ENTRETIEN AVEC THIERRY CHARPIOT
Le souffle du comédien
« C’est un 19 février comme aujourd’hui que mon fils Guillaume est né. C’était à Besançon, il neigeait et nous venions de lui acheter un lit. »
Spontanément, Thierry Charpiot choisit le ton de l’intimité pour commencer l’entretien, le contact est créé.
Au début, comme pour son épouse, Dominique, tout se passe pour lui à Besançon, l’enfance, la jeunesse, la passion pour la natation, les études de droit et le coup de foudre pour le théâtre… et pour Dominique. Après une licence de droit et une autre d’histoire, un DUT de documentation, il entre au Centre théâtral de Franche-Comté, alors dirigé par Denis Llorca. C’est ainsi qu’il est devenu comédien.
« Maintenant, à 67 ans, je suis un comédien en retraite, précise-t-il, j’ai besoin d’une pause. Mais je lis beaucoup de pièces, j‘en écris aussi.
Le théâtre a été mon métier, j’ai participé à 34 spectacles professionnels, joué deux fois au Festival théâtral de Coye-la-forêt – "Du Pain plein les poches", de Matei Visniec, puis "Le Fils", de Jon Fosse – et réalisé de nombreuses mises en scène. J’ai enseigné aussi, donné des cours de théâtre, monté des ateliers. J’aime enseigner, je suis d’une lignée d’enseignants. L’art-thérapie m’a passionné. J’en ai fait notamment à Creil, dans une classe relais avec des adolescents, j’ai aussi pratiqué le théâtre forum, accompagné de psychologues, de médecins, autour de thèmes comme le souvenir, l’épilepsie, la maladie d’Alzheimer… »
Quand Thierry s’exprime tout est en mouvement, le regard, le geste, la parole, le rire. La vivacité, le jeu et la passion du comédien sont là.
Coye-la-Forêt
Pour son métier, Thierry dit avoir choisi de quitter Besançon et de venir à Paris. Après une courte expérience de la vie parisienne, il a cherché un lieu de vie agréable, proche de la nature… et d’une gare ; ce fut Coye-la-Forêt : «C’est un village relativement calme, dans un bel environnement, on y rencontre des gens sympathiques.» Avec sa propre troupe "Calliope", il s’est fait une place au Centre culturel « sans aucune concurrence, dit-il, avec le Théâtre de La Lucarne, alors dirigé par Claude Domenech ».
Le souffle du nageur
Thierry a rencontré la passion de la natation à Besançon à l’âge de 8 ans, pratiquant déjà la brasse papillon en club de natation. Il aurait voulu intégrer une classe sport-études… mais il a été orienté par l’autorité paternelle vers des études de droit. Il dit d’ailleurs en avoir gardé le goût et en continuer la lecture.
Actuellement inscrit dans le club de Creil, il poursuit les compétitions de natation et s’entraîne cinq fois par semaine : « Je suis un des plus âgés et je nage 3 500 mètres par séance », dit-il avec une grande fierté. D’ailleurs, à chaque fois que l’on rencontre Thierry, il signale ses derniers résultats, toujours excellents, cela va de soi. Les félicitations de ses amis lui sont acquises.
« J’aime être dans l’eau, on peut y être dans sa pensée. »
Les élections
Les élections municipales à Coye, il s’y est intéressé depuis longtemps et a figuré sur la liste de gauche menée par Alain Mariage en 2014 et en 2020. Tout naturellement il rejoint la liste de Claude Lebret qui veut installer la pluralité au conseil municipal et rassembler des engagements complémentaires, l’écologie et une politique de gauche. « J’aime la diversité, ma famille vient des quatre coins du monde, ma grand-mère de Moselle, en France occupée, ma mère de Belfort, mon père a des ascendants italiens… »
Et pour la vie du village, sa priorité rejoint celle de Claude Lebret et de sa liste, qu’il y ait enfin des médecins dans la maison médicale.
De notre entretien émerge une personnalité vivante, extravertie, qui dit des choix variés, et qui, de ce fait, illustre parfaitement une liste qui rassemble et promeut la pluralité.
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