Catégorie: festival théâtral
d’après Guy de Maupassant
Théâtre de la Lucarne
Adaptation & Mise en scène : Claude Domenech
Vendredi, je n’allai pas au théâtre sans appréhension, adapter une nouvelle de Maupassant ce n’est pas rien. Claude Domenech saurait-il garder l’esprit de l’écrivain, sa simplicité d’écriture, son sens poétique, son humour ?
Eh bien oui ! J’ai ri, j’ai entendu le rossignol, les sons de l’accordéon rappelant les guinguettes au bord de l’eau, j’ai participé aux danses, aux chants, au plaisir des acteurs de nous entraîner dans un tourbillon de jeunesse ; puis-je ajouter que je n’ai pas eu à ma torturer la tête, comme dans certaines pièces contemporaines, pour comprendre ce que l’auteur voulait nous dire.
D’après L. Frank Baum
Compagnie Tutti Quanti
Mise en scène : Alberto Nason
Une vie d’enfant, ou une vie tout court, c’est une succession de rencontres qui aident – ou devraient aider - à grandir et à découvrir le monde. Ainsi la petite fille de la fable présentée par la Compagnie Tutti Quanti et librement inspirée du Magicien d’Oz, échappant à la surveillance de sa tante, se perd-elle dans la forêt (cela vous rappelle quelque chose ?) Avant de retrouver son chemin, sa maison et sa maman – c’est curieux, elle ne parle pas de son papa ! – elle se trouve confrontée à de curieux personnages pour la création desquels le metteur en scène, grand amateur de commedia dell’arte, a fait appel à toute sa fantaisie.
La petite Dorotélé – clin d’œil aux enfants scotchés devant l’écran –, petite fille modèle en jupette rose, qui ne se sépare pas de son doudou, rencontre donc un épouvantail à la barbe de paille, un peu simplet et qui souffre de dyslexie, un homme de fer masqué et coiffé d’un entonnoir, pas sympathique du tout – mais qui le deviendra – ainsi qu’un lion débonnaire et peureux. N’oublions pas la sorcière au visage bleu et nez crochu !
Photos de Fabrice Isaac
Au Centre culturel pendant le Festival théâtral

Hardes de cerfs, faisans, cols-verts, marcassins… Que font-ils là ? Se sont-ils égarés, loin des forêts où le chasseur les traque ? Point. C’est un photographe qui les convoque. Les voici, surpris par Fabrice Isaac qui, à ses heures de loisir, parcourt les forêts dans l’attente de leur rencontre. Les voici, exposés au Centre culturel en coulisses du Festival théâtral, jouant sur la scène de la nature dans un spectacle toujours renouvelé.
Avec humour, Jacques Bona a imaginé d’associer aux photos des légendes inattendues, phrases littéraires et répliques du répertoire dramatique, pour une confrontation poétique et drôle entre images et littérature, entre les mots des hommes et les postures animales.
d’après Rudyard Kipling
Mise en scène de Loreleï Daize
Compagnies L’ombre de la lune et Acte II
Inauguration du Festival samedi 4 mai
Au mois de mai, c’est la fête à Coye. Depuis plus de trente ans ! Fête du spectacle vivant et de l’illusion. Pendant trois semaines, nous allons entendre des histoires, nous nourrir d’images et de musiques, entrer dans d’autres vies, rencontrer des personnages et nous autoriser toutes les émotions.
32° Festival Théâtral de Coye-la-Forêt : une édition passionnante et passionnée !
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22 jours de théâtre et de fête, 14 compagnies professionnelles, 15 pièces, du 13 mai au 3 juin 2013 au centre culturel de Coye-la-Forêt.
Depuis 1982, l’association du Festival Théâtral de Coye-la-Forêt a réuni près de 119 500 spectateurs autour de 450 pièces lors de son Festival de printemps. Comme les années précédentes, le Festival revient avec l’objectif d’apporter aux 5500 spectateurs attendus toutes les formes de théâtre.
Un programme sous le signe de la variété
15 pièces en 26 représentations, de Voltaire à Horovitz, seront jouées pendant ces trois semaines. Les troupes professionnelles ont été sélectionnées au Festival Off d’Avignon mais aussi auprès des troupes de Picardie et de région parisienne.
L’accès à la culture pour tous
La présence d’un public fidèle, les soutiens et partenariats financiers réguliers permettent de faire venir ces compagnies
de qualité en maintenant une politique tarifaire adaptée à tous les revenus. Et surtout, une large place est
faite au jeune public qu’il faut initier à cet art subtil qu’est le théâtre. Trois spectacles sont destinés aux enfants, en
dix représentations: Le livre de la jungle, Si tu l’Oz voyage au pays du magicien et Affreux, sales et gentils.
Les temps forts de la 32ème édition :
Inauguration le samedi 4 mai 2013 à partir de 16 heures au centre culturel de Coye-la-Forêt.
Ouverture et clôture par le Théâtre de la Lucarne avec La Cruche cassée d’Heinrich Von Kleist et
Une partie de campagne d’après Maupassant.
Débats et rencontres avec les comédiens et/ou les metteurs en scène :
lundi 20 mai - Automne et hiver de Lars Norén; mardi 21 mai - La vie de galilée de Bertolt Brecht;
mardi 28 mai - Le Premier d’Israël Horovitz.
Retrouvez toute la programmation et les infos pratiques sur www.festivaltheatraldecoye.com
Dossier de presse en annexe. L’affiche et les photos de spectacles sont téléchargeables diectement sur le site.
D’après Marcel Aymé
Par La Bigarrure
Mise en scène : Thierry Jahn assisté de Céline Ronté
Quel entrain pour le dernier spectacle du festival! Avec les deux petites filles Delphine et Marinette (Marinette, c’est la plus blonde, dit Marcel Aymé), on entre dans la ferme pour un moment en compagnie des animaux qui les surveillent et les protègent, qui les conseillent ou se moquent, et avec qui elles inventent des jeux. Ce sont leurs compagnons. Les parents n’ont à la bouche que des interdictions et des menaces de punitions, la tante Mélina est une mégère. Les animaux sont donc tout leur univers. D’abord le chat, le personnage principal, avec deux petites oreilles grises veloutées. Tout le monde sait qu’il a le pouvoir de déclencher un déluge rien qu’avec sa patte. Le cochon, peureux et peu futé, redoute de finir en rillettes. Le jars est prétentieux et voleur. L’âne ne veut pas passer pour une bourrique. Le renard a la voix doucereuse pour amadouer la volaille, le coq est bien sûr de lui et joue le fier à bras. Et le loup… si maigre qu’il inspire pitié. Il faut toujours un loup dans les histoires pour les enfants.
de Véronique Dartois
par la Compagnie Ad Vitam
Mise en scène : Véronique Dartois
Les classes de maternelles sont allées dans un jardin, dans un pays très gai et ensoleillé. Il faut du soleil aux plantes et aux fleurs. Un joyeux jardinier arrose ses plantations, chapeau de paille sur la tête, sabots et solide tablier bleu. Il est très fier de ses fleurs…. Mais dans un pot il attend la floraison d’une rose. Toutes les autres fleurs se sont épanouies. Seule la rose reste obstinément fermée. Pourquoi ? Que faut-il faire pour voir enfin ses pétales ? Une coccinelle passe par là, je devrais dire, vole par là, au-dessus de la tête de notre jardinier qui l’appelle. Magique ! La voici ! Belles ailes rouges à points noirs, antennes… tout y est. Jardinier et coccinelle partent à l’aventure pour tenter de trouver une solution au problème : comment faire pour que la rose montre ses pétales ? Le voyage, ce sont les rencontres. Au fil de la journée les amis demandent conseil et interrogent : l’araignée, l’escargot, les hérissons, un serpent, un meunier qui dort et un gugusse qui joue du violon. Quand ils reviendront dans leur jardin, la solution sera trouvée. Elle était là, tout près. Nous ne vous la dirons pas. Mais sachez que la rose s’est enfin ouverte.

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