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Les leçons du fumier

Posted by Jacqueline Chevallier on 12 Jun 2026 in Tribunes Libres
Les leçons du fumier

À une lettre ouverte qui lui a été adressée par un collectif citoyen à propos de la montagne de fumier à l’entrée de la ville, M. le maire choisit de répondre en donnant des nouvelles sur Facebook, pas dans les boîtes aux lettres, pas même sur le site de la mairie où il est question du nettoyage mécanisé des rues et de la collecte des déchets mais où l’on ne trouve strictement aucune information concernant le fumier accumulé depuis plus d’un an sur notre territoire, sans aucune protection, à même le sol et à côté d’une rivière.

C’est donc sur Facebook que l’on apprend que M. le maire a pris un arrêté enjoignant les responsables de la filière équine de déblayer le terrain à la date du 1er juin au plus tard sous peine d’amende.

D’après ce que j’entends dire, c’est encore Facebook qui nous informe que le préfet demande un moratoire d’une semaine pour l’exécution de l’arrêté municipal, ce qui est assez paradoxal quand on sait que le règlement sanitaire départemental auquel il est contrevenu ici de façon éhontée est édicté par la préfecture elle-même. Quelle forme a pris la demande du préfet, je l’ignore. Un coup de fil ? Une décision écrite ? Quelle ont été les tractations ? Qui est intervenu, auprès de qui ? Mystère ! Quoi qu’il en soit, on peut se demander qui gouverne au juste dans ce pays : les autorités administratives et politiques, ou les lobbies ?

Bref ! C’est encore sur Facebook qu’on nous annonce que le tas de fumier a été complètement évacué et que la plate-forme du Mont de Pô a été réouverte pour la période du 5 juin au 4 septembre. Retour à la case départ, en somme ! On se souvient que le fumier a atterri à Coye-la-Forêt lorsque l’Institut de France s’est ému de le voir s’entasser au Mont de Pô, risquant de provoquer une pollution du terrain et de la nappe phréatique. La noria des camions est donc repartie dans l’autre sens.

Faire et défaire, c’est toujours travailler, comme disait ma grand-mère. C’est aussi continuer à consommer du carburant, à produire du CO2 et des microparticules, à empoisonner l’atmosphère, et tout ça en boucle, pour rien ! Sur le site officiel de Coye-la-Forêt, on trouve la reproduction d’un document émanant du ministère de la santé où il est indiqué qu’«en France, la pollution entraîne 48 000 décès prématurés chaque année.» Et si, au lieu de nous donner des conseils pour se protéger des pollutions, le gouvernement faisait en sorte qu’on cesse de les produire… et si les préfets, représentant du gouvernement en région, faisaient appliquer les textes qu’ils ont eux-mêmes élaborés pour la protection des populations et de l’environnement…

Conclusions :
• Il faut aller sur FaceBook pour savoir ce qui se passe à Coye. Or pour différentes raisons on peut ne pas vouloir, ou ne pas pouvoir, être abonné à ce réseau social (comme aux autres, d’ailleurs). Clairement il y a un manque de communication officielle de la part de la mairie sur ce sujet qui a fait polémique, a été abordé en conseil municipal et a fait l’objet d’une plaquette jointe à La lettre de Coye. Toutes ces informations passées fugitivement sur Facebook devraient figurer dans la rubrique « Actualités » du site de la mairie.
• Dans notre beau pays qui se vante d’être démocratique, l’état de droit n’est pas respecté. Ce sont les lobbies qui gouvernent. La filière équine n’en est qu’un exemple parmi d’autres, mais ici la démonstration est flagrante.
• L’élevage des chevaux de course est une activité très polluante qui n’a aucun respect de l’environnement (cf. également les pistes fibrées  et les emballages en plastiques qui s’accumulent devant les écuries). Pour quelle utilité réelle ?

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HEPATIK GIRL à Coye-la-Forêt : humour et habitat inclusif avec l’APAJH Oise

Posted by Claude Lebret on 02 Jun 2026 in Tribunes Libres
HEPATIK GIRL à Coye-la-Forêt : humour et habitat inclusif avec l’APAJH Oise

Dans le cadre de la 1ère semaine de l’Habitat Inclusif, des 50 ans de la Fédération APAJH et des 60 ans de l’APAJH Oise, l’APAJH Oise organise un spectacle gratuit le vendredi 5 juin 2026 à 20h30, à la salle Claude Domenech, au centre culturel de Coye-la-Forêt.

Cette manifestation se déroulera sous le parrainage de Jean-Marie Caillaud, préfet de l’Oise, et de Nadège Lefebvre, présidente du Conseil départemental de l’Oise.

Le public pourra découvrir HEPATIK GIRL, une épopée auto-immune, un seule-en-scène humoristique interprété par Marie-Claire Neveu.

Dans ce spectacle, Claire souhaite acheter un appartement alors que trois maladies chroniques ont élu domicile dans son corps. Pour convaincre les assurances, elle doit prouver qu’elle est en pleine forme, qu’elle ne tombera jamais malade et, surtout, qu’elle ne mourra pas. Une traversée drôle et sensible autour du corps, de la maladie chronique et des absurdités administratives.

Le déroulement de la soirée sera le suivant : présentation de l’Habitat Inclusif de Coye-la-Forêt par le docteur Yves Dulmet, sketch d’ouverture par Laurent Domingos, président du Festival Théâtral de Coye-la-Forêt, représentation de HEPATIK GIRL par Marie-Claire Neveu, puis cocktail.

Informations pratiques

Vendredi 5 juin 2026 à 20h30
Salle Claude Domenech
Centre culturel, rue d’Érivaux
Coye-la-Forêt

Entrée gratuite.

HEPATIK GIRL à Coye-la-Forêt : humour et habitat inclusif avec l’APAJH Oise
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Corpus Machin

Posted by Jacqueline Chevallier on 30 Mai 2026 in Festival théâtral
Corpus Machin


Le titre de la pièce n’a pas attiré le public et le sujet non plus, sans doute. C’est dommage car il y avait à apprendre et à partager avec ce Corpus Machin. Il y est à nouveau question d’identité.

Corpus Machin

Le comédien, après s’être dépouillé de son costume noir de Zorro Bibendum, se présente à nous en costume clair et souple, tout le contraire de ce qui est conseillé aux gros qui doivent, pour amincir leur silhouette, s’habiller de sombre et se corseter dans des vêtements rigides. Si la décence le permettait le comédien serait même nu, car ce qu’il vient nous dire, c’est ça : voilà dans quel corps j’habite, un corps gros, adipeux, essoufflé, suant, dégoulinant, « morbide» comme s’expriment les médecins indélicats, un corps malade qui, je le sais, ne vivra pas vieux ; voilà, je n’ai rien à vous cacher et je vais vous dire comment on vit avec un corps comme celui-là.
Et de nous parler de ce que tous les gros connaissent, de l’effet yoyo, des efforts inutiles, des obsessions (ah ! l’IMC : l’indice de masse corporelle qui descend si difficilement – victoire, j’ai perdu 200 grammes ! – et qui remonte si vite – j’ai repris trois kilos), des frénésies d’engloutissement, à avaler des barres de sucreries hypercaloriques l’une après l’autre, quasiment en apnée, jusqu’à s’en étouffer ; et d’évoquer les angoisses, les remords, la culpabilité vaine et inutilement torturante ; et de raconter les chaises de mauvaises qualité qui s’effondrent sous son poids et les accoudoirs trop serrés qui lui interdisent de s’asseoir et la place qu’il prend sur les banquettes dans l’espace public. Mais est-ce sa faute ?
Le comédien nous parle sans fard du calvaire que c’est de vivre dans ce corps-là. Ainsi le gros porte sa croix. Il peut être le plus intelligent, le plus aimable, le plus raffiné des individus, il sera d’emblée traité de « Gros porc », assigné à cette identité. L’injure grossophobe est aussi violente et aussi insupportable que l’injure raciste.
Avec beaucoup de sincérité, Pascal Reverte nous fait vivre de l’intérieur les difficultés qu’il rencontre dans la vie de tous les jours mais surtout les souffrances qu’il endure.
Le plaidoyer est émouvant, il faut espérer que les spectateurs désormais regarderont différemment ces gros qui prennent tant de place et qui pourraient quand même bien faire un effort ! Le comédien semble leur dire : Ô vous qui avez la chance d’avoir un corps normal, soyez bienveillants.
Ayez pitié, ayez pitié de moi,
À tout le moins, s'il vous plaît, mes amis !

Souhaitons qu’il soit entendu !

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Un arrêté pour faire semblant

Posted by Jacqueline Chevallier on 30 Mai 2026 in Tribunes Libres, initiative citoyenne
Un arrêté pour faire semblant

M. le maire vient enfin de prendre un arrêté municipal, le 18 mai 2026,pour enjoindre les responsables de faire disparaître le tas de fumier à l’entrée du village. Enfin ! sachant qu’il y a plus d’un an que ce dépôt massif se fait sur notre territoire dans des conditions absolument illégales, en contrevenant sévèrement aux règles d’hygiène et de sécurité qui s’imposent en la matière. On peut à cette occasion se poser plusieurs questions. Après réflexion chacun y répondra comme il voudra….

On peut se demander d’abord pourquoi cet arrêté vient si tard. Il aurait dû être pris dès que l’infraction a été constatée et en tout état de cause immédiatement à la suite de la lettre ouverte envoyée à François Deshayes par le collectif citoyen Raleta le 20 avril 2026 https://coye29.com/blogs/blog2.php/2026/04/23/pour-faire-cesser-le-depot-de-fumier-route

L’arrêté n’était pas difficile à rédiger : il suffisait de reprendre l’argumentaire développé dans la lettre en question. C’est d’ailleurs ce qui est fait, au bout du compte : tous les « considérant » sont quasiment mot pour mot une reprise de la lettre ouverte, mais avec un mois de retard. Faut-il mettre ce délai sur le dos des « lenteurs administratives » ou résulte-t-il d’une connivence entre les différentes parties ?

L’article 1 de l’arrêté indique qu’à partir du 23 mai tout nouveau dépôt est interdit. C’est en effet la première mesure à prendre. Et l’article 2, intitulé « Mise en conformité ou évacuation », fixe au 1er juin inclus la date limite pour procéder à la disparition complète du tas de fumier. On peut se demander si, en fixant cette date, M. le maire ne cherche pas tant à ce que la parcelle soit effectivement débarrassée des fumiers qui s’y amoncellent qu’à couper l’herbe sous les pieds du collectif citoyen qui avait fixé à la fin mai la date limite pour déposer une plainte. Quoi qu’il en soit l’opération est irréalisable : il faudrait un train continu de camion pour évacuer en 7 jours la montagne de fumier qui s’est accumulée depuis des mois. Or pour l’instant on ne voit rien bouger.

On peut se demander également quel est le sens de l’article 3 de l’arrêté, intitulé : « Restriction d’accès au public à la seule zone de dépôt ». Comment le maire de la commune est-il en droit de réglementer, et en l’occurrence de limiter, l’accès du public à un terrain privé ? C’est pour le moins étrange. On a tous déjà vu ici ou là des panneaux : « Propriété privée – Défense d’entrer ». Il n’y a pas besoin d’arrêté municipal pour ça ! Ce terrain, avant qu’il ne soit un dépotoir, était d’ailleurs fermé par des grilles et un portail et nul n’y pénétrait. De la part d’un maire, réglementer l’accès à un terrain privé, n’est-ce pas de l’excès de pouvoir ? Du coup, on peut se demander pourquoi il a semblé nécessaire d’édicter une telle mesure.

Dès lors et très logiquement on peut se demander qui pourra vérifier que l’arrêté est bien respecté : M. le maire lui-même qui depuis plus d’un an ferme les yeux ? Ira-t-il dès le 1er juin constater que le tas est toujours là et infliger l’amende dont l’arrêté menace le contrevenant. En tout cas, les membres du collectif sont clairement indésirables sur le terrain.

Enfin et surtout, il était question que des analyses soient effectuées. On nous dit que France Nature Environnement a porté plainte. Cette organisation a-t-elle exigé que des analyses par des experts indépendants soient effectivement réalisées ? Quels en sont les résultats ? Qui nous dira dans quel état de pollution se trouvent le terrain, la nappe phréatique et le cours d’eau après plus d’un an de stockage sans qu’aucune des précautions imposées par le règlement sanitaire ne soit respectée ? Voilà que M. le maire, tout d’un coup, se donne l’air d’être intransigeant alors que depuis plus d’un an les contrevenants agissent en toute impunité et qu’ils ne seront pas inquiétés, ni a fortiori poursuivis, pour les dégâts qu’ils auront pu causer.

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Du pain et des roses !

Posted by Olivier Manceron on 30 Mai 2026 in Tribunes Libres
Du pain et des roses !

Puisque de telles fleurs ne durent que du matin jusques au soir, les roses de notre mois de Mai croissent et fleurissent mais auront vécu l’espace d’un printemps. Nos jardins débordent d’explosions de bonheur où domine la couleur rouge, le rouge passionné, le rouge de la ferveur de vivre. Que de velours, si infinis qu’on en voudrait des baisers ! Que de pétales à l’incarnat sanglant, nourris du sang accroché aux épines ! Depuis le temps que les griffes des rosiers lacèrent les mains assassines, accrochent les doigts goulus de ceux qui préfèrent arracher la vie, quitte à se déchirer, plutôt que de la goûter, plutôt que de se nourrir de ce long moment délicat, accord parfait entre le galbe velouté du pétale et la senteur pulpeuse du cœur. Nombreuses sont les fleurs prêtes à égaler et même à dépasser la splendeur de la rose. Chaque pays, chaque continent s’évertue à inventer sa fleur la plus belle, sa plus fabuleuse, au parfum le plus entêtant et aux essences les plus envoûtantes, parées des tentations les plus luxuriantes. Venue d’un Ispahan de légende pour s’emparer des douceurs de la Loire, conquérir l’Angleterre et notre Picardie, les roses ont construit notre Europe. Quand les guerres ont fini d’ensanglanter les sillons, de rougir les fossés et d’enflammer les horizons, les roses sont restées. Elles sont devenues le symbole de la vie, de la justice et de l’égalité entre les êtres humains. Celui qui honore la rose sans la cueillir, honore l’amour et donne la vie. Les manifestations de femmes ouvrières aux États-Unis en 1909 ont consacré l’indispensable accord du besoin biologique de vivre de pain avec l’exigence de respect, d’amour et de poésie qui donne du sens à la vie. Les mignonnes du monde entier n’ont pas à attendre la main vorace et velue d’un quelconque vieux poète pour aller voir à la vesprée si leurs roses ont gardé les plis de leurs robes pourprées. L’amour n’appartient qu’à celle et à celui qui sait s’émerveiller de ce qu’il puisse encore éclore au soleil. « Cueillez, cueillez, » disent les prédateurs, quand ils cueillent la jeunesse des femmes et des enfants. Ils sont persuadés qu’en dévorant leurs beautés, ils ne se verront pas ternir de vieillesse dans le miroir de la vérité. Eternel fantasme des conquérants, ivres de leur propre puissance, qui détruisent le monde et les gens sur l’autel de l’imposture dans leurs délires de vie éternelle. Les roses explosent de vie dans nos jardins fleuris, malgré le retour incohérent des canicules incandescentes que génère la folie guerrière pour la conquête de l’éternité.

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Coye-la-Forêt : Un bois entier disparu… et des solutions pour éviter que ça recommence

Posted by Karine Palacios on 15 Mai 2026 in Tribunes Libres, initiative citoyenne
Coye-la-Forêt : Un bois entier disparu… et des solutions pour éviter que ça recommence

Ce qui s’est passé

Sur le terrain du centre de bien-être, les nouveaux propriétaires ont fait abattre tous les arbres, y compris quelques-uns situés dans l’Espace Boisé Classé, sur 10 mètres de large le long de la route. Une évaluation écologique de la parcelle principale, non classée, aurait été réalisée par le PNR, mais son compte rendu n’a pas été publié, à notre connaissance, rendant impossible toute contestation.

Coye-la-Forêt : Un bois entier disparu… et des solutions pour éviter que ça recommence

Résultat : un écosystème entier a disparu en quelques jours, alors que les arbres coupés paraissaient en bonne santé (section Coye-la-Forêt : Un bois entier disparu… et des solutions pour éviter que ça recommenceimpeccable, feuillage abondant et verdoyant selon les observations sur place). Leur valeur économique, sociale et écologique aurait pu être évaluée grâce au Barème de l’Arbre : https://www.baremedelarbre.fr. Là encore, pas de trace.
Le jeune constructeur nous a confié : "On n’aime vraiment pas couper les arbres. Mais sur ce chantier, les instructions étaient de tout couper."
Sans transparence sur les expertises, et sans aucune protection de la majeure partie de la parcelle, impossible de s’opposer à cette coupe rase.

Coye-la-Forêt : Un bois entier disparu… et des solutions pour éviter que ça recommence

En conséquence, les dispositions du permis de construire, qui doivent être conformes au PLU et donc respecter les Espaces Boisés Classés (EBC) qui y figurent, ne peuvent pas être ignorées. Toute infraction à ces règles, ou à toute autre obligation stipulée dans le permis, doit faire l’objet de sanctions. En cas de manquement avéré, un recours pourrait être envisagé.

Pourquoi c’est inacceptable ?

Coye-la-Forêt : Un bois entier disparu… et des solutions pour éviter que ça recommence- Biodiversité en danger : Les grands arbres abritent des nids, des pollinisateurs, des mammifères. Leur disparition fragilise tout l’écosystème local, fait augmenter la température et assèche durablement le terrain à plus long terme, surtout en bord de Thève, un milieu déjà sensible où l’absence d’ombre intermittente déséquilibre le milieu aquatique.
- Climat et cadre de vie : Moins d’arbres = plus de chaleur, moins d’oxygène, moins d’oiseaux, un village moins agréable.
- Patrimoine et valeur économique : Ces arbres faisaient partie de l’âme de Coye-la-Forêt. Leur abattage représente aussi une perte financière et écologique, mesurable grâce au Barème de l’Arbre.
Note : Il y aurait eu une expertise préalable, mais nous n’avons pas trouvé de trace de la publication d’un compte rendu. Il est d’ailleurs hautement improbable qu’une parcelle boisée aussi grande en bord de rivière n’ait aucune valeur écologique et n’abrite pas de nombreuses espèces attirées par la présence d’eau.

Comment éviter que ça se reproduise ?
D’autres communes l’ont fait. Nous aussi, nous le pouvons.

1. Utiliser les outils juridiques existants
- Espace boisé classé figurant déjà au PLU (cf. les articles L. 113-1 à L. 113-7, L. 121-27, L. 153-31, L. 153-34, L. 313-1, L. 421-4, R. 151-31 et R. 421-23 du code de l'urbanisme).
- Obligations Réelles Environnementales (ORE) : Protéger des arbres sur une parcelle privée pendant 99 ans, même en cas de revente.
- Déclaration des Droits de l’Arbre (2019, Assemblée nationale) : Reconnaît l’arbre comme un être vivant, pas un objet.
- Barème de l’Arbre : Un outil pour évaluer la valeur économique et écologique des arbres abattus, et justifier leur protection ou leur remplacement.

2.Adopter un Statut de l’Arbre dans le PLU
Coye-la-Forêt : Un bois entier disparu… et des solutions pour éviter que ça recommence- Protéger les arbres existants : Interdire les abattages sans évaluation écologique préalable et publiée, surtout pour les arbres matures, les alignements ou les bosquets denses.
- Imposer des compensations réalistes et encadrées : 1 arbre abattu = plusieurs jeunes arbres plantés (avec des essences locales et adaptées, pas des photinias ou des palmiers!), ou un arbre de circonférence minimale de 14/16 cm, comme à Crépy-en-Valois.
- Créer des zones tampons : 20 mètres de protection autour des lisières forestières et des cours d’eau.
- Exiger un suivi du repeuplement : Les obligations de replantation doivent être précises (essences, nombre, délais) et leur mise en œuvre effective contrôlée.

3. Agir concrètement
- Réaliser un inventaire des arbres, corridors écologiques et écosystèmes critiques à protéger (avec les élus municipaux, le PNR, Coye en Transition, la LPO, les citoyens).
- Modifier le PLU pour que la protection de la biodiversité soit la règle de départ, pas une option, et que l’évaluation écologique soit systématique et transparente avant tout abattage.

Coye-la-Forêt : Un bois entier disparu… et des solutions pour éviter que ça recommence

L’abattage du bois du centre de bien-être est un signal d’alarme. Avec les outils qui existent (PLU, ORE, Barème de l’Arbre) et la volonté collective, nous pouvons faire de Coye-la-Forêt une commune exemplaire en matière de protection du vivant et urbanisme responsable.
La question n’est pas de savoir si on en a les moyens. La question est : quand est-ce qu’on commence?

Pour aller plus loin :
- PLU de Crépy-en-Valois (2023) :
https://crepyenvalois.fr/app/uploads/2023/04/Reglement.pdf
- Déclaration des Droits de l’Arbre :
https://www.arbre-patrimoine.fr/declaration-des-droits-de-arbre/
- Barème de l’Arbre :
https://www.baremedelarbre.fr

Partagez vos idées ou rejoignez-nous pour protéger les arbres de Coye-la-Forêt !

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Toutes les choses géniales

Posted by francoise on 15 Mai 2026 in Festival théâtral
Toutes les choses géniales

Que faire quand on est enfant et qu’on a une mère dépressive et même suicidaire ?
On ne sait pas, à cet âge-là, que c’est à l’adulte à se prendre en charge, pas à l’enfant à aider l’adulte.
On se pose des Pourquoi ? à l’infini mais aucune réponse n’est satisfaisante.
Alors on cherche désespérément à réparer ce dont on est peut-être coupable.
Et on trouve, parce que les enfants sont inventifs : faire une liste de toutes les choses géniales.
En haut de cette liste on ne pense pas à mettre, ou peut-être on n’ose pas : il y a moi, moi ton enfant.
Alors on commence par des choses qui plaisent aux petits : glace …
On grandit, on tombe amoureuse, on se marie et puis le couple se défait. Forcément puisque rien n’a été résolu.
Et parce que la liste ne répare rien mais qu’il faut bien continuer à se battre contre ce vide, on la continue. Elle atteint des proportions improbables, reflet d’une guérison impossible. Pour trouver un million de choses géniales sur une durée de 50 ans, il en faut vingt mille par an, environ cinquante-cinq par jour à consigner soigneusement. Il reste bien peu de temps pour vivre sa vie. Cette liste est un addiction, une aliénation, le contraire d’une résilience.
La mère réussit enfin son suicide et rate définitivement son rôle de mère.
La liste, toujours aussi vaine, remplit des cartons, envahit tout l’espace après avoir envahi l’esprit.
Seule une psychologue-caniche blanc apportera l’apaisement.

Toutes les choses géniales

Pour aider les spectateurs à affronter le lourd sujet du suicide, on les fait souvent rire, on fait appel à eux pour clamer certaines idées. L’actrice s’y emploie avec énergie et talent.

Toutes les choses géniales
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Il n’y a pas de Ajar

Posted by francoise on 15 Mai 2026 in Festival théâtral
Il n’y a pas de Ajar

Qui suis-je vraiment, quelle est ma véritable identité ?
Suis-je juive ou antisémite ou juive antisémite ?
Suis-je une personne réelle ou un personnage de fiction ou une personne réelle imprégnée de tous les personnages de toutes mes lectures ?
Suis-je l’auteur Romain Gary ou son pseudo Émile Ajar, vielle juive ou jeune arabe ?
Suis-je homme ou femme ou trans ou tour à tour homme et femme ?
Suis-je intacte ou mutilée, muette ou jacassante ?
Suis-je un humain ou un caméléon qui finit par crever pour s’être posé au mauvais endroit ?
Suis-je déterminée par mes gênes ou façonnée par les traumatismes subis par mes ascendants ?
Quelle défroque me sied le mieux, pantalon, short, robe, blouson strict, justaucorps bariolé ?
Et quelle coiffure ? Blonde échevelée ou noire corbeau ?
Lequel de tous ces miroirs reflète mon vrai visage ? Tendre ou halluciné, grimaçant ou doux et blanc ?
Que cache mon rire grinçant ?
Mon inconscient recèle-t-il un cadavre puant ou des parfums suaves ?

Il n’y a pas de Ajar

Toutes ces questions et bien d’autres encore, on n’a pas l’habitude de se les poser de façon si dérangeante et à ce rythme effréné. Mais au-delà de l’interrogation « Dans quelle identité réductrice suis-je enfermée ? » ne faut-il pas aussi se demander « Pourquoi se sentir menacée par l’autre qui est différent et pourquoi vouloir l’empêcher d’être ? ».

Il n’y a pas de AjarL’actrice incarne chacune de nos possibles identités dans un tourbillon époustouflant.

Je ressors du spectacle bousculée, sonnée, éberluée, sidérée. Difficile après cela de s’endormir tranquillement.
Alors oui, je veux bien un cachou.

Il n’y a pas de Ajar
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La lettre de Coye de ce mois

Posted by Jacqueline Chevallier on 06 Mai 2026 in Vie municipale, Tribunes Libres
La lettre de Coye de ce mois

La lettre de Coye était accompagnée ce mois-ci d’un encart intitulé « Stockage temporaire du fumier hippique : information aux habitants »

Le titre, à lui seul, a de quoi interloquer car visiblement tout le monde n’entend pas le mot « temporaire » de la même façon. Si l’on en juge par la définition du dictionnaire, "provisoire" désigne une solution intermédiaire en attente d'une solution définitive, tandis que "temporaire" indique une durée limitée et prévisible. Reste à savoir ce qu’il faut entendre par « durée limitée ». Quelques semaines ? Quelques mois ? Le stockage en question se fait sur le territoire de Coye-la-Forêt dans des conditions absolument illégales depuis plus d’un an. Quant à la prévisibilité, on était jusqu’à présent dans le flou le plus total, il était question de fin 2025, maintenant, on nous parle de juin 2026. À ce train-là, qu’est-ce qui nous garantit qu’en juin on ne nous parlera pas de décembre ? On a un peu l’impression que les dates ne sont avancées que pour nous faire patienter. Les conditionnels employés dans le dernier paragraphe peuvent nous le faire craindre (« Le délai pour la construction devrait être de deux mois ). Fin juin ? On prend les paris ?

Une chose est certaine, le temporaire finit par durer. Et une autre chose paraît vraisemblable : s’il n’y avait pas eu de protestation citoyenne, il risquait de durer plus encore. Donc ne relâchons pas la pression !

On nous explique ceci dans le premier paragraphe : l’Institut de France constate que sur le terrain qu’il possède au Mont de Pô « les normes de stockage ne sont pas respectées risquant ainsi de polluer la nappe phréatique » et donc, en toute logique, l’Institut demande que le fumier n’y soit plus déversé. Et que fait France Galop ? Il déverse le fumier sur d’autres terrains, notamment à Coye la Forêt, en ne respectant toujours pas les normes de stockage et donc en risquant de polluer tout pareil la nappe phréatique. Quel progrès ! Se contenter de déplacer le tas de fumier et le remettre au Mont de Pô, loin du regard, comme il est suggéré, ne constitue pas une solution..

La dernière phrase laisse perplexe : « France Nature Environnement a dû porter plainte ». Que faut-il comprendre par cette expression ? A dû ? Elle a fini par y être obligée ? Ou bien : elle a vraisemblablement porté plainte, mais sans qu’on en soit bien certain ? Il semblerait que peut-être …

Est-ce que France Nature Environnement se soucie de défendre l’environnement de la même façon que les ministres de l’écologie se soucient de défendre l’écologie, c’est-à-dire en fermant les yeux et en obéissant aux injonctions des lobbies ? On peut légitimement se poser la question car, assez curieusement, mais de façon révélatrice, le document est co-signé par :

- le « Responsable exploitation France Galop », donc le contrevenant, responsable, oui, des nuisances constatées, et pollueur potentiel,
- le Maire de Coye-la-Forêt, qui est censé assurer la tranquillité des habitants et faire respecter le règlement sanitaire départemental sur le territoire de la commune,
- et la « Référente Hauts-de-France pour France Nature Environnement », dont on apprend qu’elle « a dû » porter plainte.

A-t-on jamais vu ça, un document cosigné, comme d’un commun accord, par le délinquant, le gendarme et le plaignant ? Dans quel drôle de monde vivons-nous ? À quoi servent les lois et les règlements si on peut les bafouer en toute impunité ?

Tout cela accompagné, sur le côté gauche de la page, d’un grand cartouche d’autosatisfaction dans lequel est vantée l’excellence de l’aire cantilienne en matière d’activités hippiques. Par exemple on nous indique qu’entre 2023 et 2026, on y compte 550 chevaux de plus, ce qui est implicitement présenté comme une formidable progrès. Sauf que si, parallèlement, on n’a pas prévu le moyen de stocker le fumier qui en résulte, c’est tout simplement irresponsable et il n’y a pas lieu de s’en réjouir.
.

Il est vrai que juste sous le titre de l’article, un ‘’ chapeau ‘’ nous annonçait tout de suite la couleur : l’ensemble du document sera à la gloire de la filière hippique et tendra à disculper totalement ses acteurs, alors que ceux-ci contreviennent au règlement sanitaire départemental de façon grave, durable, et sans terme assuré. Les auto-excuses et les profonds regrets ne changent rien au problème !

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Pour faire cesser le dépôt de fumier route de Lamorlaye : lettre ouverte au maire

Posted by La rédaction on 23 Avr 2026 in Vie municipale, initiative citoyenne
Pour faire cesser le dépôt de fumier route de Lamorlaye : lettre ouverte au maire

Le collectif RALETA, constitué des associations Coye en Transition et La Sylve ainsi que des habitants du Moulin des Bois et de la Jacquerie, a adressé le 20 avril 2026 une lettre ouverte à M. François Deshayes, maire de Coye-la-Forêt et à son conseil municipal.
Voici la copie de ce courrier pour vous alerter sur cette situation préoccupante qui nous concerne tous. Pour toute question : raleta@mailo.com

Monsieur le maire,

Depuis plus d'un an, des camions déversent du fumier sur le terrain de France Galop situé le long de la route menant de Coye-la-Forêt à Lamorlaye. En avril 2025, un responsable de France Galop a affirmé qu'il s'agissait d'une mesure "strictement transitoire" en attendant, disait-il, l’ouverture de la nouvelle unité de traitement des fumiers à Gouvieux. Un an plus tard, le transitoire dure toujours. La montagne de fumier est toujours là. Vous avez déclaré lors du conseil municipal du jeudi 2 avril 2026, qu’il y avait encore de longs mois à attendre.

Vous avez déjà été alerté sur ce problème, plusieurs fois et depuis de nombreux mois, mais nous ne constatons aucune évolution favorable.

Or, ce dépôt de fumier ne respecte aucunement les dispositions du règlement sanitaire départemental (RSD). Le RSD constitue le texte de référence pour imposer des prescriptions, en matière d'hygiène, de salubrité et de respect de l'environnement. Il a force contraignante et sa violation peut entraîner des peines d'amende de 3ème classe selon le décret 2003-462, article 7, du 21 mai 2003.

Pour faire cesser le dépôt de fumier route de Lamorlaye : lettre ouverte au maire

Le règlement sanitaire de l'Oise prescrit, en son article 155, que les fumiers doivent OBLIGATOIREMENT être "déposés sur une aire étanche, munie d'un point bas où sont collectés les liquides d'égouttage et les eaux pluviales qui doivent être dirigés, à l'aide de canalisations étanches [...] vers des installations de stockage étanches ou de traitement des effluents de l'élevage." De même que les eaux domestiques usées vont vers la station d'épuration et ne sont pas déversées dans la nature, de même les fumiers provenant des écuries sont soumis à des règles strictes pour des raisons de salubrité évidentes.
La réglementation interdit strictement tout écoulement dans le milieu naturel. Or sur le territoire communal, depuis plus d’un an, les fumiers sont entassés directement sur la terre et nul dispositif n'est installé pour recueillir les effluents, lixiviats et eaux de pluie souillées.

Ces manquements sont d'autant plus graves que cet amoncellement de fumier se situe sur une parcelle répertoriée en zone A (Agricole) sur le Plan Local d'Urbanisme (PLU) avec en mention supplémentaire "Zone humide potentielle", ce qui la rend plus fragile et devant être particulièrement protégée. En outre, elle est bordée par un cours d'eau : la Nouvelle Thève.
De plus, toujours en fonction du RSD, les dépôts ne doivent pas être entreposés à moins de 35 mètres des berges des cours d'eau : "l'ensemble de l'installation devra être conçu pour éviter tout écoulement, même accidentel, vers les cours d'eau et les fossés des routes" (art. 155-1). Ils se situent, dans le cas présent, à moins de 15 mètres.

Pour faire cesser le dépôt de fumier route de Lamorlaye : lettre ouverte au maireLes habitants du Moulin des bois et de la Jaquerie, tout comme les nombreux piétons et cyclistes qui circulent à proximité, sont fort incommodés par les odeurs de fumier, la prolifération de mouches et autres taons et le trafic incessant des camions. La route est parfois souillée par du fumier échappé des camions dont les roues pleines de boue salissent la chaussée et les trottoirs alentours sont recouverts de paille. Cela provoque des coûts pour la collectivité en raison du nettoyage nécessaire de la voirie et de son maintien en bon état. En outre, le carrefour n'est pas adapté à une telle activité. Les camions sont donc obligés de stationner sur les zébras du terre-plein central.

Enfin, la température à l’intérieur d’un tas de fumier peut monter jusqu’à 80°C : les risques d’incendie sont donc réels. Et ce, d’autant plus que le site où se trouve le fumier longe la départementale sur plusieurs dizaines de mètres. Un mégot de cigarette pourrait, à lui seul, être responsable d’une catastrophe. La crainte d’un incendie est d’ailleurs ce qui a motivé l’arrêt de l’entreposage du tas de fumier au Bois Larris à Lamorlaye.

De toute évidence, ce stockage "sauvage" ne respecte pas les prescriptions réglementaires en matière d'hygiène, de salubrité et de respect de l’environnement. Il y a en effet un risque de contamination de la nappe phréatique et de pollution de la rivière toute proche. La réglementation sanitaire s'impose à tous et vous vous devez de la faire respecter. Cette situation ne peut perdurer. Nous vous demandons instamment, monsieur le maire, d’user des pouvoirs de police que vous détenez au titre de l'article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT) pour faire respecter le règlement sanitaire et assurer le maintien de l’ordre, de la sécurité, de la tranquillité et de la salubrité publique sur le territoire de Coye-la-Forêt. Il est urgent que vous interveniez auprès de France Galop, gestionnaire de la parcelle, ou à l'encontre de toute autre personne physique ou morale responsable de cette infraction grave, afin d’y mettre un terme.

La production et le stockage de fumier sont un problème d'ordre privé dont ni les citoyens, ni la commune de Coye-la-Forêt n'ont à subir les conséquences. Ce problème concerne la filière équine et c'est à elle de le régler, dans le cadre légal décrit précédemment. La population et les riverains ont été patients, pendant de nombreux mois, mais il apparaît clairement que ce dépôt de fumier, à cet emplacement et dans ces conditions, doit cesser. Il est nécessaire que France Galop trouve un autre lieu de stockage. Nous vous prions donc de le lui faire comprendre et de faire appliquer la loi sur votre territoire.

Sachez que, d’une part ce courrier fera l’objet d’une large diffusion et d’autre part, si au 31 mai 2026, le tas de fumier est toujours entreposé route de Lamorlaye, nous nous verrons dans l'obligation de porter plainte.

Veuillez agréer, monsieur le maire, l'assurance de notre considération.

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Le muguet

Posted by francoise on 23 Avr 2026 in Tribunes Libres
Le muguet

Vous est-il déjà arrivé de passer en forêt à côté d’un vaste espace couvert de muguet en fleur ? Cela embaume délicieusement. Vous vous arrêtez longuement pour humer et savourer, remercier la nature pour ce cadeau.
Si cela vous est arrivé, vous avez bien de la chance.
Car dès qu’un brin de muguet ouvre quelques clochettes, un passant va le cueillir pour en profiter, ou pas, chez lui.
Si vous demandez pourquoi ne pas laisser cette fleur croître dans son milieu naturel où elle profitera à nombre de promeneurs et où elle vivra bien plus longtemps que dans un vase, on vous répondra que si on ne la cueille pas, quelqu’un d’autre le fera. C’est hélas vrai et c’est bien dommage.
Le muguet n’est qu’une humble fleurette inoffensive. Mais combien d’autres domaines où ce raisonnement mène au pire !

 

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Les associations, c’est politique

Posted by Olivier Manceron on 21 Avr 2026 in Tribunes Libres
Les associations, c’est politique

Les associations, c’est politique. Aux temps des rois, les associations agissent clandestinement. La Révolution dissout toutes les communautés religieuses et autres confréries charitables et interdit les associations d'ouvriers ou d'habitants qui veulent défendre leurs intérêts. Sous Napoléon, puis pendant le siècle qui suit, les associations populaires restent interdites et durement réprimées. Votée le 1er juillet 1901, par Pierre Waldeck-Rousseau, alors Président du Conseil, la loi consacre le droit à toute personne de créer une association sans autorisation préalable, tributaire uniquement du consentement de chacun. La liberté d'association devient un droit constitutionnel reconnu par les traités internationaux . Donc c’est politique. Les associations sont les briques des murailles de notre démocratie. Plus que l’entreprise qui orchestre l’organisation des tâches, la productivité du travail et consacre la hiérarchie sociale, l’association pense le partage des confiances et la mise en commun des espérances. L’histoire des sociétés, des firmes et des compagnies s’est déroulée dans l’ombre, sur l’autel du rendement et du bénéfice jusqu’à créer des empires, des pieuvres internationales au fond d’abîmes défiscalisés. L’association est moulée sur le modèle du bénévolat et de la collaboration désintéressée. Bien sûr l’humain reste l’humain. Les associations sont les champs clos des ambitions et des petits pouvoirs internes. En en sortant à temps, on peut débouler dans les jeux de quilles des compétitions électorales et des luttes partisanes. La vie sociale pourrait-elle se construire sur des structures uniquement associatives ? Fondées sur l’envie de communier sur ce qui dépasse l’intérêt individuel, elles solidarisent les efforts, construisent le collectif. Il y a une recherche de dépassement dans la vie associative peut-être même de transcendance. La vie entrepreneuriale cultive plus le pragmatisme et l’efficacité. Toutefois le moteur de l’entreprise, c’est l’accroissement, mesuré à l’aune du maître profit, en platine iridié, conservé dans les greniers des chambres de commerce et les sous-sols des établissements boursiers. Ô, Profit ! Quelles horreurs ont été commises en ton nom ! Alors oui, les associations, c’est politique.

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Conseil municipal du 2 avril : huis clos politique et malaise autour du fumier

Posted by La rédaction on 11 Avr 2026 in Vie municipale, Conseils municipaux
Conseil municipal du 2 avril : huis clos politique et malaise autour du fumier
Conseil municipal du 2 avril : huis clos politique et malaise autour du fumier

Après son installation le 22 mars, pour l’élection du maire, la nomination par le maire des adjoints, des délégués et des conseillers, le Conseil municipal poursuit sa mise en place, ce 2 avril, avec la nomination par le maire des délégués auprès des syndicats intercommunaux et sa désignation des commissions municipales.
Seule s’entend la voix du maire. Ni discussions, ni concertations. Tout est déjà prévu hors champ. Des énumérations fastidieuses, « les commissions sont survolées, les listes sont récitées, les votes expédiés ». Seule l’opposition se fait entendre, qui demande – sans l’obtenir – le poste de suppléant au PNR.

LES SYNDICATS COMMUNAUX
Les conseillers d’opposition obtiennent 4 suppléances :

- Claude Lebret au SICGPOV (parking de la gare),

- Estelle Darondeau et Noor Stokwielder au SITRARIVE (les cours d’eau),

- Claude Lebret et Noor Stokwielder au SIECCAO (champs captants d’Asnières sur Oise),

- Claude Lebret et Patrick Broutin au SIACCO (Aménagement et constructions des communes de l’Oise)

Et deux places de titulaire pour Claude Lebret :

- au Groupement d’intérêt économique (ADICO)

- et au Conseil national d’action sociale (CNAS)

 

LES COMMISSIONS MUNICIPALES

Monsieur le Maire annonce que 17 commissions sont mises en place, de 8 membres chacune : 6 membres pour la liste de François Deshayes et 2 pour celle de Claude Lebret, le maire étant président de chaque commission.

Urbanisme et PLU : Xavier Longa
Travaux : Xavier Longa
Grands projets : Xavier Longa
Vie scolaire, Petite enfance, Village des enfants : Nola Doutriaux
Conseil municipal d’enfants : Nola Doutriaux
Finances : Christian Montarnal
Santé : Isabelle Pigeon
Famille, affaires sociales, intergénérationnel, logement : Isabelle Pigeon
Associations, communication et bibliothèque : Laurent Saragoni
Animation, relation avec les commerçants et artisans : Laurent Saragoni
Transition écologique : Valérie Lemonnier
Voirie, assainissement, espaces verts, services techniques : Rodolphe Pierdon
Sécurité : Rodolphe Pierdon
Règlement du Conseil municipal : Laurent Saragoni
Impôts directs
Appel d’offres
Contrôle des listes électorales.

Deux conseillers supplémentaires sont nommés :
Vanessa Drobieux, déléguée auprès des commerçants et artisans
Julien Grimaldi, délégué aux Travaux

UN POLICIER MUNICIPAL PERMANENT
Après l’approbation des comptes de 2025, – et l’annonce d’une épargne de 4 333 000 € – la création d’un emploi permanent de policier municipal est soumise au vote. Aucun commentaire, aucune question… Silence de l’assemblée. On suppose que l’option a été discutée avant le Conseil.
La création de cet emploi est évidemment approuvée par tous les conseillers de la majorité.
Abstention des 4 conseillers de la liste de Claude Lebret.
Résolution adoptée.

LE BOURBIER DU FUMIER
Vient le moment de la question diverse, pendant lequel des débats peuvent s’engager. Quelques jours avant le Conseil, Claude Lebret, tête de liste de l’opposition, a remis au maire une question écrite, comme il en a le droit d’après le règlement du Conseil municipal. C’est au maire que revient la lecture de la question, qui prend le temps de faire remarquer sa bonne volonté puisque habituellement, en cas d’absence de l’auteur de la question – ce qui est le cas –, il n’y répond pas.

La question de Claude Lebret :
Conseil municipal du 2 avril : huis clos politique et malaise autour du fumierMonsieur Le Maire,
Je souhaite mettre en question diverse l'accumulation de fumier de cheval le long de la route de Lamorlaye qui est devenue préoccupante. L'association Nonette Nature aurait porté plainte. Qu'en est-il ?
La mairie était-elle prévenue, en amont, de l'activité de stockage de fumier, et avait-elle donné son accord ? Si oui, quelles étaient les garanties avancées à ce moment-là, sur la durée, le lieu, les modalités de stockage etc. Si non, pour quelles raisons vous avez accepté cette situation, qui, depuis déjà un an, a pris des proportions conséquentes en créant des nuisances.

Le lecteur peut penser que le terme « bourbier » choisi pour le titre de cette sous-partie est déplacé. Mais non ! Le dictionnaire Le Robert en publie le sens figuré : « situation embarrassante ». Et c’est exactement cela. La situation est très embarrassante pour Monsieur le maire pris entre deux feux, celui de ses administrés qui voient et sentent le fumier à l’entrée de leur commune, le long de la route et de la rivière, le fumier dont la hauteur ne diminue pas, depuis un an, déversé régulièrement par des camions sur une étendue herbeuse, propriété de France Galop, bordée par la Nouvelle Thève et les maisons de riverains. Et le feu adverse étant celui de la filière équine, dont les écuries se trouvent à Coye-la-forêt, Lamorlaye, Gouvieux, et Chantilly. Difficile à dire quelles écuries exactement ont choisi de se débarrasser de leur fumier à Coye-la-Forêt…

Vu le bourbier, il est très difficile de rapporter ici la réponse complète, exacte et précise de François Deshayes ; le rédacteur tentera de la résumer :

Conseil municipal du 2 avril : huis clos politique et malaise autour du fumierLe maire rappelle qu’il s’est déjà occupé de la question, la conseillère municipale, Cécile Malet, ayant posé une question sur le sujet au Conseil municipal de février. Le fumier a été évacué une première fois, mais le déversement a repris, plus important car le nombre de chevaux a augmenté ; aujourd’hui il y aurait 3 000 chevaux et l’on peut se réjouir car c’est la filière économique la plus importante de la région, précise le maire... Il y a actuellement deux plateformes de stockage, une à Coye-la-Forêt et l’autre à Gouvieux au chemin des Aigles. Un méthaniseur était prévu à Gouvieux, un projet très coûteux de 22 millions. Il y a des années que le sujet était évoqué mais aucune commune ne souhaitait l’héberger. Cela fait des mois, voire des années, que l’on cherche une solution.
Conseil municipal du 2 avril : huis clos politique et malaise autour du fumierLe maire dit avoir reçu un courrier de la Préfecture, destinée au propriétaire du terrain, suite au dépôt de plainte fait par l’association Nonette Nature. Le courrier n’aurait pas insisté sur l’urgence de trouver une réponse à la situation, mais a signalé l’infraction quand le stockage se fait à moins de 35 mètres de la rivière, et a rappelé sa responsabilité au propriétaire du terrain.
François Deshayes rapporte avoir aussi demandé un avis à Yves Dulmet qui aurait dit que sur le plan sanitaire la situation n’était pas inquiétante. Cependant des analyses de l’eau sont en cours. Le maire insiste sur le fait que si Yves Dulmet (médecin à la retraite, ancien président du Sitrarive, connu pour ses engagements pour l’environnement) n’est pas inquiet, si la Préfecture n’est pas plus vindicative, c’est qu’il n’y a pas de danger. Et s’il y en avait l’Office Français de la Biodiversité (OFB) n’aurait pas tardé à intervenir. Avec cette volonté de minimiser les impacts du fumier sur le site, il ajoute que « le fumier, c’est surtout de la paille » et que, comme il est éliminé rapidement, il n’a pas le temps de fermenter, les « jus » n’ont pas le temps de s’écouler dans la Thève.

Conseil municipal du 2 avril : huis clos politique et malaise autour du fumier

Le maire poursuit : En attendant la construction du méthaniseur , (la technique n’est pas au point) dans les carrières derrière le pont de Saint-Leu, (le site est en cours de rachat par Gouvieux, et il y a 18 mois de travaux…), une dalle de béton serait faite, le stockage du fumier commencerait là-bas au plus tard le 1° juillet.

(Parenthèse de la rédaction : ce qui est curieux, c’est que les chevaux, très beaux animaux, et leurs écuries, toujours soignées, les courses hippiques avec jeux d’argent et concours d’élégance resteraient dans le sud de l’Oise, avec le décor qui va avec, château de Chantilly, hippodrome, les trois forêts… tandis que plus au nord, avant le pont de Saint-Leu, seraient stockés les déchets , sur une dalle dans une carrière, ou traités dans un méthaniseur dont aucune commune du sud n’a voulu… on se demande pourquoi… (ndlr : risques de pollution des eaux et de fuites de gaz, sans compter la taille de la construction ?)

Conseil municipal du 2 avril : huis clos politique et malaise autour du fumierIntervention de Noor Stokwielder : Y avait-t-il des garanties écrites sur le stockage à Coye-la-Forêt, sur la temporalité et les conditions ? Apparemment il n’y a pas eu de garanties écrites… Et si c’est illégal, pourquoi ne pas avoir agi pour faire cesser cela ? Que les propriétaires et les entraîneurs n’aient pas de solution, c’est leur problème, pas le nôtre. Par exemple, si quelqu’un stockait une montagne de pneus de la même manière, on ne le laisserait pas faire même s’il ne pouvait pas faire autrement.
François Deshayes : On le sait, c’est pas bien, mais bon, ils n’ont pas d’autre solution. Et on n’a rien d’autre à leur proposer … Et c‘est la filière la plus importante du territoire.
Donc, devant la massue de l’enjeu économique et le lobby équin, rien à dire, rien à faire…

Stéphane Alcade, conseiller municipal de la liste majoritaire, intervient et relaie l’intervention de Noor Stokwielder : « C’est vrai, les entraîneurs n’en ont rien à faire, ce n’est pas leur souci. »
François Deshayes s’étonne aussitôt de sa réponse car « il vient de ce milieu ». Donc il devrait se taire ?
Gérard Lafitte, également conseiller municipal de la majorité, veut poursuivre sur l’intervention de Stéphane Alcade, mais aussitôt se fait stopper dans son élan par le maire qui lui dit de se taire.
Serait-il plus facile à un conseiller d’opposition de contester qu’à un élu de la majorité ? La libre parole est visiblement dans l’opposition.

En réponse à Estelle Darondeau et Patrick Broutin qui reviennent à la charge pour rappeler que ce n’est pas à la commune de Coye-la-Forêt de trouver une solution, que ce problème est celui du milieu équin, que ce stockage n’est pas légal… François Deshayes n’a qu’une réponse : « On n’a pas trouvé de solution ».

Patrick Broutin, conseiller d’opposition, rebondit :
« Nous pourrions mettre en place un groupe de travail pour être constructifs, car monsieur le maire tourne en rond sur le sujet : on n’a pas trouvé de solution, ce n’est sûrement pas grave sinon les autres auraient bougé (Pref, OFB…), le méthaniseur va arriver… etc.
Conseil municipal du 2 avril : huis clos politique et malaise autour du fumierTrès dubitatif, voire méprisant, le maire répète : Si la préfecture n’a pas été plus virulente, c’est que ce ne doit pas être grave…
Nola Doutriaux, qui vient d’être nommée adjointe, intervient et suggère de créer un « groupe de parole » sur la question. Mais elle est aussitôt muselée par un maire plutôt dédaigneux, qui finit par dire à Patrick Broutin : « Si vous voulez travailler sur la question, faites donc un groupe de travail.. Qui veut y participer ? »
Silence. Quelques mains timides se lèvent sans trop y croire, les conseillers ne doivent pas vraiment savoir s’ils en ont le droit… si le maire ne va pas désapprouver…

Sans trop attendre, d’un coup de clochette le maire lève la séance. Pas trop le temps de réfléchir au groupe de travail qui réunirait les conseillers des deux listes… Se fera-t-il ?

Vive les questions diverses qui libèrent la parole. Mais il est très utile de relire la question après avoir reçu une réponse, pour vérifier que le contenu de celle-ci répond bien à toutes les parties de celle-là.
Et si l’on relit la question de Claude Lebret, qui comprend plusieurs points, on voit parfaitement que monsieur le maire n’a pas répondu à tous.

 

 

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Les papiers torchons (après les gobelets en carton)

Posted by Jacqueline Chevallier on 06 Avr 2026 in Tribunes Libres
Les papiers torchons (après les gobelets en carton)

Dans les commentaires qui ont suivi l'article concernant les gobelets en carton  où j'expliquais que, de façon complètement contrintuitive, les gobelets en carton pèsent plus lourd écologiquement que les gobelets en plastique jetables désormais interdits, Marie-Louise posait une question ainsi formulée :

Mon souci est comment se passer de papier essuie tout ? Pour éponger des graisses par exemple, avant lavage ? s’ils sont dégradables, peut-on les composter ou les mettre dans la poubelle alimentaire, via le bio-seau ?

Nous étions tous très occupés par les élections municipales et j'ai donc tardé à répondre.

En préambule il me faut rappeler cette évidence : que, comme le colibri, chacun fasse sa part, c'est bien mais cela ne suffira pas ; pour éteindre l'incendie, il faut des canadairs, c'est-à-dire une volonté politique globale et une prise en charge collective pour répondre au problème systémique que constituent le réchauffement climatique et la destruction des conditions d'habitabilité de notre planète.

Pourtant les "petits gestes" sont utiles à plusieurs titres :
- objectivement, comme tout s'additionne, et que les petits ruisseaux font les grandes rivières, tout ce qui évite d'augmenter la pollution et la production de gaz à effet de serre est positif ;
- subjectivement, ça fait du bien de mettre ses actions en conformité avec ses pensées et d'être en accord avec soi-même ;
- socialement, c'est important de rappeler par son propre comportement que la consommation aveugle est une mauvaise chose et qu'il faut en être conscient ; en outre, en montrant l'exemple et en banalisant le geste, on le fait rentrer dans la norme sociale.
Je me souviens, il y a une trentaine d'années, quand j'étais au marché, avant qu'il me serve, je tendais au producteur de légumes, un sachet en papier plus ou moins froissé ou même parfois un sac en plastique, afin qu'il y mette la marchandise que je voulais acheter. J'avais l'impression d'être la seule à faire ça, ça faisait un peu clodo, un peu Diogène, un peu bizarre quand même. Je constate qu'aujourd'hui, pas tout le monde certes, mais quand même, il y a pas mal de gens qui agissent ainsi ; ça ne choque plus personne et ça économise autant de sachets neufs.
On pourrait revenir aux consignes, ce ne serait pas si contraignant que ça, juste une question de discipline. Quand j'étais gamine, à la cantine chaque élève apportait sa serviette de table, bien pliée dans une pochette dite "porte-serviette", le tout rangé dans le cartable. Est-ce qu'on imagine les millions de tonnes de papier gaspillés chaque jour ?

Les papiers torchons (après les gobelets en carton)Alors, qu'en est-il du papier-torchon, également appelé "sopalin" ou essuie-tout ? Si possible il faut l'acheter emballé dans du papier, plutôt que dans du plastique. Il faut, bien sûr, en faire un usage modéré. S'il a servi à essuyer un produit "toxique", il devra être jeté dans la poubelle grise. Mais en effet, s'il a servi à essuyer le gras dans le fond d'une poêle, il pourra se retrouver avec les déchets alimentaires.

Les papiers torchons (après les gobelets en carton)Pour ma part, je n'utilise plus du tout le papier-torchon : je découpe des vieux tissus de coton (draps déchirés, torchons , serviettes et même chemises, sous-vêtements et autres tee-shirts usés), j'en ai une petite provision à disposition dans la cuisine, je les remets dans la lessive la plupart du temps ou je les jette à la poubelle grise, en déchets ultimes, si vraiment ils sont trop souillés ou s'ils ont servi à essuyer des produits polluants.

En principe, tous les tissus en fibre végétale (lin, coton, jute...) et naturelle (laine, soie, etc.) peuvent être mis au compost. Connaissez-vous le fameux « test du slip » ? Les papiers torchons (après les gobelets en carton)Vous enterrez un slip 100 % coton, blanc et de préférence de qualité bio, dans une petite tranchée de 15 cm de profondeur, en perturbant le moins possible la structure du sol et en prenant soin de le placer verticalement, avec l’élastique qui dépasse du sol (ça vous servira d'indicateur pour retrouver l’endroit). Vous refermez, toujours en ménageant le sol. Après deux ou trois mois, vous déterrez le slip et vous observez la dégradation qu'il a subie du fait des micro-organismes (bactéries et champignons) qui s'en sont nourris, dégradation plus ou moins prononcée en fonction de la "richesse" du sol.

Attention cependant car la plupart des vêtements modernes sont teint chimiquement et fabriqués avec des tissus composites incluant une proportion (possiblement faible, certes, mais quand même !) de fibres plastiques (nylon, élasthanne, etc.) ; dans ce cas le compostage n'est pas indiqué (les fibres plastiques ne se décomposeront pas mais seront pratiquement impossibles à extraire du compost). Parfois, le tissu est 100 % coton, mais les coutures sont en nylon ou en polyester pour une meilleure résistance. Tout est normalement écrit sur l'étiquette ; en cas de doute, mieux vaut s'abstenir : des micro particules de plastique, il y en a déjà partout, inutile d'en rajouter !

 

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Senlis fait son théâtre avec "Art"

Posted by La rédaction on 01 Avr 2026 in Théâtre
Senlis fait son théâtre avec "Art"

Après une représentation donnée à Coye-la-Forêt où la salle affichait complet et où beaucoup n’ont malheureusement pas pu assister au spectacle, cette nouvelle représentation à Senlis offre une véritable séance de rattrapage. C’est donc le moment idéal pour découvrir – ou redécouvrir – cette pièce devenue un classique du théâtre contemporain.

Pour assister à la représentation, la réservation se fait sur le site Senlis fait son théâtre. Le spectacle est inclus dans le pass 4 jours, proposé au tarif très accessible de 10 euros pour l’ensemble des spectacles du festival.

Une belle occasion de théâtre, à ne pas manquer.

Senlis fait son théâtre avec "Art"
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Installation du conseil municipal

Posted by La rédaction on 24 Mar 2026 in Conseils municipaux, Municipales 2026
Installation du conseil municipal

Dimanche 22 mars 2026

Elles sont élues ! Ils sont élus !

Les 23 premiers candidats et candidates de la liste de François Deshayes (Continuons pour Coye-la-forêt), et les quatre de la liste d'opposition (L’Écologie et La Gauche) menée par Claude Lebret vont pouvoir enfin goûter à la satisfaction du candidat qui devient un ou une élue au matin du dimanche 22 mars. Elles et ils sont maintenant à leurs places de conseillères et conseillers municipaux sur la scène de la salle Claude Domenech. L'installation du Conseil est le prologue de la pièce qu'ils joueront chaque mois pour un public de citoyennes et citoyens, s’étant engagés à tenir leurs rôles pendant au moins six ans.

Installation du conseil municipal

La tradition fut respectée. La représentation eut lieu dans la salle Claude Domenech le dimanche matin qui suivit les élections : sur la scène, entourée de tentures noires, les symboles de la République française sont là, comme à la mairie, une photo du président de la République, et une autre de la Marianne.
Installation du conseil municipalLe Conseil est installé autour d’une table en U, François Deshayes au centre, entouré des 22 premiers colistiers de sa liste majoritaire « Continuons pour Coye-la-forêt ». Les quatre élus de l’opposition « L’Ecologie et la Gauche réunis pour Coye-la-forêt » sont à l’extrémité : Claude Lebret, suivi de Noor Stokwielder, Patrick Broutin et Estelle Darondeau.
Dans la salle, le public est plutôt clairsemé…

Monsieur le Maire introduit la séance par un couplet de bienvenue, il se dit honoré par le choix des Coyens, salue ses colistiers dont « la présence et l’engagement sont précieux », et déclare s’engager lui-même « avec sérieux et constance » pour Coye-la-forêt et tous ses habitants.
Christiane Lacroix, la doyenne de l’assemblée, est alors invitée à prendre la parole pour ouvrir la séance et rappeler les résultats de l’élection. Les plus jeunes seront les assesseurs, Noor Stokwielder et Thibault Bargue, étant chargés de présenter l’urne à chaque participant pour les votes à bulletins secrets, puis de procéder au dépouillement. La mise en scène confère une certaine solennité à l’installation. Le silence règne…

Élection du maire et des adjoints

François Deshayes et Claude Lebret se déclarent candidats au poste de maire.
Sans surprise, François Deshayes (DVD) est réélu par ses colistiers. Christiane Lacroix, elle-même réélue, lui remet l’écharpe tricolore, qu’il reçoit pour son troisième mandat. Atteindra-t-il un jour le score de Philippe Marini à Compiègne, qui commence son septième mandat ?

Installation du conseil municipal

Claude Lebret, en tête de la liste d’opposition, obtient les quatre voix de ses pairs.

Il revient ensuite au maire de choisir 7 adjoints :
Xavier Longa, en charge de l’urbanisme et des grands travaux
Nola Doutriaux : Les écoles et l’enfance
Christian Montarnal : Les finances
Isabelle Pigeon : le CCAS, l’intergénérationnel
Laurent Saragoni : Le commerce, les artisans, les associations
Valérie Lemonnier : la transition écologique
Rodolphe Pierdon : La voirie et la sécurité

Deux conseillers délégués sont nommés :
Vanessa Drobieux, déléguée auprès de Laurent Saragoni,
Thibault Bargue, délégué auprès de Xavier Longa.

Les indemnités de fonction
Le maire rappelle qu’il ne s’agit pas d’un salaire, mais d’une compensation pour les frais que les élus assument dans le cadre de leurs fonctions. Le montant de l’indemnité est voté par la majorité, les quatre élus de l’opposition s’abstiennent.
Ainsi, le maire percevra une indemnité mensuelle de 2393 euros, les adjoints de 958 euros et les délégués de 476 euros.

Election des membres du CCAS
Les membres du CCAS sont au nombre de 10.
Six d’entre eux sont des membres du conseil municipal : élus par 26 voix sur 27 : Lydia Tauzy, Christiane Lacroix, Gérard Lafitte, Claude Lebret, Nola Doutriaux et Isabelle Pigeon.

Siégeront au Conseil communautaire : François Deshayes, Lydia Tauzy, Thibault Bargue et Angéline Moula.
Suspens : Le maire de Coye-la-forêt sera-t-il à nouveau le président de l’Aire cantilienne ? Le cumul des mandats ne lui déplait pas… A moins que la nouvelle maire de Chantilly, Bénédicte de Cacqueray ne soit tentée…
La séance étant levée, tout le monde s’ébroue parmi les commentaires et photos de groupes… Rendez-vous dans six ou sept ans…

Installation du conseil municipal

Prochains conseils municipaux
Si vous souhaitez suivre les affaires de la commune, rien de mieux que d’assister aux conseils municipaux. C’est là que l’on voit comment travaillent ceux que nous avons élus. Cette année, la présence des Coyens est d’autant plus utile que le Conseil est largement composé de « nouveaux ». Il faudra les découvrir…

Déjà annoncés par le maire:
- Le Conseil municipal du jeudi 2 avril où seront installées les commissions présidées par les maires-adjoints.

- Le mardi 7 avril, installation du Conseil communautaire à Chantilly.

- Le jeudi 30 avril, Conseil municipal à Coye-la-forêt, vote des subventions aux associations.

 

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Tu n’as pas voté.

Posted by Olivier Manceron on 23 Mar 2026 in Tribunes Libres
Tu n’as pas voté.

Il faisait beau et tu n’as pas voté. Au moins tu n’as pas eu à choisir entre les têtes de liste. Les têtes de l’art d’être beau sur les affiches, il y a longtemps que tu t’en fiches. Depuis que tu t’es rendu compte que tu votais pour un représentant du réseau plus ou moins mafieux qui décide de ta vie. Qui est de mèche avec la « DZ » mafia ? Qui est la marionnette des banques internationales ? Qui est le pion de Poutine ou le fou de Trump ? Qui roule pour qui ? Tu as l’impression que de toute façon, les dés sont pipés et les cartes déjà distribuées. La vérité sur le dessous des cartes n’apparaîtra que dans cinquante ans. Tu ne seras probablement plus là et la planète sera devenue folle. Des canicules dévastatrices dévorent déjà les saisons. Il n’y a plus de climat. La pollution aura raison des populations, même si tu continues à ne pas te tromper avec la poubelle jaune et à aller à pied à la pharmacie ou chez le boulanger, sans savoir si c’est les big-pharmas qui t’obligent à te faire vacciner ou si le pain n’est pas fabriqué avec des farines frelatées. Alors tu n’as pas voté. Et comme il faisait beau, tu as été te promener. Tu as rencontré la voisine avec son déambulateur, toujours aussi gentille mais qui a bien vieilli. Et puis tu as croisé les enfants du quatrième qu’avaient pas l’air de rigoler. Il faut dire que chez eux, la nuit, ça crie. Devant le bar du coin resté ouvert pour les élections, ceux qui parlaient fort n’avaient pas le sourire. La mousse de bière à la moustache, ils ne semblaient pas savoir à quoi ça sert d’être né. On dit qu’être heureux, c’est quand on sait pourquoi on vit. Alors si déjà tu ne comprends pas à quoi ça sert qu’il fasse beau aujourd’hui, pourquoi voter ? L’avenir est plutôt plus moche que le passé, mais tu ne peux pas voter pour le passé. Alors le déambulateur, les gosses battus, la bière qui mousse dans les cerveaux, comment croire qu’aujourd’hui il fait beau ? Néanmoins, es-tu si riche que tu puisses te payer le luxe du désespoir ? Regarde le fond des yeux du premier enfant que tu croises et essaies de supporter l’océan d’espérance qui les baigne. Allez, on crache dans ses mains. On n’écoute pas son mal de reins et on reprend le vieux manche de l’espoir. Chaque goutte dans la mer est responsable de la mer. La liberté, c’est de partager le même combat pour un avenir de paix et de justice. Et alors là seulement, il fera beau. Le bonheur, c’est quand on va le chercher.

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Résultats du 2nd tour des élections municipales 2026

Posted by La rédaction on 20 Mar 2026 in Elections, Municipales 2026
Résultats du 2nd tour des élections municipales 2026

En préliminaire à la réunion publique organisée vendredi soir par la liste conduite par François Deshayes, celui-ci affirmait que la liste en question n'était pas politique. C'est à se demander si les mots ont un sens. Tout le monde sait cela, mais il nous faut le répéter : politique vient du mot grec polis = la cité ( la ville, le village, la collectivité). Qui prétend gouverner la cité fait –forcément – de la politique, car il fait des choix, arbitre entre des intérêts contradictoires, définit les orientations générales, prend telle décision plutôt que telle autre (par exemple construction de maisons individuelles plutôt qu'habitat collectif, qu'il soit social ou pas ; priorité donnée à la voiture plutôt qu'aux transports en commun ; libéralisme plutôt que services en régie, etc.). Ce n'est pas parce qu'on ne parle pas de politique qu'on ne fait pas de politique.

Même si M. Deshayes a repris dans son propre programme, en les dénaturant ou en les édulcorant, bon nombre de thèmes développés par ses adversaires, le ministère de l'intérieur ne s'y trompe pas qui classe les deux listes rivales en DVD et DVG, divers droite et divers gauche. Voilà qui est clair. La gauche a l'honnêteté de l'afficher tandis qu'en face on continue à s'en défendre.

Voici donc les résultats des élections municipales de Coye-la-Forêt le 15 mars 2026
Résultats du 2nd tour des élections municipales 2026Inscrits : 3084
Votants : 1894 (61,38 % des inscrits)
Abstentions : 1191 (38.62%/inscrits, soit un taux inférieur à celui de la moyenne nationale estimé à plus de 42 %)
Blancs et nuls : 39
Exprimés : 1854 (97,94% des votants, les blancs et les nuls n'étant pas considéré comme des suffrages exprimés ; c'est une aberration qui perdure)

Liste Continuons pour Coye-la-Forêt, conduite par François Deshayes (DVD):
1287 voix (69,42%)
soit 23 sièges sur 27 au Conseil municipal
4 sièges au Conseil communautaire

Liste L’Écologie et La Gauche réunies pour Coye-la-Forêt, conduite par Claude Lebret (DVG):
567 voix (30,58%) soit 4 sièges sur 27 au Conseil municipal
Aucun siège au Conseil communautaire

Résultats du 2nd tour des élections municipales 2026Une comparaison des chiffres de dimanche avec ceux de 2020 est intéressante, même si le taux d'abstention avait alors été très élevé en raison de l'épidémie de covid. On ne comptait que 1439 votants. Il y avait alors trois listes, celle conduite par François Deshayes, prétendument apolitique, classée Divers droites par le ministère de l'intérieur, celle de Patrick Lameyre, classée "en marche", donc macroniste (on sait désormais sans ambiguïté que c'est à droite) et celle d'Alain Mariage, clairement affichée à gauche.
En 2020 les résultats étaient les suivants :

Deshayes : 1018 voix - 70,74 %
Patrick Lameyre : 208 voix - 14,45 %

La liste de gauche conduite par Alain Mariage recueillait : 213 voix, soit 14,80 %, et n'avait que 2 élus au conseil municipal.
En 2026 : tandis que la droite régresse, la gauche alliée à l'écologie récolte 30,58 % des voix. Plus du double qu'en 2020, dans un contexte national et international de poussée de la droite. Et 4 sièges au lieu de 2.

Résultats du 2nd tour des élections municipales 2026
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Et pour finir... ENTRETIEN AVEC MARIE LOUISE BARNIER

Posted by La rédaction on 07 Mar 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
Et pour finir... ENTRETIEN AVEC MARIE LOUISE BARNIER

À l'autoportrait qu'elle s'est résignée à écrire, il faut ajouter que depuis un mois Marie-Louise a rencontré bon nombre de candidats – qu'elle connaissait de longue date ou qu'elle voyait pour la première fois – et qu'elle a rédigé, cette fois encore – après les comptes rendus de conseil municipal, les billets d'actualité ou les critiques théâtrales – de nombreux articles pour coye29 que, depuis sa création à laquelle elle a contribué, elle a toujours eu à cœur de faire vivre.

 

Une pointe de nostalgie pour commencer… Je participe cette année à ma cinquième campagne dans la liste de gauche en vue des élections municipales à Coye-la-Forêt, et j’ai constaté avec stupéfaction, joie ou consternation – selon le jour – que je suis la doyenne de notre liste. J’ai donc de nombreux souvenirs…

Coye29 (prononcer Coye de neuf)
En 2001, quand Philippe Vernier devint maire, j’ai été élue sur la liste de gauche menée par Dominique Ternaux, nous étions cinq élus de l'opposition ! Victoire pour une commune située à droite.
En 2008, je n’ai pas été élue, ce qui m’a permis d’assister en observatrice aux conseils municipaux. C’est à cette époque qu’un membre de notre liste a proposé de mettre ses compétences informatiques au service des élus de gauche en créant le blog coye29.com. Ce serait pour eux un lieu de totale liberté d’expression, ainsi que pour les Coyens qui pourraient être informés et écrire aussi. Nous ne nous sommes pas privés.

L’opposition
En 2001, le compte rendu de conseil municipal rédigé par la mairie était affiché sur une feuille punaisée dans une vitrine. Quand vint internet, les habitants purent le lire sur le site de la mairie. Mais il paraissait avec bien du retard. Donc coye29, qui assistait aux conseils, eut l’idée de faire « son » propre compte rendu avant celui officiel de la municipalité, de rapporter les faits et les décisions, certes, mais assortis de commentaires, et parfois de photos. Nous l'avons fait pendant des années. Ce fut une époque passionnante, époque de reportages, de pétitions… contre l’abattage des peupliers du chemin des Vaches et contre le projet du "cœur de ville" qui annonçait la suppression de l’école du Centre.

Parenthèse
(Ce projet du "cœur de ville" – assorti d’une étude coûteuse – avait prévu l’installation d’une nouvelle bibliothèque.
Lors de ma première visite, j’ai vu tout de suite qu’elle était trop petite. La section adulte placée à l’arrière est sombre, les allées étroites et peu nombreuses, on peut à peine se croiser entre les rayonnages. Aucun espace de travail, de lecture, de rencontres. On ne peut même pas s'asseoir pour feuilleter un livre. Contrairement à l'ancienne bibliothèque, il n'y a plus d'espace suffisant réservé aux enfants. Pas de place pour les animations. Aussi mon étonnement fut-il grand de lire dans la brochure électorale de François Deshayes que l’agrandissement de la bibliothèque était au programme. Et on nous parle de bonne gestion ? Il aurait été plus judicieux que le maire sortant et ses adjoints, dès le départ, soient plus prévoyants en ayant une vision ambitieuse de ce lieu qui doit être vivant et en mesure d'accueillir du monde. Dès l'ouverture on a vu qu'elle ne répondait pas aux besoins et qu'il y avait eu une erreur de conception.)

Le conseil municipal du maire sortant
C’est en assistant aux conseils que l’on voit le rôle de l’opposition. Dommage, les habitants viennent très, trop rarement. Ils ont peur de s’ennuyer et ils ont en partie raison. Car la plupart des conseillers de la majorité municipale ne s’expriment pas. Certains ne disent pas trois phrases en six ans. Le silence règne. La parole est au maire et aux adjoints qui présentent ou lisent leur copie. Pour cette raison, on a besoin en conseil d’une opposition qui s’exprime. Et l’opposition de gauche s’est toujours mobilisée, n’est jamais restée muette. Le maire a besoin d’une opposition qui crée la dynamique, demande des précisions, conteste, refuse, propose.

Le théâtre
À part les conseils municipaux et l’écriture pour coye29, (j’aime l’écriture, j’ai été professeur de lettres), j’ai découvert à Coye le théâtre. Quand j’ai cherché à m’y installer en 1978, je suis allée à la mairie demander la liste des associations, et j’ai été surprise de constater qu’il y en avait un bon nombre. Je me suis dit : c’est bon signe pour les enfants. Puis sur la porte de l’épicerie, j’ai vu l’annonce d’une représentation de pièce de théâtre dans le préau de l’école. Alors là je me suis dit : Le village est vivant.
Je ne m’étais pas trompée. Je suis devenue la fidèle spectatrice du Théâtre de La Lucarne. Avec Claude Domenech, le metteur en scène, j’ai ensuite pris des cours de théâtre et intégré la troupe. De belles années…
Enfin en 1982, quand le centre culturel a été construit, j’ai accompagné Claude Domenech, Jean-François Gabillet et bien d’autres dans la création du Festival théâtral de Coye-la-forêt. Et là c’est une autre histoire à raconter, une histoire qui dure encore. Je vous en fais grâce. Et d’ailleurs, Jean-Claude Grimal écrit un livre sur le sujet… Je suis maintenant une simple spectatrice passionnée et, chaque mois de mai, j’assiste à tous les spectacles.

Je suis sûre qu’il y a à Coye-la-Forêt un air spécial qui mobilise les habitants, qui donne de l’élan, l’envie de vivre, de créer, d’innover, de rassembler. La forêt ? Le poteau des Écouteurs ? Le château de La Reine blanche ? La source ? Le poudingue ?
Ce qui est certain, c’est que je ne voudrais pas finir ma vie ailleurs.

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ENTRETIEN AVEC ANTHONY ROCHE

Posted by La rédaction on 07 Mar 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC ANTHONY ROCHE

Habitant de Coye-la-forêt depuis toujours, Anthony Roche, âgé de 24 ans, est un jeune ingénieur issu de l'université de Technologie de Compiègne (UTC), diplômé en mécanique et spécialisé en Design produit.

Pour sa première expérience professionnelle, il est consultant en environnement chez "Coopérative Mu", une entreprise où la gouvernance est tournante et démocratique. Il y réalise des analyses de cycle de vie (ACV): il s'agit d'une méthode d'évaluation normalisée qui permet de mesurer l'impact environnemental d'un produit sur l'ensemble de son cycle de vie, depuis l'extraction des matières premières nécessaires à sa fabrication jusqu'à son traitement en fin de vie (mise en décharge, recyclage…), en passant par ses phases d'usage, d'entretien et de transport. C'est ainsi qu'Anthony mène des projets autour des matériaux innovants, écologiquement et socialement.

Par ailleurs, Anthony est passionné par la pédagogie : il anime ou dirige des colonies de vacances engagées chez TELLIGO, autour des objectifs suivants : rendre l'enfant acteur de son séjour, promouvoir l'éco-citoyenneté et développer de saines capacités de communication... Sûrement déguisé en pingouin ou en pirate..!

Anthony est un grand sportif : il pratique le badminton et le padel, mais il est aussi coureur de trail et grimpeur. Comme par ailleurs il est également guitariste, il profite des différentes activités proposées dans tout Coye-la-Forêt et son espace forestier.

Il a choisi de s'investir, afin de découvrir une nouvelle facette de son village et il désire participer activement dans les sujets qu'il connaît et affectionne, notamment l'écologie, à la fois par son métier et par curiosité personnelle, ainsi que l'enfance par passion et en raison de son jeune âge.

Pour lui, la ville participe activement au bon développement de tous, chacun ayant son rôle à jouer d'un point de vue écologique.
Il aime Coye et souhaite rendre à cette collectivité encore plus que ce dont il a pu profiter durant son enfance.

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ENTRETIEN AVEC BERNARD FORTICAUX

Posted by La rédaction on 06 Mar 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC BERNARD FORTICAUX

Une vie de cheminot
Bernard a fait le compte : durant toute sa vie, depuis qu'il était enfant, il a demeuré dans vingt endroits différents, non par inconstance, mais d'abord parce que son père était cheminot et parce qu'il a suivi la même voie (de chemin de fer).

Retraité depuis 2016, Bernard a fait toute sa carrière à la SNCF, ce qui lui a permis une vie professionnelle très variée et très enrichissante, car au sein de la même entreprise on pouvait exercer différents métiers (mécanique, entretien du matériel, conduite, et même gestion du patrimoine immobilier...) grâce aux formations et aux promotion internes. Bernard a été représentant du personnel à l'UNSA pendant 10 ans. Il a fini sa carrière comme agent de maîtrise. Dans le cadre de l'entreprise, il pouvait bénéficier aussi d'une excellente médecine du travail. Et puis il y avait les "services sociaux" qui proposaient des "maisons familiales" pour les congés des salariés et des colonies de vacances pour leurs enfants. Tout cela tend à disparaître. Bernard redoute aujourd'hui que le réseau soit privatisé : d'après lui, ce serait catastrophique, les logiques financières prévalant sur le souci de la sécurité, on peut craindre une dégradation dangereuse des infrastructures.

La nature, le sport et la vie démocratique
Très tôt Bernard a appris à aimer la nature et à la respecter ; enfant on faisait du camping sauvage en famille, et le père veillait à ce qu'on ne laisse traîner aucun déchet quand on s'en allait. Cela faisait partie de l'éducation. Plus tard, Bernard a fait son service militaire dans les Chasseurs alpins ; il a pratiqué tous les sports de montagne : la randonnée, le ski, l'escalade. Très sportif, il pratique également le foot et le vélo.

Se situant politiquement dans la gauche modérée, il estimait important, pour qu'il y ait pluralité et débat démocratique, que pour les prochaines élections une deuxième liste se présente face à celle du maire sortant. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Bernard se porte candidat à des élections municipales : il l'avait déjà fait, lorsqu'il habitait à Saint-Marcellin dans l'Isère. Il y avait alors quatre listes en présence et son souci principal était alors l'écologie. En effet, il connaît la montagne, il voit la fonte et le recul des glaciers, les redoux trop précoces, les effondrements.


L'éco-anxiété
Face au changement climatique et aux catastrophes qu'il provoque, il y a deux attitudes possibles : faire l'autruche, regarder ailleurs, nier le problème et se dire, égoïstement, que c'est pour ailleurs (les pays du sud) ou pour plus tard (les générations futures) ; ou bien, lucidement, écouter ce que tous les scientifiques nous confirment, et dès lors s'angoisser en pensant à ce qui va nous arriver. Bernard appartient à la deuxième catégorie. De ce fait, il comprend que ses deux filles, aujourd'hui adultes, ne fassent pas d'enfants, si c'est pour leur laisser un monde inhabitable. Il se souvient avoir eu un sujet de rédaction, lorsqu'il était en classe de troisième au collège sur le thème : Vouloir des enfants, est-ce égoïste ou pas ? Aujourd'hui la question peut effectivement se poser.

Lorsqu'on est angoissé face à un danger qui nous menace, le mieux c'est de ne pas rester seul et d'agir. Quand il arrive quelque part, Bernard prend immédiatement contact : c'est ainsi que n'étant à Coye-la-Forêt que depuis quatre ans, il a immédiatement rencontré les adhérents de Coye en Transition (CeT). Il fait partie par ailleurs du "Cyclorrigeois" (association cycliste à Orry-la-Ville) et de l'association coyenne "Pas à Pas" (marche nordique).

Les mobilités douces
Quand on est cheminot de père en fils, c'est un peu dans les gènes, on aime le collectif, les transports en commun et les mobilités douces. C'est pourquoi, avec Coye en Transition, Bernard a participé activement à la réflexion sur le plan de mobilité dans notre commune, avec l'idée de limiter la place de la voiture individuelle : de nombreuses réunions, regroupant de nombreux participants, très animées, ont eu lieu sur le sujet ; et qu'en est-il résulté finalement ? Il reproche à notre maire actuel d'avoir dépensé inconsidérément l'argent du contribuable pour payer une société d'études qui au bout du compte n'a abouti à quasiment rien. Force est de constater en outre que dans notre village, les trottoirs, souvent trop étroits, sont en mauvais état ; il faut donner plus de place aux personnes à mobilité réduite, aux enfants et aux poussettes afin que toutes ces personnes vulnérables puissent se déplacer confortablement et en toute sécurité.

Avec CeT, il a participé à l'accompagnement des collégiens à vélo jusqu'à leur établissement scolaire Françoise Dolto, à Lamorlaye, car en dehors de son aspect de sensibilisation à l'écologie, cette opération avait le mérite de réunir des adultes et des préadolescents ; Bernard attache de l'importance aux rencontres intergénérationnelles. Les enfants lui manquent !

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ENTRETIEN AVEC ISABELLE DOMENECH

Posted by La rédaction on 05 Mar 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC ISABELLE DOMENECH

La politique
Isabelle Domenech est bien connue des Coyens, puisqu'elle se présente pour la cinquième fois depuis 2001 aux élections municipales sur la liste de gauche. Il faut dire qu'elle a été baignée dans la politique depuis toujours. Les valeurs de gauche et le choix de la démocratie sont ancrées dans sa famille dont une partie a dû fuir l’Espagne franquiste. Son père avait huit ans, enfant de réfugiés, quand il est arrivé à Coye-la-Forêt.
Isabelle se présente donc à nouveau, mais plus en retrait que les fois précédentes. À cinquante ans, il lui a semblé tout naturel de figurer une fois de plus sur la liste qui porte des valeurs qui sont les siennes depuis toujours, pour assurer une certaine continuité, mais en laissant les premières places à d'autres, plus jeunes. En tant qu'ancienne conseillère municipale (2014-2020), elle pense pouvoir faire profiter ses colistiers de son expérience. Ce n'était pas simple d'exister et de faire entendre sa voix lorsqu'il n'y avait que 3 élus d'opposition sur 27 que comptait le conseil municipal, mais Isabelle se réjouit d'y être malgré tout parvenue quelques fois ! Lors des prochaines élections, elle espère que de nombreux électeurs soutiendront par leur vote la liste de gauche afin qu'elle d'obtienne un maximum d'élus : c'est important pour l'avenir de Coye que de nouvelles orientations soient prises, plus justes socialement et qui se soucient davantage de notre environnement, qui est notre bien commun mais chaque jour plus fragilisé.

Les connaissances professionnelles
Les questions locales passionnent Isabelle. Elle a commencé sa carrière professionnelle en travaillant pour plusieurs municipalités, en qualité de secrétaire de mairie, en tant que rédactrice territoriale. Ce sont des postes de terrain très polyvalents où l’on est confronté à des problèmes concrets.
Puis ayant obtenu le concours des IRA (Instituts régionaux d'administration) qui permet de devenir cadre supérieur dans la fonction publique, elle a retrouvé les problématiques locales, mais sous un autre angle, plus global, lorsque, devenue attachée, elle a travaillé pendant cinq ans à la direction générale des collectivités locales du ministère de l'intérieur, pour faire évoluer la législation au niveau national.
Après avoir quitté en 2021 les administrations centrales de différents ministères parisiens où elle avait travaillé pendant dix-neuf ans et avoir exercé pendant deux ans et demi les fonctions de chef du bureau des collectivités territoriales à la sous-préfecture de Senlis, elle est, depuis octobre 2023, directrice générale des services d'une mairie des environs. Autant dire qu'elle connaît bien les rouages de l'administration et qu'elle maîtrise la complexité des textes réglementaires.

Le théâtre
On connaît également Isabelle parce qu'elle est engagée dans la vie associative coyenne depuis plus de trente ans : elle a fait partie de l’association organisatrice du Festival théâtral de Coye-la-Forêt pendant de très nombreuses années et elle est présidente du Théâtre de la Lucarne.
La passion du théâtre est un héritage familial. Son père, Claude Domenech, professeur de français, a créé l’atelier de théâtre au lycée de Chantilly et le théâtre de la Lucarne à Coye-la-Forêt. Pour lui rendre hommage, son nom a été donné à la salle de spectacles du centre culturel .
Déjà toute petite, Isabelle était présente dans les salles de répétition, puis elle a commencé par aider en régie. En 2014, à la mort de son père, à la fois par devoir et par passion, afin que la troupe ne périclite pas, elle a tout repris, depuis la constitution des dossiers de demande de subvention jusqu'à la mise en scène d'une ou deux pièces par an qui sont jouées dans le cadre du festival théâtral de Coye-la-Forêt. Elle attache aussi beaucoup d'importance à l'activité de l'école de théâtre, qui réunit de nombreux enfants, coyens en majorité. Tous les enfants mais aussi les adultes doivent avoir accès à des activités sportives, culturelles et de loisirs : c'est un puissant vecteur d'épanouissement et de lien social.

Et l'avenir
Son souhait pour l’avenir de Coye-la-Forêt peut se résumer en quelques mots : que notre commune ne devienne pas une « ville-dortoir » exclusivement accessible aux cadres et aux retraités aisés mais, au contraire, qu’elle conserve son caractère de petite ville lovée dans un environnement forestier où il fait bon vivre, en restant dynamique sur le plan économique et associatif, en mêlant les générations et les classes sociales et en réussissant sa transition écologique.

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ENTRETIEN AVEC SOFIA PETRINI

Posted by La rédaction on 05 Mar 2026 in Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC SOFIA PETRINI

La France, terre d'accueil
Sofia n’est pas un prénom de nos terroirs. En effet elle est née à Lisbonne le 22 septembre 1955, d’un père menuisier-ébéniste et d’une mère employée de crèche.
Malgré la dictature en vigueur (c'était l'époque de Salazar) la famille n’avait pas de gros problèmes économiques, mais le père de Sofia avait un défaut : il aimait la démocratie et de la liberté. C’est ainsi qu’après avoir milité à gauche, il dut s’exiler dans le pays qui symbolisait tout ce à quoi il aspirait, la France.
Restées au Portugal, Sofia et sa mère durent franchir la frontière clandestinement à l’aide d’un passeur. À 70 ans aujourd’hui, elle s’en souvient encore comme d’une aventure extraordinaire.
Les années s'écoulèrent ensuite très vite : l’apprentissage du français (si rapide et facile quand on a sept ans), le collège, le lycée puis la fac de droit.
Et puis enfin, le 25 avril 1974, c'était la révolution des œillets et la fin de la dictature. Sofia est restée en France où elle avait grandi. Et pour finir, elle s'est mariée à un italien !

L'expérience d'un mandat municipal
Les études de droit la menèrent d’abord à devenir greffière. Par curiosité, elle exerça toutes les facettes de ce métier (Tribunal d’instance, de grande instance et Cour d’appel).
Pour des raisons professionnelles, elle est restée vingt ans à La Garenne-Colombes (Hauts de Seine). Dans cette commune, en même temps qu’elle adhérait aux « Verts », Sofia a été élue sur une liste de gauche pluraliste, en 2001, dans l’opposition à Philippe Juvin (RPR-UMP) très largement majoritaire. Le moins qu’elle puisse en dire de cette expérience, c’est que ce ne sont pas de bons souvenirs, ni du point de vue de la démocratie, ni du point de vue des contacts humains.
De 2007 à 2019 Sofia a vécu à Bezons (Val d'Oise), ville d’ouvriers et d’artisans, gérée très longtemps par les communistes, mais elle n’y a eu aucune activité politique ou associative, échaudée, dit-elle, par son expérience garennoise !

Cependant, concernant ses deux enfants, depuis les classes de maternelle jusqu’à la fin du secondaire, Sofia a toujours milité activement à l'association des parents d'élèves FCPE.

Et à Coye-la-Forêt
Arrivée fin 2019 à Coye la Forêt, elle se souvient encore de cette élection municipale « masquée », covid oblige, où les jeux semblaient joués avant même le décompte des votes.
Six ans sont maintenant passés et Sofia pense avoir trouvé son « bonheur » dans la liste « L’écologie et la gauche réunies pour Coye la Forêt »
Cette liste est composée de personnes d’âge divers, d’idées également diverses, mais qui sont discutées collégialement pour parvenir à des synthèses qui conviennent à tous.

À cet égard, elle indique enfin qu’il lui semble qu’en se déclarant apolitique, Monsieur François Deshayes tente de dissimuler qu’il est classé DVD divers-droite. (cf. « Le Monde – élections municipales 2026 – le guide pratique du scrutin)
Aurait-il honte de ses idées, ou n'en aurait-il pas ? demande-t-elle.

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ENTRETIEN AVEC ABDELMJID FRIKACH

Posted by La rédaction on 04 Mar 2026 in Elections, Entretiens-Portraits, Municipales 2026
ENTRETIEN AVEC ABDELMJID FRIKACH

Originaire d’Angers et dernier d’une fratrie de huit enfants, Abdelmjid est arrivé en 1998 dans la région parisienne. Il a d'abord travaillé en qualité de technico-commercial dans la grande distribution pendant une dizaine d’années. Mais comme cela ne correspondait pas vraiment à ses aspirations profondes, il a choisi par la suite de se reconvertir dans le social, en devenant éducateur spécialisé. Il est maintenant éducateur référent au Centre départemental de l'enfance et de la famille (CDEF) de Villepinte, et ce depuis 18 ans ; à ce titre il relève de la fonction publique hospitalière. 

S'il a fait le choix de cette reconversion, c'est que la fibre sociale et relationnelle est importante dans sa vie. Dans son métier, il pense qu'il est essentiel de soutenir et accompagner les jeunes et les familles en difficulté mais aussi de pouvoir avancer en échangeant avec une équipe pluridisciplinaire. Les apports de diverses visions sont une richesse pour une réflexion optimisée. C’est d’ailleurs ce qu'il dit retrouver au sein de la liste L'Écologie et la Gauche réunies pour Coye-la-Forêt. Chacun et chacune est force de proposition, entendu.e et respecté.e dans ses idées. Le consensus qui, après discussion, finit par s'établir, ainsi qu'il le constate à chaque réunion, mais aussi à chaque rencontre plus informelle, montre bien qu’une seule personne ne peut décider ou agir sans une équipe derrière elle. Toutes les compétences sont complémentaires et deviennent une force dans l’évolution des réflexions mais également, plus concrètement, dans l’organisation du travail collectif.  

Abdelmjid est par ailleurs représentant du personnel dans l'établissement où il est employé, de ce fait membre de la Commission d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et membre du Comité social et économique (CSE). En somme, il se rend disponible auprès des salariés pour que les conditions d’hygiène et de travail soient respectées. Il participe, en outre, à l’élaboration des lignes directrices budgétaires et pédagogiques de l’établissement et possède donc des notions concrètes en finance et économie sociale qu'il compte mettre à profit dans les futurs projets de la mairie. 

Son histoire familiale a une place essentielle dans sa ligne de conduite. Son père était ouvrier et peu instruit ; pour autant, il a transmis à ses enfants des valeurs incroyables d'humanité comme la solidarité, l’égalité des droits, le respect des différentes cultures et la rigueur dans le travail. Âgé de quarante-neuf ans, père d'une enfant de neuf ans, à son tour il lui transmettra ces valeurs. Peu importe d’où l’on vient, on peut s’en sortir si on le décide. Malgré tout, il pense qu'il y a encore beaucoup d’efforts à faire concernant l’égalité des chances et la valorisation des savoir-faire. En disant cela, Abdelmjid ne parle pas qu’au niveau des classes sociales, il pense aussi à la richesse intergénérationnelle. Les anciens ne sont pas assez pris en compte dans leurs réflexions, leurs savoirs, alors qu’ils sont une source extraordinaire de connaissances pas toujours mises en lumière. D’ailleurs, on peut l’apercevoir dans les associations où les bénévoles sont souvent des retraités avec des compétences de toutes sortes. 

Les domaines culturels mais également éducatifs lui tiennent à cœur. Notre commune doit prospérer et faire davantage pour sa jeunesse. Habitant à Coye depuis 2012, Abdelmjid aime son environnement, sa quiétude mais il souhaite pouvoir instaurer une autre dynamique pour les jeunes Coyens (adolescents et pré-adultes) ; c'est un sujet qui ne semble pas sensibiliser la municipalité actuelle et ce, depuis plusieurs mandats. Pour autant, étant lui-même féru de sport et de musique, il voit tout le potentiel que la commune offre avec ses différentes infrastructures, clubs, associations, mais qui ne sont pas rendues suffisamment accessibles à tous. Il aimerait pouvoir soutenir, voire accompagner des projets autour de ces domaines car il lui paraît important de penser à cette partie de la population qui a des besoins spécifiques au même titre que les autres tranches d’âge. 

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