ENTRETIEN AVEC SOFIA PETRINI
La France, terre d'accueil
Sofia n’est pas un prénom de nos terroirs. En effet elle est née à Lisbonne le 22 septembre 1955, d’un père menuisier-ébéniste et d’une mère employée de crèche.
Malgré la dictature en vigueur (c'était l'époque de Salazar) la famille n’avait pas de gros problèmes économiques, mais le père de Sofia avait un défaut : il aimait la démocratie et de la liberté. C’est ainsi qu’après avoir milité à gauche, il dut s’exiler dans le pays qui symbolisait tout ce à quoi il aspirait, la France.
Restées au Portugal, Sofia et sa mère durent franchir la frontière clandestinement à l’aide d’un passeur. À 70 ans aujourd’hui, elle s’en souvient encore comme d’une aventure extraordinaire.
Les années s'écoulèrent ensuite très vite : l’apprentissage du français (si rapide et facile quand on a sept ans), le collège, le lycée puis la fac de droit.
Et puis enfin, le 25 avril 1974, c'était la révolution des œillets et la fin de la dictature. Sofia est restée en France où elle avait grandi. Et pour finir, elle s'est mariée à un italien !
L'expérience d'un mandat municipal
Les études de droit la menèrent d’abord à devenir greffière. Par curiosité, elle exerça toutes les facettes de ce métier (Tribunal d’instance, de grande instance et Cour d’appel).
Pour des raisons professionnelles, elle est restée vingt ans à La Garenne-Colombes (Hauts de Seine). Dans cette commune, en même temps qu’elle adhérait aux « Verts », Sofia a été élue sur une liste de gauche pluraliste, en 2001, dans l’opposition à Philippe Juvin (RPR-UMP) très largement majoritaire. Le moins qu’elle puisse en dire de cette expérience, c’est que ce ne sont pas de bons souvenirs, ni du point de vue de la démocratie, ni du point de vue des contacts humains.
De 2007 à 2019 Sofia a vécu à Bezons (Val d'Oise), ville d’ouvriers et d’artisans, gérée très longtemps par les communistes, mais elle n’y a eu aucune activité politique ou associative, échaudée, dit-elle, par son expérience garennoise !
Cependant, concernant ses deux enfants, depuis les classes de maternelle jusqu’à la fin du secondaire, Sofia a toujours milité activement à l'association des parents d'élèves FCPE.
Et à Coye-la-Forêt
Arrivée fin 2019 à Coye la Forêt, elle se souvient encore de cette élection municipale « masquée », covid oblige, où les jeux semblaient joués avant même le décompte des votes.
Six ans sont maintenant passés et Sofia pense avoir trouvé son « bonheur » dans la liste « L’écologie et la gauche réunies pour Coye la Forêt »
Cette liste est composée de personnes d’âge divers, d’idées également diverses, mais qui sont discutées collégialement pour parvenir à des synthèses qui conviennent à tous.
À cet égard, elle indique enfin qu’il lui semble qu’en se déclarant apolitique, Monsieur François Deshayes tente de dissimuler qu’il est classé DVD divers-droite. (cf. « Le Monde – élections municipales 2026 – le guide pratique du scrutin)
Aurait-il honte de ses idées, ou n'en aurait-il pas ? demande-t-elle.
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