Derniers Commentaires

En réponse à: Des enfants à la rue, on manifeste.

Commentaire de: Jacqueline Chevallier [Visiteur]

Le réseau Veillées des écoles du bassin creillois (Comité de défense du service public d’éducation) a décidé de communiquer chaque jour le décompte des enfants sans abri dans la ville de Creil et plus largement sur l’ensemble du département de l’Oise. C’est ainsi que
Vendredi 18 octobre 2019 - en France:

13 enfants à la rue sur l’agglomération Creilloise
11 sont pris en charge une nuit avec leur mère par le 115 - à Beauvais, Nogent ou même Compiègne - laissant les pères sur le trottoir.
2 dorment avec leurs parents à l’école élémentaire Gérard de Nerval de Creil.

Et ce triste bilan est bien plus lourd à l’échelle de l’Oise:

• Jeudi 17 octobre : 33 enfants à la rue (17 enfants à Beauvais, 13 à Creil et 3 à Compiègne)
• Mercredi 16 octobre 25 enfants à la rue (14 à Beauvais et 11 à Creil)
• Mardi 15 octobre : 26 enfants à la rue (15 à Beauvais et 11 à Creil)
• Lundi 14 octobre : 24 enfants à la rue (11 à Beauvais et 13 à Creil)

Chaque jour ce décompte est envoyé à la préfecture de l’Oise afin que des solutions rapides et pérennes soient trouvées pour mettre ces familles à l’abri. Et chaque jour les mêmes constatations… il faut attendre 22 ou 23 heures pour savoir si les enfants seront logés pour la nuit, les pères restent dans la rue, parfois les familles ne se présentent pas à la maraude du Samu social…

20.10.19 @ 22:36 Répondre à ce commentaire

En réponse à: Kermesse au Domaine des Trois Châteaux

Commentaire de: Jacqueline Chevallier [Visiteur]

Pour en savoir plus, on peut rechercher les articles de Coye29 qui, de près ou de loin, ont à voir avec les Trois Châteaux. Je crois les avoir recensé de façon exhaustive (depuis la fermeture du pensionnat pour les enfants parisiens) dans la liste ci-dessous :

27 juin 2017 : Domaine des Trois Châteaux- La résistance
27 juillet 2017 : Une xénophobie honteuse
7 octobre : Familles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy
24 octobre 2017 : Les Trois Châteaux - Une nouvelle vie
24 juillet 2018 : La scolarisation des enfants aux Trois Châteaux
24 mai 2019 : Solidarité au Festival

Mais je voudrais demander à ce visiteur Roeulx (peut-être est-ce une visiteuse ?) s’il voudrait bien apporter son témoignage sur ce qu’était la vie au Trois Châteaux en 1956. Ce serait vraiment intéressant aussi de savoir ce que ce pensionnaire est devenu par la suite.
Roeulx, si vous acceptez cette idée, vous pouvez prendre contact avec la rédaction (onglet “contact"). Si vous êtes en région parisienne, on peut même essayer de se rencontrer.

21.08.19 @ 12:58 Répondre à ce commentaire

En réponse à: Kermesse au Domaine des Trois Châteaux

Commentaire de: Marie Louise [Membre]

Bonjour! Le château n’a plus accueilli de petits Parisiens depuis juin 2017. Pour diverses raisons d’ordre économique, et au regret de tous ceux qui travaillaient là et qui y vivaient, au regret des enfants et de leurs familles,la ville de Paris, propriétaire des lieux, a fermé l’internat.
En septembre 2017,quand un ouragan a dévasté l’île de Saint-Martin,l’État a accueilli aux Trois châteaux pendant trois mois des familles privées de leurs habitations. Quand elles quittèrent Coye-la-forêt, en décembre, pour être relogées dans diverses villes de la métropole, le Domaine devint un Centre d’Hébergement d’Urgence. Ce qu’il est encore aujourd’hui. Depuis janvier 2018 des familles dans la précarité, privées de logement, ainsi que des personnes seules, sont hébergées dans ces Trois châteaux. Elles viennent de tous horizons et attendent un logement,des papiers,tout ce qui est nécessaire pour commencer une autre vie dans de bonnes conditions.
Le Domaine des Trois châteaux a donc gardé au fil des décennies une vocation sociale. Et les habitants de Coye-la-forêt vivent maintenant au contact de personnes venues des quatre coins du monde…(J’exagère un peu…) Des liens se créent,le village s’ouvre…

21.08.19 @ 10:39 Répondre à ce commentaire

En réponse à: Kermesse au Domaine des Trois Châteaux

Commentaire de: Roeulx [Visiteur]  
***--

Que devient ce château ?
J’y ai sejourné… en 1956…

18.08.19 @ 16:53 Répondre à ce commentaire

En réponse à: André et Dorine

Commentaire de: Marie Louise [Membre]

Délicatesse, humanité, et force. Le moindre mouvement du comédien est signe. Anecdote révélatrice : alors que j’échangeais avec une amie sur la représentation, j’ai dit “… et le texte est tellement beau !” Comme si j’avais entendu les comédiens parler. “André et Dorine” : un comédien a expliqué pendant le débat que la pièce leur avait été inspirée par le livre d’André Gorz qui réalise, quand sa femme tombe malade, combien il lui a consacré peu de temps, absorbé qu’il était par son propre travail d’écrivain. Ce livre Lettre à D. aurait été fait pour combler ce vide et lui dire alors l’amour qu’il avait pour elle. C’est ce que fait le personnage de la pièce, quand sa femme tombe malade il écrit les moments heureux de leur vie, il rappelle combien il l’a aimée. Et le dénouement suggère que sa mort survient juste après celle de son épouse.

19.05.19 @ 03:30 Répondre à ce commentaire

En réponse à: André et Dorine

Commentaire de: Jacqueline Chevallier [Visiteur]

Un seul mot : MAGNIFIQUE !

Mais pourquoi avoir donné à ce spectacle ce titre ambigu André et Dorine, qui renvoie forcément au couple que formaient André Gorz et Dorine Keir ?
Or leur histoire est toute autre. En 2006 André Gorz avait consacré à son épouse, atteinte d’une grave maladie, le très beau livre Lettre à D. Histoire d’un amour où il écrivait : « Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l’autre ».
Ils se sont suicidé ensemble en septembre 2007.

18.05.19 @ 22:08 Répondre à ce commentaire

En réponse à: L’Avare

Commentaire de: Marie Louise [Membre]

La conception de ce spectacle me laisse perplexe. Que l’on remplace des personnages de chair par des robinets marionnettes, pourquoi pas? On fait alors du théâtre de marionnettes. Et j’aime bien les marionnettes. Le problème est que sur l’affiche il y avait le nom de Molière. Donc j’attendais le texte de Molière. Comme il y avait en caractères plus petits le mot “d’après", je m’étais dit qu’il y aurait qqs coupes, ou quelques ajouts, comme des clins d’oeil. Cela se fait. Ns avions vu auparavant “Un” Songe d’une nuit d’été, et les coupes avaient allégé le spectacle. Mais Shakespeare était là, et le résultat était magnifique. Or le texte qui s’intitulait L’Avare n’avait, hélas, plus rien à voir avec celui de Molière, d’où ma déception. Dommage, car les comédiens ont du talent et ont déployé beaucoup d’énergie dans cette représentation.

17.05.19 @ 01:44 Répondre à ce commentaire

En réponse à: Les pieds tanqués

Commentaire de: Jacqueline Chevallier [Visiteur]

Merci pour votre longue réponse qui permet d’approfondir la réflexion de tous. Je comprends parfaitement vos objections : les personnages de fiction ont leur complexité, leur épaisseur et leur existence propre. Mais en même temps, un personnage au théâtre (au cinéma ou dans un roman) est forcément un peu emblématique. C’est pourquoi je voulais relever ce qui me semblait être une ambigüité dans la pièce et rappeler une vérité historique : le parti communiste, en tant qu’organisation politique, n’a jamais approuvé les porteurs de valises. Après je comprends très bien que des gens qui ont soutenu le FNL d’une manière ou d’une autre dans les années 54-62, ou leurs enfants, puissent être amers en voyant l’évolution de l’Algérie dans les années 90. Fondamentalement et pour tout le monde, quel gâchis !

Pour ce qui est de la veste de coton de Yaya, ma foi, la mode n’est pas la même à Paris et à Marseille (au point que je me suis demandée où il avait bien pu la dégoter de nos jours), et disons que chez nous elle était beaucoup plus connotée.

Quoi qu’il en soit bravo pour ce spectacle qui allie si bien le grave et le plaisant.

15.05.19 @ 20:29 Répondre à ce commentaire

En réponse à: Les pieds tanqués

Commentaire de: Philippe Chuyen [Visiteur]  
*****

Merci Madame pour ces remarques historiques pertinentes, tout à fait justes et précises. Mais je pense que la vie est plus complexe que ça. Il est vrai que tel que Loule parle de son père, cela tendrait à faire penser que tous les communistes (et donc le PCF) soutenaient le FLN, donc les attentats, qu’ils les favorisaient même, notamment par l’argent collecté en France. Vous avez raison et je peux comprendre que cela gêne. Mais je voudrais attirer votre attention tout d’abord sur le fait que Loule ne cite jamais le PCF ; en fait il en veut profondément à ceux qui s’étaient engagés à cette époque, comme son père, qui sont les grands perdants de l’Histoire et qui précisément au moment de la situation de la pièce (c’est à dire en 1995) sont muets devant les massacres en Algérie et les attentats en France. Notez aussi que M. Blanc reprend Loule en lui disant que le procès qu’il fait n’est pas juste… ou bien quand il lui dit « vous devriez fier de lui d’avoir agi pour des idées… ». Il faut comprendre le ressentiment de Loule face au parcours de son paternel : il en souffre aussi pour la souffrance de sa mère et ses raisonnements parfois à l’emporte-pièce sont à charge, c’est aussi dans sa nature d’exagérer (il le dit d’ailleurs). Bref la vie est complexe, j’ai essayé d’en rendre compte dans ce contexte là et cette pièce qui n’est pas un cours d’histoire ou de sociologie (même si on peut le penser) se devait de rappeler le caractère foncièrement anticolonialiste des communistes pendant la guerre d’Algérie. J’ai pensé à des gens comme Maurice Audin, Henri Alleg, ou encore mon ami Paul Crauchet disparu il y a quelques années. J’ai préféré me référer à ces gens-là plutôt que ceux qui suivaient aveuglément les mots d’ordre du parti et que l’histoire n’a pas retenus. La question maintenant est de savoir si un communiste qui a eu ce parcours dissident a pu perdre la parole en 89, contredisant ainsi sa dissidence… Oui c’est une bonne question mais accordez moi le bénéfice du doute… Qui peut dire que cela n’a pu être possible ? Qui peut dire que la chute du mur n’a pas bouleversé des communistes qui n’étaient pas de « stricte obédience » pour les laisser eux aussi nus et abasourdis…. Il se trouve aussi que le thème du mutisme qui revient souvent dans la pièce (Camus, M. Blanc avec son père, la mère de Yaya avec son beau-frère harkis, etc…), facteur déterminant de cette mémoire problématique, la chute du mur me donnait une belle occasion de le remettre sur la table, afin de souligner une fois de plus le caractère absurde des idéologies et des croyances. Il se trouve aussi que j’ai vu de près un vieux communiste qui avait perdu la parole… Pour de bon.
En ce qui concerne le bleu de chine (dont je ne savais qu’on appelait veste Mao), il est toujours beaucoup porté à Marseille et ne s’est jamais démodé. Je connais beaucoup de personnes qui en ont toujours eu. On le voit beaucoup porter par des chibanis, des jeunes, et je n’ai pas voulu faire de référence à Mao à travers le personnage de Yaya, parce qu’il n’y avait pas de raison de le faire et que c’est un habit très populaire et courant dans le sud.
Voilà vous m’avez donné quand même un peu de matière à réflexion (et de travail !) et je vous en remercie.
Bien sincèrement et à bientôt peut être.
Philippe

14.05.19 @ 22:32 Répondre à ce commentaire

En réponse à: Les pieds tanqués

Commentaire de: Jo Rosse [Visiteur]  
*****

Un grand bravo à ces 4 Comédiens pour;
- l’excellence de leurs magnifiques interprétations
- l’émotion suscitée par le contenu des textes
- l’habilité des répliques en veillant à ne pas attiser les rancoeurs du passé
- la chaleur, la gouaille, et l’accent chantant qui ont illuminés les échanges
Une mention particulière pour Philippe Chyên, le magicien ou plutôt le chirurgien pour avoir imaginé et mise en scène ce spectacle
“historique” précis, habile et juste à la limite pour ne pas réveiller le climat de l’époque. Bravo l’Artiste
Ce spectacle s’élève au niveau de la partie de cartes de Marcel Pagnol et…de La famille Hernandez des années 65 avec Robert Castel et Sahuquet.

14.05.19 @ 19:55 Répondre à ce commentaire

En réponse à: La Bataille d’Eskandar (2)

Commentaire de: Marie Louise [Membre]

Comme c’est intéressant cet échange de points de vue! On a de la chance de pouvoir discuter ainsi.
Céline c’est autre chose. Un spectacle parfait mais un personnage haïssable.

13.05.19 @ 19:07 Répondre à ce commentaire

En réponse à: La Bataille d’Eskandar (2)

Commentaire de: Jacques Bona [Membre]
*****

En dépit des critiques consensuelles opposées à mon compte-rendu, je confirme que, dès l’ouverture du rideau de La Bataille d’Eskandar, je me suis senti frustré par la réalisation théâtrale du rêve de la pauvre Mme de F… Un tel titre m’avait fait espérer d’entrer dans un symbolisme mythique d’une envergure toute autre que cette malheureuse image de deux comédiens derrière un micro entourés de leurs deux musiciens, quelques valeureux qu’ils soient ensemble et dans leurs interprétations respectives. Je vous accorde aussi que j’ai pris ensuite le même plaisir que vous à leurs interventions. Par malheur, je pensais en même temps que j’avais été invité dans un grand restaurant étoilé *** dont on ne me faisait visiter que les cuisines. Les odeurs y étaient appétissantes, mais les plats promis absents. Je ne m’attendais évidemment pas à un véritable tremblement de terre, mais à une évocation artistique grandiose qui me permettrait d’entrer dans le royaume de la tragédie antique. Le discours s’est, hélas ! arrêté à celui d’une patiente d’un Jung qui aurait abjuré sa culture. Pour faire bref, j’attendais “Anna Karénine” et j’ai assisté aux “Deux orphelines” ! Mais cela n’engage, bien sûr, que mon opinion…
(Rassurez-vous pour moi, le lendemain, dans un environnement scénique tout de modestie, Céline, derniers entretiens atteignait les sommets attendus)
Jacques

13.05.19 @ 17:43 Répondre à ce commentaire

En réponse à: Les pieds tanqués

Commentaire de: Marie Louise [Membre]

J’ai beaucoup aimé ce spectacle de soleil. Une partie de pétanque sur scène, faut le faire. Et discuter en même temps de “choses” graves qui ont blessé et peuvent blesser encore, c’est plus difficile encore. Concilier le léger et le grave. Réconcilier. Bravo aux deux équipes de joueurs, un point partout, bravo au coach, bravo à l’inventeur de la situation et des dialogues.
La prochaine fois que je passerai près d’un terrain de pétanque je m’arrêterai pour écouter …

13.05.19 @ 13:42 Répondre à ce commentaire

En réponse à: Les pieds tanqués

Commentaire de: [Membre]

Merci Jacqueline pour ces précisions que l’on n’a pas forcément en mémoire.
C’est vrai qu’il vaut mieux être rigoureux quand on choisit d’aborder un sujet historique même si on le présente plaisamment.
Il y a sûrement trop d’émissions de télévision qui traitent l’histoire avec beaucoup de désinvolture. On aimerait qu’il en soit différemment au théâtre.

Ceci dit, le spectacle est très agréable et on est heureux si ces quatre-là finissent par trouver un terrain d’entente sur un terrain de boules.

13.05.19 @ 12:38 Répondre à ce commentaire

En réponse à: Les pieds tanqués

Commentaire de: Jacqueline Chevallier [Visiteur]

Sans aucunement remettre en cause la qualité du spectacle que je voyais pour la deuxième fois avec le même intérêt et le même plaisir, il me semble nécessaire de souligner une erreur historique : le personnage de Loule, Provençal pur jus, porte lui aussi un poids de souffrance lié à la guerre d’Algérie parce que, dans son enfance, son père l’a abandonné en quelque sorte. Militant du Parti communiste français (PCF), son père a consacré toute sa vie à la défense des peuples opprimés, négligeant de ce fait femme et enfants. Entièrement dévoué à la cause, il n’était jamais présent au foyer familial, portant, est-il dit, des valises entre Paris et Marseille pour le compte du Front de libération nationale (FLN) algérien. De ce père absent, Loule dit encore que son monde s’est écroulé en 1989, en même temps que le mur de Berlin. Cette précision nous laisse entendre que ce personnage du père était un communiste de stricte obédience que rien n’avait ébranlé dans ses convictions, ni l’écrasement de la Hongrie en 1956, ni celui de la Tchécoslovaquie en 1968, ni les révélations sur le Goulag, rien… Or, si ce personnage milite en faveur du FLN, il ne peut le faire qu’en tant que dissident, car le parti communiste n’a jamais participé au mouvement de ce que l’on a appelé “les porteurs de valises".

Pour mémoire, le PCF a condamné les attentats du FLN du 1er novembre 1954 qui marquent le début de la guerre d’Algérie. Le PCF, en 1956, a voté les pouvoirs spéciaux au gouvernement du socialiste Guy Mollet pour poursuivre la guerre en Algérie. Jusqu’en 1957, le PCF a rejeté l’indépendance de l’Algérie : même après cette date, son mot d’ordre était “Paix en Algérie” plutôt que “Indépendance pour l’Algérie". Tout au long de la guerre d’Algérie, le PCF a exclu ceux de ses militants qui soutenaient le FLN, notamment “les porteurs de valises” dans le cadre du réseau Jeanson qui collectaient et transportaient fonds et faux papiers.

Je relèverai également un anachronisme. Dans la pièce, le personnage de Yaya porte une “veste mao". C’est un vêtement qui se portait beaucoup dans les années 70, mais plus du tout vingt ans plus tard (l’action se déroule en 1995). Au théâtre tout est signifiant et dans une pièce qui traite d’un sujet historique, il me semble important d’être rigoureux et précis.

En revanche, l’évolution de la famille de Loule est assez juste, notamment dans la région Provence-Côte d’Azur, du père militant du PCF au fils développant des idées proches de celles du Front national. Sans être systématique, bien sûr, ce processus cependant n’est pas rare.

12.05.19 @ 21:26 Répondre à ce commentaire

En réponse à: La Bataille d’Eskandar

Commentaire de: [Membre]

Le spectacle est envoûtant, sobre, juste, sans aucun pathos, sans aucune fausse note dans le jeu des acteurs et celui des musiciens.
Pas besoin de fauteuils qui tremblent comme dans les parcs d’attractions. On ressent l’horreur d’une vie quand les bêtes féroces sont lâchées, quand un enfant disparaît. On comprend le soulagement d’être enfin quelqu’un, d’avoir enfin un territoire que l’on peut défendre avec ses propres armes, où l’on peut accueillir plus démuni que soi. Ou bien le soulagement de voir l’enfant reparaître avec un huissier rendu inoffensif.
La fin est déroutante. Que sont ces vêtements qui tombent en poussière ?

12.05.19 @ 11:41 Répondre à ce commentaire

En réponse à: La Bataille d’Eskandar

Commentaire de: Marie Louise [Membre]

Oui, cette femme sur scène, remarquablement interprétée par Pauline Sales qui donne au personnage une force et une présence formidables, certes est accablée. Mais pas du tout prostrée. Le séisme elle le vit, elle le connaît, car l’expulsion est un séisme. Une vie balayée, arrachée, un gouffre vertigineux devant soi. Sa révolte, c’est la création d’un rêve extravagant où la ville s’effondre, devient champ de ruines, comme sa propre vie, et d’où surgissent des animaux qui prendront toute la place, et que l’on imagine, avec crinières, défenses, griffes. Ce qu’elle voudrait avoir.
La réussite du spectacle est d’entraîner le spectateur dans le rêve, grâce au talent du conteur, Samuel Gallet, à la force des mots, à la poésie toujours là. Et grâce à la musique. Une cascade de sons, de mélodies sortis des nombreux instruments à percussions, de la batterie, du clavier et de l’émouvant violoncelle. Si l’on écoute les mots et la musique, cela suffit, le rêve est là, et nous en sommes les habitants pour une heure. C’est un privilège. Ne pas raisonner ni s’agripper à un monde connu et rationnel, mais accepter d’entrer dans l’imaginaire de cette femme. Et l’on décolle…

11.05.19 @ 18:39 Répondre à ce commentaire

En réponse à: La place du chien

Commentaire de: Françoise [Visiteur]

Le personnage central est le chien dont chacun connaîtra le sort, elle en laisse, lui en cage.
Le chien finira lui-même par se prendre pour un homme comme pourvoyeur de revenus et de plaisir.
On devra cependant lui pardonner ce qui reste de chien en lui dans son manque de finesse et de connaissance de la langue française quand il nous assène avec insistance que : « La place du chien, c’est de mordre ».
Bravo aux acteurs pour leur vitalité !

09.05.19 @ 11:46 Répondre à ce commentaire

En réponse à: Klaxons, trompettes … et pétarades

Commentaire de: Marie Louise [Membre]

Les pitreries de Dario Fo font du bien. Un patron qui se retrouve avec la tête de son ouvrier, il fallait y penser! Et avec Michaël Pastorelli La Lucarne avait un pitre magnifique pour incarner les deux rôles. Claude Samsoën reste imperturbable et fait face avec calme à toutes les situations. Bravo à toute la troupe, qui a dû suivre le rythme fou de l’auteur!

09.05.19 @ 10:07 Répondre à ce commentaire

En réponse à: La place du chien

Commentaire de: Jacqueline Chevallier [Visiteur]

oui, toutes sortes de thèmes étaient abordés, comme également la liberté sexuelle de la femme et son droit au plaisir, de façon subversive, voire provocatrice, mais également un peu brouillonne de sorte qu’on ne sait pas trop où l’on va… cependant je me suis laissée porter
jusqu’à la prise de parole du chien qui est tout à fait inattendue et très forte.

08.05.19 @ 18:40 Répondre à ce commentaire
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