Catégorie: A l'affiche
Récital d’orgue de Guillaume Nussbaum
Dimanche 25 mars à 17h
Ce dimanche, le soleil du printemps était un dangereux concurrent pour le jeune organiste de 26 ans , dans la fraîcheur de l’église Notre Dame de la Jeunesse. Mais le public était au rendez-vous du récital, et ne l’a pas regretté.
Ceux qui attendent les concerts proposés par l’association NOTe, entre les périodes de festival pour se laisser charmer par le magnifique orgue Fossaert, ont rencontré un grand artiste.
Le programme « Portraits croisés » était choisi pour la palette de l’orgue de style Silbermann( Allemagne centrale) : Muffat, Bach, Haydn, Mendelssohn, de la très grande musique, en somme…
M. Marc Adamczewski, président de NOTe, titulaire des tribunes de Villiers le Bel et de Coye, professeur au Conservatoire de Noyon, nous dit : « Guillaume Nussbaum possède une très belle maîtrise du discours musical, le sens de l'articulation et une agogique naturelle, et aussi un bon goût affirmé dans le choix des couleurs. Il a su faire chanter l'orgue de Coye dans un programme bien choisi et équilibré et nous a enchantés aussi par son humilité. »
vendredi 16 mars à 20 heures 30 au centre culturel
Par la compagnie des jeux de maux

Création collective de Nicolas Barry, Rémy Chevillard et Nadia Reeb.
Quand on entre dans la salle, ils sont déjà là, Il et Elle, immobiles, face au public. Entre quatre murs dessinés dans l'espace, dans une pièce étriquée, ils sont enfermés, comme emprisonnés derrière des barreaux de lumière. Leur présence dans une attitude complètement figée, leur apparence, leur maquillage surtout, indiquent clairement qu'on ne sera pas dans le réalisme.
En effet ils sont l'un et l'autre maquillés de telle sorte qu'ils semblent porter un masque blanc. Lui comme un vieux clown triste, vêtu d'un pantalon trop court et d'un gilet trop étroit, avec des chaussettes rouges et deux chaussures dépareillées aux pieds ; il est comme une espèce de mime un peu déglingué, et pourtant juvénile encore. Un personnage lunaire, égaré, bafouillant, maladroit. Fragile. Elle, jeune, belle, aux lèvres rouges, aux yeux soulignés, perchée sur des talons très hauts, moulée dans une robe noire. La Femme. Le prototype de la féminité. Mais elle ne joue pas la séduction. Au contraire elle est dure avec lui, rigide, cassante. Inflexible.

Le samedi 17 mars au Centre Culturel, Les Très Riches Heures de la Thève (TRHT) et son énergique directrice Dominique Gourdon présentaient un concert de jazz soul avec Sophie Darly et ses musiciens.
Simplicité et professionnalisme, voix agréable, sont les premières impressions ressenties par le public attiré par la voix dans le jazz. En effet, pendant quelques 70 minutes, la chanteuse a présenté sans pause un riche programme de musique dite « soul » (âme) composé d’une bonne douzaine de titres en anglo-américain. La « soul » peut se définir comme l’expression profane de sa source religieuse, le fameux « gospel » des noirs, lui-même forme de l’ancien « spiritual ». (Pour fixer les idées, dans cette mouvance assez typée « années 60 », on peut considérer que Ray Charles ou Aretha Franklin par exemple avaient le style « soul », mais seuls les amateurs avertis peuvent dérouler l’écheveau des diverses tendances historiques).
Par la compagnie des jeux de maux
vendredi 9 mars

Il y avait sur scène deux taches de lumière. Le reste était dans l’ombre. La lumière sur le jeune comédien, Rémy Chevillard, face au public, le regard habité qui ne nous lâcherait pas. La lumière sur le pianiste, Bob Boisadan : chevelure d’argent, un corps qui danse sur la voix du piano. Et dans l’ombre, les sombres visions hugoliennes des Châtiments, coupées des éclaircies des Contemplations. C’était une soirée conversation, échange, confrontation entre le poète du passé, le géant qui traversa le XIX° siècle et dont chacun connaît au moins quelques vers, et le compositeur qui improvise au piano pour dire son ressenti d’homme d’aujourd’hui.

Par La Compagnie Calliope et La Compagnie de la Femme Pressée
Mise en scène de Jean-Claude Scionico
Le Centre culturel de Coye-la-forêt est décidément le lieu où pour le théâtre tout est possible. Pour les auteurs contemporains, pour les troupes professionnelles à la recherche d’espaces de diffusion où montrer leur travail – ils en vivent, ne l’oublions pas. La Compagnie Calliope, associée à la Compagnie de la Femme Pressée a réalisé une belle performance en présentant sur scène pour la première fois, les 10 et 11 février, la pièce d’Anca Visdei, « Elvira ou l’atroce fin d’un séducteur ». Le public était nombreux pour cette première, attiré par le mythe de Dom Juan ainsi que par la notoriété de l’auteur, écrivain fécond (contes, romans, pièces de théâtre), metteur en scène, désireux aussi de retrouver ou de découvrir des comédiens qui ont travaillé à Coye pendant deux semaines afin d’offrir cette pièce au public dans une mise en scène de Jean-Claude Scionico.
Par la Compagnie FANTASMAGORIES

A l’affiche samedi 7 au soir, Harold Pinter par LA COMPAGNIE, avec un montage composé de neuf courtes pièces de cet auteur britannique jamais joué à Coye-la-Forêt (ou alors il y a bien longtemps !). Au centre culturel, il y avait du beau monde dans le hall, des dames en bijoux et des messieurs en costume qui nous offraient le champagne. Oui, dès le hall, il nous était rappelé qu’il s’agissait d’Une soirée entre amis, puisque tel était le titre de la première pièce qui devait être représentée et qui donnait ainsi son nom à l’ensemble du spectacle.






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