BIP (Base internationale de projets). Pour cette association reconnue d'utilité générale , il récupère du matériel médical fourni notamment par l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP) qui sera envoyé aux quatre coins du monde, sans oublier l'Ukraine.

et pour Coye-la-Forêt
Michel a deux filles, dont l'une travaillait en tant qu'éducatrice aux Trois Châteaux lorsque Claude Lebret en était directeur. C'est dire que l'homme qui conduit la liste d'opposition aux municipales ne lui est pas inconnu. Il en sait le sérieux et la compétence. Depuis quelques années Claude Lebret est président de la Sylve, ils ont donc eu l'occasion de travailler ensemble et de s'apprécier l'un l'autre. Michel, qui était déjà candidat sur la liste conduite par Alain Mariage en 2020, ne peut donc que renouveler son engagement pour la gauche à Coye-la-Forêt.

 

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ENTRETIEN AVEC THIERRY CHARPIOT

Posted by La rédaction on 24 Fév 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC THIERRY CHARPIOT

Le souffle du comédien
« C’est un 19 février comme aujourd’hui que mon fils Guillaume est né. C’était à Besançon, il neigeait et nous venions de lui acheter un lit. »

Spontanément, Thierry Charpiot choisit le ton de l’intimité pour commencer l’entretien, le contact est créé.
Au début, comme pour son épouse, Dominique, tout se passe pour lui à Besançon, l’enfance, la jeunesse, la passion pour la natation, les études de droit et le coup de foudre pour le théâtre… et pour Dominique. Après une licence de droit et une autre d’histoire, un DUT de documentation, il entre au Centre théâtral de Franche-Comté, alors dirigé par Denis Llorca. C’est ainsi qu’il est devenu comédien.
« Maintenant, à 67 ans, je suis un comédien en retraite, précise-t-il, j’ai besoin d’une pause. Mais je lis beaucoup de pièces, j‘en écris aussi.
Le théâtre a été mon métier, j’ai participé à 34 spectacles professionnels, joué deux fois au Festival théâtral de Coye-la-forêt – "Du Pain plein les poches", de Matei Visniec, puis "Le Fils", de Jon Fosse – et réalisé de nombreuses mises en scène. J’ai enseigné aussi, donné des cours de théâtre, monté des ateliers. J’aime enseigner, je suis d’une lignée d’enseignants. L’art-thérapie m’a passionné. J’en ai fait notamment à Creil, dans une classe relais avec des adolescents, j’ai aussi pratiqué le théâtre forum, accompagné de psychologues, de médecins, autour de thèmes comme le souvenir, l’épilepsie, la maladie d’Alzheimer… »
Quand Thierry s’exprime tout est en mouvement, le regard, le geste, la parole, le rire. La vivacité, le jeu et la passion du comédien sont là.

Coye-la-Forêt
Pour son métier, Thierry dit avoir choisi de quitter Besançon et de venir à Paris. Après une courte expérience de la vie parisienne, il a cherché un lieu de vie agréable, proche de la nature… et d’une gare ; ce fut Coye-la-Forêt : «C’est un village relativement calme, dans un bel environnement, on y rencontre des gens sympathiques.» Avec sa propre troupe "Calliope", il s’est fait une place au Centre culturel « sans aucune concurrence, dit-il, avec le Théâtre de La Lucarne, alors dirigé par Claude Domenech ».

Le souffle du nageur
Thierry a rencontré la passion de la natation à Besançon à l’âge de 8 ans, pratiquant déjà la brasse papillon en club de natation. Il aurait voulu intégrer une classe sport-études… mais il a été orienté par l’autorité paternelle vers des études de droit. Il dit d’ailleurs en avoir gardé le goût et en continuer la lecture.
Actuellement inscrit dans le club de Creil, il poursuit les compétitions de natation et s’entraîne cinq fois par semaine : « Je suis un des plus âgés et je nage 3 500 mètres par séance », dit-il avec une grande fierté. D’ailleurs, à chaque fois que l’on rencontre Thierry, il signale ses derniers résultats, toujours excellents, cela va de soi. Les félicitations de ses amis lui sont acquises.
« J’aime être dans l’eau, on peut y être dans sa pensée. »

Les élections
Les élections municipales à Coye, il s’y est intéressé depuis longtemps et a figuré sur la liste de gauche menée par Alain Mariage en 2014 et en 2020. Tout naturellement il rejoint la liste de Claude Lebret qui veut installer la pluralité au conseil municipal et rassembler des engagements complémentaires, l’écologie et une politique de gauche. « J’aime la diversité, ma famille vient des quatre coins du monde, ma grand-mère de Moselle, en France occupée, ma mère de Belfort, mon père a des ascendants italiens… »
Et pour la vie du village, sa priorité rejoint celle de Claude Lebret et de sa liste, qu’il y ait enfin des médecins dans la maison médicale.

De notre entretien émerge une personnalité vivante, extravertie, qui dit des choix variés, et qui, de ce fait, illustre parfaitement une liste qui rassemble et promeut la pluralité.

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ENTRETIEN AVEC DOMINIQUE DERRIEN-CHARPIOT

Posted by La rédaction on 24 Fév 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC DOMINIQUE DERRIEN-CHARPIOT

Dominique ou la polyphonie

C’est d’une conversation détendue que Dominique avait besoin après sa journée de travail pour me dire quelques mots d’elle-même, avec discrétion, de sa famille, de ses goûts artistiques, d’une profession qu’elle a aimée et qu’elle exerce encore après sa retraite, « quand on a besoin de moi », dit-elle modestement. Et bien sûr de son engagement pour les élections municipales.

Du Doubs à la Picardie
Ses études, sa rencontre avec celui qui deviendra son mari, Thierry Charpiot, ce pan de sa vie s’est déroulé à Besançon où elle a aimé vivre. Comme celui-ci, comédien, avait besoin de se rapprocher de Paris, en 1993 ils ont cherché un lieu où ils aimeraient habiter dans les environs. Ce fut à Coye-la-forêt, dans la Résidence du Regard, où des appartements étaient à louer. « Les débuts ne furent pas très faciles, dit Dominique, car les Picards sont plutôt froids… mais nous avons peu à peu fait connaissance avec les parents des enfants que les deux nôtres côtoyaient à l’école. Et leur amitié a duré. »

L’orthophonie
Dominique est orthophoniste et exerce, non dans le privé, mais dans des Instituts médico-éducatifs (IME), auprès d’enfants en situation de handicap. À son arrivée dans l’Oise, elle a trouvé un poste au Centre Rabelais d’Agnetz, Langage et Intégration, puis à l’IME de Saint-Leu d’Esserent, Le Clos du Nid. Elle intervient auprès d’enfants de tous âges, à l’Institut et à domicile. « La surdité, il faut s’en occuper dès qu’ils sont bébés, les parents ne le savent pas toujours. Dès l’arrivée du bébé on commence l’apprentissage. Au Centre d’Agnetz, je me suis occupée d’une petite fille de 16 mois… elle a eu son Bac, le BTS et elle a trouvé du travail. »
Enthousiaste, Dominique emmène les adolescents et les adultes sourds au théâtre, au Festival de Coye-la-forêt par exemple, dès qu’elle repère une pièce qui leur convient. Ainsi elle leur a proposé « André et Dorine », puis « Solar ». Elle se rappelle avec joie : « À la fin de la pièce, au moment du débat dans le hall avec les comédiens, ils étaient tellement contents qu’ils ont voulu rester. Comme je connais assez bien la langue des signes, j’ai tout traduit ! Et ce fut une excellente soirée. »

… Le théâtre, la musique…aussi
On l’a déjà dit, la voix occupe une place importante dans la vie de Dominique. Son mari étant comédien, elle gravite autour du théâtre – et c’est encore un langage – elle vient au Festival théâtral de Coye-la-forêt, va en Avignon, à Paris. Comme elle aime aussi chanter, elle a pris des cours de chant avec une cantatrice à Besançon et a fait partie d’une chorale à Coye.

Et votre engagement dans les élections municipales ?
« Les élections, c’est une première expérience pour moi. Claude Lebret m’y a entraînée. Thierry l’a connu aux Trois châteaux, où il faisait des ateliers théâtre avec les enfants. Et j’ai fait moi-même sa connaissance à la bibliothèque, lors de la rencontre du matin Thé ou Café avec des habitants du village, deux fois par mois. Il m’a convaincue de m’inscrire sur sa liste, d’autant plus facilement que j’ai toujours été de gauche. »

Pour quel projet ?
« Le projet qui m’intéresse est en rapport avec mes compétences éducatives, l’enfance et la petite enfance. Je pense qu’il serait utile de créer ce que j’appellerais une maison de l’enfance et de l’adolescence, un lieu pour les écouter, leur donner des informations, au moins créer une ligne d’écoute. Il faut creuser le sujet, chercher des pistes pour améliorer leur situation, mettre en place autre chose que des interdits. On prend souvent le problème à l’envers. L’écoute des adolescents est importante. »

Merci Dominique, on a besoin aujourd’hui de cette sensibilité et de ce regard bienveillant sur la jeunesse. Celle-ci tient une place importante dans la vie de la cité et doit faire partie des priorités d’un conseil municipal.

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Le coq est mort.

Posted by Olivier Manceron on 24 Fév 2026 in Tribunes Libres
Le coq est mort.

Le coq dort en général au sein du poulailler. Il n’est pas comme son ridicule sosie d’or empalé en haut du clocher. Il ne dort que d’un œil vissé sur l’horizon. Le coq se réveille dans la gloire de l’aube aux doigts de rose pour défier de son cri assassin ses méprisables imitateurs, en écho de loin en loin dans la campagne vallonnée. Mais si un coq rencontre un autre coq, ils ne se racontent que des histoires de haine farouche. Le combat est violent, court et époustouflant. Et le coq meurt. Ou bien l’autre coq, mais c’est pareil. Alors l’enquête commence. Qui a tué le coq ? C’est toujours la même question : « Qui a tué Davy Moore ? » Ce n’est ni l’arbitre scrupuleux, ni son adversaire toujours correct, ni son dévoué manager, ni bien sûr les spectateurs qui n’ont fait que payer leur place et fumer leur cigare. « Qui est responsable et pourquoi est-il mort ? » chantait Bob Dylan. Alors les journalistes font les comptes. Combien de coqs de droite contre combien de coqs de gauche ? Les injures répondent aux fausses nouvelles, les calomnies aux infamies. La propagande est en fleur. Les mains n’ont jamais été aussi propres, pire que pendant l’épidémie du Covid. Les consciences se lavent à la machine, programme court, pour ne pas abîmer les couleurs des drapeaux. Rouges ou noirs, ils déteignent singulièrement les uns sur les autres. Alors soyons certains que ceux qui ont tué le pauvre coq sont ceux qui l’ont fait coq. Un jeune, presque un enfant, à l’âge des passions et des amours frémissantes est une victime de choix pour les manipulateurs de l’ombre. Et l’ombre ne fait pas de politique. Ceux qui armaient ses jeunes bras sont les doublures de ceux qui ont armé les jeunes coqs qui l’ont tué. L’emprise sur ces virils infantiles est si facile qu’on peut leur faire chanter le Horst Wessel lied aussi facilement que « l’Internationale », ou leur faire hurler « Saint Georges-Saint Denis », « Allahu Akbar », « Vive l’Empereur » ou « Banzaï » sans qu’ils ne perçoivent de différence. Tous les puissants du monde ont su armer leur troisième ou leur quatrième couteau sans le moindre scrupule, comme ils violent les petites filles, sans y penser. Laissez nos garçons tranquilles ! Arrêtez d’en faire de stupides tueurs de coqs ou d’autres volailles ! Ils meurent comme ils tuent, au couteau, au sabre ou à la mitrailleuse. Hagards, ils s’entretuent, poignardent leur prof, leur voisin ou leur copine. Tous sont devenus des enfants-soldats d’une guerre qui ne leur appartient pas. Qui as-tué le pauvre petit coq et pourquoi est-il mort ?

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ENTRETIEN AVEC MATHILDE PERRICHON

Posted by La rédaction on 19 Fév 2026 in Elections, Tribunes Libres, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC MATHILDE PERRICHON

L'écologie en acte
On connaît Mathilde Perrichon pour l'avoir vue, il y a quelques années, en couverture du Figaro Magazine (octobre 2019) où Coye-la-Forêt était cité dans un dossier consacré aux reconversions professionnelles de jeunes intellectuels, ayant "une bonne situation" comme on dit, qui, par conviction, basculent vers des métiers manuels, moins rémunérateurs, mais qui ont du sens.

Née en 1980, Mathilde a passé sa première enfance en Bourgogne. Elle se souvient du puits dans la cour, des poules en liberté, des légumes frais récoltés dans le potager, des escargots que sa grand-mère faisait dégorger et des moutons que son grand-père renversait sur le flanc pour les tondre... des gestes, un cadre de vie... L'installation de la famille à Survilliers a constitué un changement trop brutal, puis la venue à Orry-la-Ville un intermédiaire supportable entre la campagne et la grande banlieue parisienne.

Les années de formation
Plus tard elle est partie à Paris pour faire des études supérieures, en littérature (master 1) ensuite en communication (master 2). Puis elle se lance dans une carrière professionnelle, tantôt ici, tantôt ailleurs, à Caen pour la chambre d'agriculture de Normandie, au sein d'ISAGRI dans l'Oise, une société d’équipement des agriculteurs et éleveurs, puis pour La France Agricole, un organe de presse professionnelle du secteur. Dans ce cadre, elle fait beaucoup de rencontres, avec des ingénieurs agronomes, des personnes en reconversion en bio, des agriculteurs traditionnels et des ultramodernes...

Le retour aux sources
Mais au bout d'un moment, selon son expression, elle a le sentiment de "tourner un peu autour du pot". Elle a besoin de retourner à ses racines et se reconnecter à la nature. Donc elle prend un congé individuel de formation, passe un brevet professionnel de maraîchage bio, puis elle suit un cursus auprès de l'École des plantes de Paris, laquelle délivre un diplôme équivalent à l'ancien certificat d'herboriste (supprimé par Pétain en 1941, souligne-t-elle). Aujourd'hui Mathilde habite à Coye-la-Forêt où elle a fondé une famille ; depuis six ans, elle est "paysanne herboriste" au prieuré de Bray, à l'est de Senlis, et l'on peut trouver "Les Plantes de Mathilde", sous forme de tisane, dans toutes les bonnes épiceries locales.

Qu'est-ce qu'on va laisser à nos enfants ?
Mathilde a deux enfants de onze et trois ans. Elle ne cache pas qu'elle est très inquiète pour l'avenir des générations futures, vu les catastrophes qu’on voit se multiplier en Europe, en France et qui nous attendent ici aussi si nous n'agissons pas rapidement et avec détermination : le dérèglement climatique, les inondations, les glissements de terrain, les épisodes caniculaires, la forêt qui meurt... Aujourd'hui, avec notre niveau de connaissance, il n'est plus possible de douter et d’attendre les bras croisés. "On ne peut plus danser sur le Titanic" et ses propos sont empreints tout à la fois de colère et de désespoir.

Une gestion de bon père de famille, vraiment ?
Dans ce contexte, la gestion actuelle de la municipalité ne lui semble pas à la hauteur des enjeux, pire même : de la poudre aux yeux ! Il existe une expression consacrée pour parler d'une gestion prudente et "responsable", celle dont se targue notre maire actuel, c'est : "en bon père de famille". Mais maintenir un budget à l’équilibre, sans planification stratégique à long terme, est-ce véritablement agir en bon père de famille ? N’est-ce pas mettre une rustine sur un toit qui fuit ? L'attentisme peut finir par coûter... Précisément, Mathilde pense qu'un bon père de famille ne doit pas se satisfaire d'une gestion plan-plan au jour le jour et d'une vision à court-terme. Un "bon père" doit se soucier de ses enfants, et des enfants de ses enfants. Vous connaissez le principe amérindien de planification sur sept générations ? Nous devons penser aux générations futures, envisager l'avenir et s'y préparer, donc investir à long terme, comme par exemple, installer des panneaux solaires sur les bâtiments publics, planter des arbres par centaines, pas quelques arbustes isolés, pas arrosés, ni paillés et qu’on laisse mourir de soif... Bien sûr qu'une équipe écologiste et de gauche doit se soucier des finances publiques et avoir à cœur d'assurer une bonne gestion. C’est la base ! Mais échelonner un endettement lorsqu'il s'agit de faire des investissements utiles, durables, stratégiques, avec des actions planifiées, ce n'est pas irresponsable, au contraire, c'est une gestion de visionnaire et de stratège, et c’est ce qui nous fait cruellement défaut aujourd’hui !

Des réalisations citoyennes issues de l’intelligence collective
Mathilde est attachée à des valeurs : le travail, l'honnêteté (notamment intellectuelle), la droiture, la reconnaissance de ce que l'on doit aux autres, le respect des communs... Ce qui s’est fait à Coye-la-Forêt ces dernières années a trop souvent été réalisé à côté de la mairie, qui commence malheureusement par observer, voire freiner. L'idée économique et écologique d'une vaisselle partagée par l'ensemble des associations est partie de La Sylve et Convivialité ; certes, la mairie avait mis un placard à disposition, mais elle avait fait savoir qu'elle ne voulait pas s'en occuper. Idem pour les composteurs... Avant d’obtenir une contribution de la mairie, la crèche parentale « Chouette » a d'abord rencontré défaitisme et scepticisme. Idem concernant le plan de mobilité... L'AMAP a eu le plus grand mal à s'imposer avec des obstacles de la mairie régulièrement renouvelés depuis six ans. Chaque fois, c'est l'intelligence, l’énergie et la détermination collectives qui font avancer les projets. C'est cela qu'on a besoin de développer : impliquer les habitants dans la vie du village, créer du lien et cesser de gaspiller l'argent public en études coûteuses, alors que nous comptons parmi nous des ressources intellectuelles et des bonnes volontés !

Pouvoir rêver, voir loin et grand
On pourrait se fixer des objectifs ambitieux, qui fassent rêver, comme l’amélioration de la qualité de l’air sur plusieurs années, avec le schéma de mobilité, la végétalisation, la création d’îlots de fraîcheur contre les canicules, l’absorption des pluies violentes et rapides dans notre village en cuvette, ou encore l’optimisation de notre autonomie énergétique, la participation de Coye aux villes pilotes pour l’enfance et la petite-enfance, le rayonnement du festival théâtral, et pourquoi pas rêver de boire notre eau de source et se baigner dans notre rivière sans crainte – ça se faisait encore il y a quelques dizaines d’années. C'est à nous tous, collectivement, de prendre notre avenir en main !

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ENTRETIEN AVEC MAUD ADAM

Posted by La rédaction on 19 Fév 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC MAUD ADAM

Ancrée à gauche puisqu'elle faisait déjà partie de la liste d'Alain Mariage en 2014, Maud Adam nous a envoyé un texte de présentation où elle explique son engagement dans la liste L'écologie et la gauche réunies pour Coye-la-Forêt.

"Née à Chantilly, je suis arrivée avec ma famille à Coye-La-Forêt alors que j'étais enfant en 1956.
Coyenne donc depuis de très nombreuses années, j'ai fait quelques infidélités à mon village, notamment avec Montpellier où est née ma fille.
Ainsi, je suis mère d'une fille et désormais grand-mère de trois petits-fils.
De retour depuis maintenant quelques décennies, je sais que je ne quitterai plus Coye.
Il règne chez nous un air particulier. Quand je me promène dans les rues avec des ami-e-s venu-e-s d'autres communes, ce qui les frappe c'est que les personnes croisées, connues ou inconnues, disent bonjour.
Heureuse retraitée, plutôt sportive (gym quotidienne, randos, vélo…), j'ai la chance de jouir d'une bonne santé me permettant un certain dynamisme.
Je suis adhérente de La Sylve, association dont la vocation est la mise en valeur et la protection du patrimoine naturel et culturel de la région.
C'est par choix, que j'ai travaillé pendant une partie de ma vie professionnelle à Coye-la-Forêt puis à Lamorlaye.
J'ai pu ainsi avoir le privilège d'aller au travail à pied ou à vélo, empruntant chaque matin le chemin des Peupliers où bien souvent, compte tenu de l'heure matinale, j'ai vu des faisans dans la brume. Ce choix a été au détriment d'un salaire confortable que j'aurais pu avoir si j'avais continué de prendre les transports en commun ou ma voiture. Je n'ai jamais regretté ce choix. C'est dire à quel point la qualité de vie est pour moi une priorité.
Je suis profondément attachée à ma commune et si j'ai rejoint Claude Lebret, c'est précisément pour que Coye avance dans un avenir tourné vers deux de mes préoccupations, le social et l'écologie. Mes gestes quotidiens sont dictés par mon souci de ralentir la dégradation de notre environnement qui s'effectue à grande vitesse.
En 2014, j'étais aux côtés d'Alain Mariage menant une liste tournée vers une dynamique de gauche.
Si j'ai choisi de rejoindre Claude Lebret, c'est qu'il incarne pour moi l'engagement au service des autres. « J'ai toujours défendu les gens les plus fragiles », dit-il. Mais pas seulement. Il impressionne par sa façon calme d'avancer et d'aborder les sujets préoccupants. Il n'agit pas dans le stress et la précipitation (même quand le temps presse), un homme solide à qui on peut accorder toute sa confiance.
En vrai « chef d'orchestre », il laisse la place à chacun.e en tenant compte avec attention des propositions que font les membres de l'équipe qui l'entoure. Cette équipe est animée par une belle énergie pleine d'enthousiasme et les réunions préparatoires aux élections sont passionnantes, tant l'investissement est total, entièrement tourné vers l'avenir de notre commune et de ses habitants.
Claude Lebret ne se contente pas de donner la parole à ses colistier-e-s (ce qui est déjà beaucoup). Il a créé un comité de soutien dont les membres, eux aussi, peuvent participer aux réunions et aux commissions, qui eux aussi sont consultés et peuvent donner leur avis, ce qui démontre que l'expression « intelligence collective », n'est pas une formule creuse, ce ne sont pas que des mots mais bel et bien une réelle participation citoyenne aux affaires de la ville."

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ENTRETIEN AVEC STÉPHANE FEIGNON

Posted by La rédaction on 16 Fév 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC STÉPHANE FEIGNON

Un ancrage rural avec des valeurs issues du monde ouvrier
Stéphane commence par se présenter et la première chose dont il tient à nous faire part, ce sont ses racines rurales. Stéphane, 49 ans, a grandi dans les Deux-Sèvres, pas très loin de Melle, où vivent toujours ses parents. Un bassin où l’agriculture côtoie le monde ouvrier depuis l’implantation de l’usine Rhône-Poulenc. Pendant son enfance et son adolescence, les discussions avec son oncle, ouvrier et délégué syndical, animent les repas de famille et forgent ses convictions. Aussi, très tôt, Stéphane décide de devenir inspecteur du travail, un métier en cohérence avec son idéal de justice sociale.

Après des études de droit à Poitiers, puis Bordeaux, et l’obtention du concours, il commence sa carrière à Valenciennes. Il garde un très bon souvenir de ce premier poste dans les Hauts-de-France où la chaleur des rapports humains contraste avec la dureté des rapports sociaux.

Et une prise de conscience écologique
La suite de son parcours le mène à Paris et en petite couronne francilienne où il vit et travaille pendant près de quinze ans. En 2021, il décide de s’installer avec sa compagne à Coye-la-Forêt dont il apprécie le cadre et la qualité de vie. Conscient de l’environnement privilégié dont il bénéficie et de la nécessité tout aussi grande d’agir pour le protéger, il ressent très vite le besoin de s’engager.

Il adhère à Coye en Transition car il est convaincu que les enjeux de la transition écologique et de la protection de l’environnement doivent être au centre de l’action publique. Ces enjeux rejoignent ses valeurs ancrées à gauche car, selon lui, il ne peut pas y avoir d’écologie sans justice sociale quand on sait que les premiers touchés par les conséquences du dérèglement climatique et de la pollution sont les plus pauvres.

Il assiste également à plusieurs conseils municipaux et en ressort déçu par l’absence de débats, notamment sur les sujets en lien avec l’écologie. Faciliter les mobilités douces, lutter contre le gaspillage et la pollution de l’eau, développer les énergies renouvelables… Voilà des sujets qu’il juge essentiels, sur lesquels il est possible d’agir réellement à l’échelle communale et dont tout un chacun devrait s’emparer !

Bien qu’il n’ait jamais eu d’engagement politique, il a choisi de rejoindre la liste de Claude Lebret en raison, non seulement de son positionnement à gauche et écologique, mais aussi de sa démarche participative qui s’appuie sur un travail collectif et permet à chacun de faire entendre sa voix.

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ENTRETIEN AVEC QUENTIN DEMADE

Posted by La rédaction on 13 Fév 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC QUENTIN DEMADE

Impliqué dans les associations....

Quentin Demade a 45 ans. Il est marié, père de trois enfants de 14, 12 et 7 ans. Ayant fait une école de commerce à Lille, il a été 10 ans directeur commercial dans une société spécialisée en recrutement sur Paris et a décidé, il y a un peu plus d’un an, de se mettre à son compte, en tant que formateur aux techniques de vente. Finis pour lui les trajets quotidiens maison-gare à vélo et le train pour Paris !
Il a grandi à Apremont, son épouse Lucie habitait à Plailly ; jeunes adultes ils ont vécu quelques années à Paris et n'imaginaient pas qu'un jour ils reviendraient s'installer dans la région, "à la campagne", et pourtant, entre Apremont et Plailly, ils ont trouvé Coye-la-Forêt il y a plus de 10 ans, s'y sont immédiatement plu et ont décidé d'y rester.
Il faut le reconnaître, Coye-la-Forêt, c'est vraiment top ! Quand on a les moyens (Quentin ne cache pas qu'il gagne plutôt bien sa vie) on y trouve tout ce qu'il faut – les associations aussi bien sportives que culturelles sont nombreuses et variées et l'ensemble de la famille en profite : basket, tennis, foot, badminton, musique, dessin, théâtre. Cependant ils ne fréquentent pas les associations coyennes uniquement en "consommateurs" : Quentin est investi dans le club de basket, a été représentant des parents d'élèves à Coye-École, et Lucie s'occupe de l'Amap (association pour le maintien d'une agriculture paysanne) et de Coye en Transition. Quentin aime le sport, et en dehors du basket qu’il pratique en compétition, s’essaie également aux sports de raquette et joue au foot chaque dimanche matin en loisir avec, comme il dit : ”les quadra du village” et ce, malgré un niveau de jeu personnel qu'il qualifie en plaisantant de "moyen moins".

... qui devraient être accessibles à tous

Quentin a souhaité s'investir un peu plus dans la vie du village, participer plus activement à sa vie démocratique en rejoignant la liste “l’écologie et la gauche, réunies pour Coye la Forêt”. Comme il le précise, l’idée de son engagement n’est pas d’être “contre”, mais de participer à une réflexion collective sur ce qui peut être bénéfique pour le village et ses habitants dans le futur.
Contrairement à Plailly qui bénéficie de la présence du parc Astérix sur son territoire et d’une zone d'activité, Coye-la-Forêt n'est pas une commune riche mais devient petit à petit une commune de "riches”... attention à la gentrification ! Toutes les activités ont un coût, certaines sont mêmes chères ; le périscolaire est pour beaucoup de familles, deux fois plus cher que dans les autres communes de l’aire cantilienne, la cantine représente également un budget non négligeable. Quentin estime que pour beaucoup de familles aux revenus moins importants, participer à la vie associative ou bénéficier de certains services est compliqué, voire prohibitif. Il regrette que certains enfants ne puissent accéder plus facilement à des activités culturelles ou sportives. À ses yeux, la politique de la commune sur les tarifs des services communaux et notamment sur leur dégressivité, ou sur la politique d’aide à l’accès à certains activités culturelles ou sportives, gagnerait à offrir plus de “justice” pour tendre vers une meilleure égalité des chances dans l’accès à des services ou activités qu’il juge essentielles.

Penser aux générations futures

Et puis, il se retrouve également dans les valeurs “écolo" du groupe qui constitue la liste.
Assurément il faut penser aux générations futures, envisager l'avenir et s'y préparer, réfléchir, à l’échelle de la commune, à des projets qui nécessitent le courage d'investir sur le long terme, qui permettent de favoriser les mobilités douces, de développer les énergies renouvelables comme par exemple, installer des panneaux solaires sur les bâtiments publics…
Quentin avoue qu'à priori, ayant fait une école de commerce, l'écologie, ce n'était pas vraiment acquis ! Il a été sensibilisé à ces questions par Lucie qui est beaucoup plus impliquée que lui sur ce sujet. En tout cas il n'a rien d'un “éco-terroriste” (terme qu’il trouve débile d’ailleurs) ! Il dit simplement que parfois, dans l'intérêt général, il faut savoir prendre des décisions utiles, même si elles bousculent un peu nos habitudes et provoquent quelques protestations ou une inquiétude de perte de confort chez certains.

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UN ENGAGEMENT COLLECTIF POUR UNE AUTRE VISION

Posted by La rédaction on 13 Fév 2026 in Elections, Municipales 2026
UN ENGAGEMENT COLLECTIF POUR UNE AUTRE VISION

UN PROJET AMBITIEUX AU SERVICE DES COYENS

En mars prochain, nous élirons nos représentants au conseil municipal pour les sept années à venir. Ce choix est crucial pour l'avenir de notre commune : il faut lui donner les moyens de répondre à de nombreux défis et, en particulier, aux nouveaux enjeux sociaux et environnementaux.

Le maire sortant, François Deshayes, a diffusé un bilan de son mandat. Forcément, ce bilan est présenté comme globalement positif et les réalités les moins flatteuses n'y figurent pas… mais nous ne les oublions pas.


QUELS CONSTATS À L’ISSUE DU MANDAT ?

• La maison médicale a perdu presque tous ses médecins alors que des solutions concrètes et réalistes ont été proposées,
• Les services à la population se sont dégradés : la commune a perdu son bureau de poste (merci au G20 qui a repris une partie de ses services), la collecte des déchets n'est plus satisfaisante (coût et prestation),
• Des services indispensables manquent pour répondre aux besoins de certaines catégories de la population (mobilité des personnes âgées ou en difficulté, garde des tout-petits, intégration des adolescents à la vie du village…),
• La difficulté de se loger à Coye-la-Forêt s'accroît, surtout pour les ménages modestes et les jeunes souhaitant rester dans la commune, qui ne compte aujourd'hui plus que 13 % de logements sociaux contre 20 % auparavant,
• La municipalité sortante n'a pas été à la hauteur des enjeux climatiques : elle n'a pas respecté les engagements pris lors de la précédente campagne autour du Pacte Coyen construit par l'association Coye en Transition,
• Les différentes consultations citoyennes et les études coûteuses n'ont abouti à rien de concret (Domaine des Trois Châteaux) ou de réellement bénéfique (plan de mobilité).


Face à ces constats, nous avons choisi de nous engager pour notre commune en fixant d'autres priorités et avec une approche plus démocratique. Nous en sommes convaincus : c'est ensemble que nous bâtirons l'avenir de Coye-la-Forêt, en rassemblant les énergies, en faisant confiance à l'intelligence collective et en innovant pour préparer demain.

Nous proposons des actes concrets pour une commune plus solidaire, plus respectueuse de chacun et de l'environnement exceptionnel dont nous avons la chance de profiter :

• La création de postes de médecin salarié en appui avec une maison médicale proche déjà existante,
• Le rétablissement de services publics de proximité (services postaux et service d'aide à la mobilité) en les faisant assurer par la commune,
• La création d'un lieu permettant l'accueil, dans des conditions adaptées, de tout-petits et des assistantes maternelles qui les gardent,
• L'ouverture d'un espace d'accueil et d'activités pour répondre aux besoins spécifiques des adolescents et la mise en place d'un conseil municipal des jeunes (collégiens et lycéens),
• La diversification de l'offre de logements pour favoriser, par la réglementation voire l'acquisition, la mixité sociale et le logement intermédiaire, afin de conserver un nombre d'habitants garantissant l'avenir de nos écoles, commerces locaux et associations,
• La nomination d'un adjoint chargé de la transition écologique qui veillera à la cohérence de l'action publique par rapport aux enjeux climatiques et mènera des actions concrètes en ciblant en priorité le développement des énergies renouvelables sur le bâti public et privé, le respect de la biodiversité et la lutte contre la pollution de l'eau,
• L'amélioration de la maintenance et l'évolution de nos équipements municipaux pour assurer leur pérennité et les adapter aux nouveaux enjeux (récupération des eaux de pluie, entretien et isolation de certaines infrastructures accueillant du public, installation de panneaux solaires aux endroits propices…),
• Enfin, davantage de transparence pour faire vivre la démocratie locale, en filmant et diffusant les séances du conseil municipal, en rendant compte chaque année des actions menées au cours de réunions publiques, en animant des assemblées citoyennes ou conseils de quartier…


Nous nous donnerons les moyens de mener à bien ces projets au service de tous, dans un souci constant de justice fiscale et sociale : nous veillerons à l'équilibre des finances locales et choisirons les meilleures options pour réaliser les investissements nécessaires.

 

Pour découvrir plus en détail toutes nos propositions et les portraits des candidats, n'hésitez pas à consulter notre page Facebook (www.facebook.com/ecologiegauchecoye) ainsi que notre blog (http://coye29.com).
Réservez dès maintenant votre soirée du jeudi 12 mars pour assister à notre réunion publique à 20h30 au Centre Culturel.

 


Nos candidats, par ordre sur la liste :
Claude Lebret, Noor Stokwielder, Patrick Broutin, Estelle Darondeau, Fabrice Domenech, Anne Krenzer, Ludovic Albarracin, Isabelle Croizer-Garnung, Vincent Pradel, Dominique Derrien-Charpiot, Julien Derimay, Isabelle Domenech, Abdelmjid Frikach, Cécile Malet, Stéphane Feignon, Mathilde Perrichon, Quentin Demade, Karine Palacios, Thierry Charpiot, Sofia Petrini, Hugues Morin, Marie-Alix Laurent, Bernard Forticaux, Maud Adam, Michel Scorzato, Marie-Louise Barnier, Olivier Manceron, Marion Favry, Anthony Roche.


 

UN ENGAGEMENT COLLECTIF POUR UNE AUTRE VISION

 

UN ENGAGEMENT COLLECTIF POUR UNE AUTRE VISION
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ENTRETIEN AVEC VINCENT PRADEL

Posted by La rédaction on 13 Fév 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC VINCENT PRADEL

Vincent Pradel a quarante-neuf ans, père de deux filles de treize et six ans. Il a fait une école de commerce et travaille aujourd'hui à l'analyse de données dans le domaine des vins et des spiritueux. Mais ce n'est pas fondamental. Ce qui importe pour lui, ce qui est grave et urgent, c'est le réchauffement climatique et la catastrophe écologique à venir. C'est à cela qu'il faut se préparer sérieusement et sans perdre de temps.

L'éveil à l'écologie
Vincent a grandi à Paris, dans le XXe arrondissement, loin de la nature. Il a reçu une éducation catholique à laquelle il doit peut-être son refus de l'injustice et de la misère, son sentiment de culpabilité vis-à-vis des inégalités sociales et, très jeune, son engagement à gauche, malgré les opinions contraires de ses parents. Sa prise de conscience écologique est venue plus tard. C'est en voyant des images terribles à la télévision : des oiseaux mazoutés, des baleines échouées sur les plages, des phoques assassinés, des manchots allongés sur la banquise. Lui qui aime les animaux, il s'est insurgé : c'est l'activité des humains qui conduit à ça ? L'homme est en train de tuer les animaux. C'était un premier déclic. Mais quand Vincent aborde un sujet, il se lance à fond ! Donc il a creusé la question, il a beaucoup lu et a pris conscience de la gravité de la situation : l'effondrement de la biodiversité, le réchauffement climatique, les pollutions, toutes choses qui provoquent la destruction rapide de notre environnement et qui vont bientôt rendre la planète inhabitable.

L'écologie doit être centrale...
Maintenant il y a urgence : à Coye-la-Forêt comme ailleurs, il faut se préparer aux chocs à venir. C'est pourquoi , avec quelques autres convaincus, il a créé l'association Coye en Transition dont il est actuellement le président. En effet il trouve que la gestion actuelle de la municipalité est très loin du compte. Le bilan de M. Deshayes ? des écocups et des racks à vélos ! En début de mandat, il avait été décidé qu'il y aurait un adjoint au maire et une conseillère spécialement chargés des questions écologiques, le premier sur les grand projets, la deuxième sur les questions de vie quotidienne : l'un et l'autre, impuissants, ont démissionné de leurs fonctions.

la démocratie aussi...
Car le deuxième problème dans la gestion actuelle, c'est l'absence de démocratie. Vincent, en tant que représentant de Coye en Transition, a participé à de nombreuses réunions au sein de la commune : sur le PLU, les Trois Châteaux, la boucle d'autoconsommation solaire et le plan de mobilité. Il a donc vu comment ça se passe . On ne peut pas dire que M. Deshayes fonctionne sur le mode autoritaire mais il n'y a pas de place faite à d'autres points de vue que le sien ou d'autres orientations. Ceux-là, qui émettent des réserves sur la gestion actuelle, sont rapidement amenés à démissionner car ils ne sont pas entendus. De sorte que, malgré les apparences, M. Deshayes gouverne en solitaire. Mais sans ambition, sans conviction, sans autre souci qu'une gestion routinière, sans vision à long terme et sans prise en compte de l'urgence de la transition écologique. Tout le contraire de ce que souhaiterait Vincent qui n'imagine pas que le conseil municipal auquel il participerait soit monolithique.

et le "vivre-ensemble".
Car il est un autre sujet qui lui tient à cœur : c'est la mixité sociale. Il regrette qu'il n'y ait pas de porosité et d'échanges entre les deux écoles de Coye-la-Forêt. On pourrait imaginer des actions communes où seraient réunis tous les enfants du village, quelles que soient leur localisation, leurs origines et leur condition. . Certes du fait de sa taille, la ville de Coye la Forêt n'est pas obligée, sous peine de sanction financière, d'héberger au moins 20 % de sa population en logement social (Loi SRU, Solidarité et renouvellement urbain), mais ce serait bien qu'elle le fasse. Si la population est mélangée, il n'y a pas de problème majeur. Il ne faut pas créer de ghetto, facteur de méconnaissance et de préjugés, voire d'hostilité. L'épouse de Vincent est enseignante, professeuse de français au lycée de Montataire. Elle aussi considère qu'il faut dès l'enfance apprendre à se connaître afin de vivre en paix ensemble. Il ne faut pas cultiver l'entre soi.

Vincent est généreux mais exigeant, autant avec les autres qu'il l'est avec lui-même, et il essaie de vivre en conformité avec ses idées.

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ENTRETIEN AVEC ISABELLE CROIZER

Posted by La rédaction on 12 Fév 2026 in Elections, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC ISABELLE CROIZER

Un beau regard sur la vie

Coye-la-forêt, la nature, le vélo, la musique

Quand elle arrive, tout est dit. Casque, lunettes, chaussures de randonnée, et le vélo appuyé contre la haie. Ensuite, on voit les yeux bleus et les boucles.
« La nature est importante pour moi, j’aime marcher, partir en randonnée, rouler à vélo. Le vélo est mon moyen de transport, je roulais déjà à vélo à Paris, où je suis née en 1964, et j’ai retrouvé cette liberté de mouvement à Coye où je peux aller aussi bien à Gouvieux qu’à Lamorlaye ou Chantilly. Je n’ai pas besoin de voiture personnelle.
Lors d’une journée du patrimoine en 2019 j’ai découvert Coye-la-forêt à pied, en suivant le guide qui était notre maire actuel. J’ai su tout de suite que c’était là que je voulais habiter. C’est mon mari qui a trouvé la petite maison aux volets verts pour laquelle toute la famille a eu un coup de cœur. Et nos voisins sont devenus des amis précieux. » Rien d’étonnant qu’Isabelle ait rejoint La Sylve, l’association faite pour elle, pour les marcheurs et les amoureux du patrimoine. D’ailleurs cette année elle a postulé pour entrer au conseil d’administration dont elle fait désormais partie.
Isabelle connaît bien les associations de Coye-la-forêt et justifie ses choix, le chant aux TRHT et dans l’ensemble vocal Vespéris, ainsi que les cours de guitare : « J’ai besoin de cet accompagnement musical, et l’environnement associatif me motive pour retrouver la santé. »

Les autres

« La nature est importante pour moi » a-t-elle dit d’emblée. « Mais les autres aussi », ajoute-t-elle. « Sans les autres on n’est rien ; si on ne donne rien, on ne reçoit rien. » On comprend vite pourquoi elle est infirmière puéricultrice, intervenant aussi bien en crèche qu’au domicile des parents : « La puériculture m’a appris à observer, à mieux connaître les autres, à comprendre la dynamique d’une famille qui se crée. C’est un métier qui nous ouvre aux autres, on apprend le savoir-être, et on a donc l’occasion d’aborder la complexité humaine ; quand on regarde les enfants, on apprend sur l’humain.»

L’intérêt d’Isabelle pour les élections municipales n’étonne pas, car cet engagement complète ses autres choix. Elle se dit plutôt en retrait, et pour cette raison elle est satisfaite d’avoir saisi l’occasion de rejoindre un nouveau groupe, d’apprendre des autres, de travailler en groupe et d’éprouver une fois de plus « la richesse du collectif ».
Sans les autres on n’est rien.

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