
Quoi de plus évident que l’art pour rassembler les êtres humains dont les capacités sensorielles ne demandent qu’à voir, entendre, goûter, sentir, toucher le meilleur des créations que d’autres ont su produire à toute époque.
La musique permet cette ré-union particulière par l’écoute collective. Le concert est un moment partagé du bonheur d’entendre et d’admirer.
Le 28 novembre prochain à 20h, six artistes musiciens bénévoles solidaires de ceux qui sont chassés de leur pays par la guerre, vous manifesteront leur engagement en interprétant plusieurs œuvres de musique de chambre, dont certaines sont un héritage de compositeurs (Haydn, Mozart) du siècle des «Lumières».
Les autres compositeurs programmés ne sont évidemment pas moins lumineux (Vivaldi, Bach). Toutes les œuvres se jouent ici en petit effectif avec cette complicité d’écoute, cette intimité, cette précision émouvante qui caractérise la musique de chambre. Il était autrefois courant de les pratiquer en famille ou entre amis amateurs (éclairés).
Souhaitons que, l’espace d’un concert, les yeux regardent et les oreilles entendent le message d’humanisme qu’elles contiennent.




La cible des terroristes a été la jeunesse, insouciante et libre un soir comme les autres à Paris. A travers elle, chacun d’entre nous est atteint au cœur. Pour repousser l’horreur et refuser la tyrannie de l’obscurantisme et du fanatisme, pour être solidaires de ceux qui ont été frappés par les attentats de vendredi à Paris, un rassemblement avait été prévu par le maire de Coye, ce dimanche 15 novembre sur la Place de la Mairie. Interdit par la préfecture, il manquera. Car c'est dans ces moments-là que l'on ressent le besoin d'être ensemble, de ne pas rester seul avec son angoisse et d’être solidaires. Ensemble, nous sommes plus forts pour résister et dire combien les habitants de ce pays sont attachés aux valeurs de la République qu’ils ont construite et consolidée au fil des siècles, la liberté, l’égalité et la fraternité.