Urgences
Notre députée, qui est venu vérifier récemment à quel point il fait bon vivre à Coye-la-Forêt, a voté pour la loi d’urgence agricole.
Elle considère donc qu’il y a urgence à tuer le vivant dont l’espèce humaine fait encore partie pour le moment, urgence à continuer à nous empoisonner.
Madame Véronique Ludmann fut, à Senlis, adjointe à la mairie, en charge du sport et de la santé. N’a-t-elle jamais entendu parler des cancers dus à tous ces produits chimiques de synthèse néfastes aux organismes humains ?
Ancienne directrice d’école, elle considère, à l’évidence, qu’il est plus urgent de s’occuper de l’avenir des betteraviers plutôt que de celui de nos enfants.
D’ailleurs, toutes et tous les député·e·s de l’Oise sont du même avis alors que dans son parti (Horizon) trois ont eu la clairvoyance de voter contre.
Étant, à l’Assemblée, membre de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation, selon quels critères va-telle définir quelles sont les urgences en ces domaines ? La culture et l’éducation doivent-elles continuer à encenser des modèles mortifères ?
Quant à Monsieur Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la transition écologique, il nous a également fait l’honneur de sa visite.
Eh bien, lui aussi a voté pour la loi d’urgence agricole. Il s’est donc rangé dans le camp du ministère de l’agriculture plutôt que dans celui de son ministère de tutelle. Il peut bien venir se promener en forêt et faire de beaux discours, toutes ses prises de parole à l’Assemblée, toutes ses décisions et actions vont à l’encontre de la plus élémentaire conscience écologique.
Autant dire que son système de valeurs ne va sûrement pas dans le sens de la préservation de nos forêts et que, pour lui, la transition écologique ne présente aucun caractère d’urgence.
Urgence agricole, urgence climatique, urgence écologique, il s’agit bien d’une urgence globale mais ne comptons pas sur nos visiteurs pour une action vigoureuse et globale.
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