Nous n’en parlerons pas. Nous éviterons délicatement les sujets qui fâchent. Pourquoi se flageller ? Pourquoi se faire du mal bêtement en ressassant les mêmes images de misérables virils, de vieux gros ridicules qui font les unes de tous les journaux et les dix mille gros titres des chaînes d’info en continu ? Tentons de regarder ailleurs. Suivons le trajet filant du dernier pigeon du soir. Repaissons-nous les yeux de cette couleur d’or que le soleil fait quand il meurt. Profitons des forêts d’hiver qui laissent nos regards filer entre leurs troncs violets pour entrevoir les toisons vert fluo des mousses qui poussent entre les feuillées. Tentons de nous réjouir des enfants joyeux et fatigués qui rentrent en pépiant de l’école. Restons sous le charme des jeunes filles en fleur, vêtues de laine et de fourrures, telles des Anna Karénine dystopiques, qui auraient trouvé par hasard un portable pour se boucher les oreilles et leur offrir cette élégante indifférence devant les vieux imbéciles baveux qui les concupiscent. Attention ! On a dit non ! On ne regarde que ce qui est beau, apaisant, et chaud comme une flambée dans la cheminée, et doux comme la chatte tricolore qui s’est couchée en ronronnant sur nos genoux. Alors le monde redevient vivant, enfin vivable, avec ces enfantines envies d’émerveillements de première fois. Souvenez-vous de la première fois que la graine plantée au printemps a fait une fleur en été. Et de cette première fois qu’on a vu la mer se jouer du soleil ? Rappelez-vous la première fois qu’on a vu la neige. Quel talent magique a-t-elle d’adoucir les images immaculées du monde ! Et aussi quand cette paix blanche étouffe les bruits du monde ! Mais alors, combien est-elle froide si ce monde t’a jeté dehors ? Si perdu sous les larmes, le monde s’écartèle dans le fracas incompréhensible des armes ? Stop ! On arrête ! On avait dit qu’on tiendrait le coup, que ni la bêtise des tyrans élus par des peuples stupides, ni le bruit des bottes sur le pavé, ni des chenilles des chars sur les routes du malheur, ni les déflagrations des bombes qui font que les enfants ne savent plus comment s’arrêter de trembler ne viendraient nous plomber le moral. J’aurais tant préféré en rire, en faire des bonnes blagues, de jolis mots d’humour, bien caustiques, contre ces sacs à fric, ces mannequins d’étoupe, ces hommes de paille, ces sales épouvantails à effrayer les gens. Pardon. Je n’aurais pas dû. J’ai craqué. Ne m’en veuillez pas trop, tout le monde peut se trumper.
Archives pour: "Janvier 2025"
C'est l'histoire d'une passion, l'histoire d'un noir désir qui jeta Marine dans les bras de Florian. Elle fit sa connaissance au BlueNote, un club de jazz, quelque part sur la rive droite. Un siècle plus tôt, peut-être se seraient-ils rencontrés au Chat Noir, non loin de la place du Tertre à Montmartre où les peintres portent sur la toile les lumières du jour, depuis l'azur pâle des petits matins jusqu'au rouge sang du soleil qui se couche. Plus que la peinture, c'est la musique qui les unissait, la musique aussi est colorée.
Dès le premier regard Florian se noya dans les yeux clairs de Marine. Dès le premier regard Marine se perdit dans les yeux sombres de Florian. Tu es à moi. Je suis à toi. Dès lors ils partirent ensemble à la dérive, oublieux du monde alentour, comme claquemurés, jalousement serrés, dans la bulle irisée de leur passion.
Ô mon amour !
Avec toi, toujours. Se sont-ils rêvés s'en allant marcher sur le sable blond au bord des mers turquoise, se lançant à la poursuite du rayon vert, ou bien filant vers le nord dans la magie des aurores boréales ? Ils visiteraient tous les horizons du monde, pourvu qu'ils soient ensemble. Toute à lui, rien qu'à elle.
Mais jour après jour, de promesses non tenues en illusions perdues, la grisaille du quotidien subrepticement se répandit sur le rose des serments et le poison de la jalousie s'insinua dans le gris de leur vie. Leur chemin fut bientôt jonché de fleurs flétries.
Pour ne pas les voir, ils alignaient au rasoir la neige poudreuse que l'on respire à pleins poumons. Rêvaient-ils encore, voguaient-ils dans les couleurs miroitantes de leurs égarements hallucinés, tandis que l'enseigne au néon de l'hôtel, mécanique, indifférente, alternait sans état d'âme ses lumières jaunes, vertes, blanches ?
Comment et pourquoi l'azuréen a-t-il mal tourné au rouge de la rage, au violet de la violence ? Pourra-t-on jamais savoir ?
Le coup de foudre fit place à l'orage, les éclats de voix zébraient le silence de la nuit et les coups tonnaient sur la peau blanche et délicate.
Ô mon cœur !
Tu es ma douleur. L'indigo peu à peu maquillait les paupières. Et le pourpre aux pommettes. À ne plus pouvoir se regarder dans le miroir.
En une valse multicolore, les lumières clignotantes de l'enseigne au néon alternaient avec l'orange tournoyant des gyrophares : dans la lueur opaline d'un petit matin blême, les pompiers vinrent ramasser le corps d'une poupée disloquée, à la chair chamarrée de cinquante nuances de bleus.
C'était il y a vingt ans, c'était hier, c'est aujourd'hui. Les journaux à sensation titreront sans doute : "Dramatique accident" – "Une dispute amoureuse dégénère" et encore : "Fatale attraction" – "Tragédie romantique" – "Drame de la passion".
Ou simplement : "Effroyable fait divers".
Ce n'était rien d'autre que l'histoire d'un féminicide, le quatre-vingt-douzième de cette année-là.
Un fait divers ? Vraiment ?
Lors d'un départ de promenade dans la forêt d'Ermenonville mardi 26 novembre, voici ce que j'ai trouvé dès les premiers pas vers la forêt. Je sais qu'il existe des poubelles pour déposer des restes d'animaux et plus spécialement les entrailles lorsqu'elles ne sont pas mangées par les chiens mais là, on peut apercevoir un mélange de viscères et de parties d'animaux comme un arrière-train de biche ou sanglier ? Une tête de jeune chevreuil nettement coupée (pas très visible sur la photo), des pattes, des sabots.
Mais le plus choquant c'est ce qui se cache derrière ces photos : un manque total de respect pour les animaux traqués, tués et jetés comme des déchets. Ils n'étaient, ne sont pas des déchets. Ce sont des êtres vivants qui ont des sentiments, une famille, des habitudes et la chasse vient perturber pratiquement tous les jours ce qui pourrait être une vie paisible.
Certains diront que les raisons sont bonnes pour les chasser. Oui, il faut réguler pour éviter la consanguinité, oui il faut protéger les arbres car ils sont la raison d'être de la biodiversité. Certes, mais pourquoi tuer plus que nécessaire ? la chasse en fonction des sorties des différents équipages, de la chasse à courre, et en ajoutant le piégeage et le braconnage est quasiment quotidienne. Ces créatures des bois vivent un temps de guerre permanent. Les battues peuvent survenir à n'importe quelle période de l'année. Il suffit qu'un ordre soit donné pour limiter le nombre d'animaux ou pour éradiquer les indésirables, les nuisibles. Et ils finissent dans une poubelle avec une canette de soda !
L’association « De Coye Jouet » organisait une bourse aux jouets du 17 au 25 novembre.
Pendant une quinzaine d’années, Geneviève LEFÈVRE proposait une bourse aux jouets sur Coye-la -forêt. L’activité grandissante a favorisé la création d’une association en 2018. C’est ainsi qu’est née « De Coye Jouet ».
Le succès a été, de nouveau, au rendez-vous pour cette nouvelle édition qui s’est déroulée dans les locaux du centre culturel du dimanche 17 au lundi 25 novembre. Le nombre d’exposants (78 contre 76 en 2023) comme le public, ont participé à la réussite de cet événement. Les jouets devaient être en état de marche et essayés le jour du dépôt par les bénévoles.
Ainsi, une trentaine de bénévoles comme Brigitte BERNADAC, Trésorière de l’association, Marie-Françoise BLOCH, Vice-Présidente, Monique BON, Secrétaire, ou encore Monique et Philippe VERNIER, Président, ont donné de leur temps pour que les jouets puissent partir vers de nouvelles mains.
L’objectif est de permettre au plus grand nombre d’acheter à petit prix pour le plaisir des enfants à Noël et de donner une nouvelle vie aux jouets. Les acheteurs viennent de Coye-la-Forêt et des alentours : Lamorlaye, Gouvieux, La Chapelle-en-Serval…
Il faut signaler que le quart de la recette est allé à l’association caritative partenaire qu’est le Secours Catholique qui permet aux plus démunis d’acheter des vêtements, trouver de l’aide pour le logement ou encore de faciliter le lien social en participant à un café solidaire organisé sur Chantilly.




