ENTRETIEN AVEC CLAUDE LEBRET
Un démocrate engagé
Dans le cadre des élections municipales de mars 2026, en tête de la liste « L’écologie et la gauche réunies pour Coye-la-forêt », Claude Lebret s’engage résolument pour défendre les valeurs auxquelles il tient, la préservation de l’environnement et la démocratie.
Claude connait bien Coye-la-forêt où il est arrivé en 2008. Venant de la Haute-Saône, suite à sa demande de mutation, il a été nommé directeur du Domaine des Trois châteaux par l’association qui gérait la structure éducative accueillant des enfants de la Ville de Paris, et il a assuré cette fonction jusqu’en 2017.
Très vite il a eu le désir de s’intégrer en participant à la vie du village, et il s’est engagé dans plusieurs associations, la Sylve d’abord, puis « Ensemble pour Coye dans une dynamique de gauche », les deux associations dont il est aujourd’hui président. À la suite des élections municipales de 2014, il a siégé, pendant la première mandature de François Deshayes, comme conseiller municipal d’opposition jusqu’en 2020. C’est dire qu’il connaît le fonctionnement de la municipalité.
Parallèlement, il s’est investi dans une association nationale qui s’engage dans l’accompagnement des personnes handicapées depuis 1962, l’APAJH – Association pour Adultes et Jeunes Handicapés. Il en est actuellement le président de la section locale de l’Oise qui fêtera, cette année, ses soixante ans.
Avec la même volonté, faisant équipe avec deux autres Coyens, militants comme lui, il a travaillé, depuis la fermeture des Trois châteaux en 2022, pour faire de ce domaine exceptionnel un lieu où il serait possible à la fois de proposer un habitat pour les personnes en situation de handicap et de créer de l’emploi. Le projet n’a pu aboutir pour diverses raisons… Et les Coyens se désolent aujourd’hui de voir l’abandon auquel sont livrés les châteaux et leur parc impressionnants, lieux chargés d’histoire…
Rassembler, partager
Quand j’interroge Claude sur ce qui l’intéresse ou le passionne, sur ses goûts, il dit : « J’aime le cinéma, la forêt, faire mon jardin…. Mais surtout j’aime que les gens se rencontrent, j’aime le brassage des populations, quand tout le monde peut participer, où chacun est utile. J’aime travailler avec les autres. »
C’est ce qu’il a mis en pratique avec le projet des Trois châteaux, un travail d’équipe, un triumvirat, comme il se plaît à le dire, qui a fait appel aussi à des spécialistes : « J’utilise régulièrement cette méthode de travail et je pense qu’une équipe municipale peut s’adjoindre des spécialistes bénévoles pour être très informée, cela ne grève pas le budget de la commune et crée du lien. » Ainsi on n'est pas obligé de faire appel à des bureaux d'études qui viennent de l'extérieur, n'ont pas une connaissance intime de Coye-la-Forêt et font souvent payer très cher leurs prestations.
Ȇtre candidat
Claude répète volontiers les raisons de sa candidature : « Je me présente pour assurer une vigilance, je crée une liste pour permettre le choix. En face de la droite il faut une liste de gauche. Je ne voulais pas qu’il n’y ait qu’une seule liste. Si, après François Deshayes, un second candidat s’était manifesté, je n’aurais pas composé une troisième liste. J’ai donc choisi de constituer un groupe de candidats très différents, qui rassemble des profils variés par l’âge, la personnalité, l’activité économique et leur appartenance à des associations. Le choix de la diversité est le point de départ de mon itinéraire. »
Par ailleurs, on attend d’un maire qu’il soit aussi un bon gestionnaire. Claude Lebret rappelle que lorsqu'il était directeur du Domaine des Trois châteaux, il avait à gérer un budget se montant à 3,6 millions d’euros en 2017, soit presque l'équivalent de celui de la commune. « J’ai toujours eu le souci de l’utilisation des fonds publics », dit-il. Pour cette raison la liste est composée de personnes qui connaissent la gestion administrative et financière, sur le plan professionnel et/ou associatif.
La clarté
Le candidat qui réunit l’écologie et la gauche ne fait pas mystère de sa trajectoire et de ses engagements. Quand nous avons abordé son passé professionnel, avec une forme de fierté il a simplement dit : « Je suis un ancien ouvrier, puis grâce à la formation professionnelle réfléchie ou mise en place par des personnalités politiques de gauche comme Jacques Delors ou André Laignel, j’ai pu évoluer pour devenir commercial pour Manpower, conseiller en formation dans une Chambre de commerce et d’industrie, directeur-adjoint pour l’AFPA et j'ai eu en charge successivement la gestion de trois établissements sociaux pendant une vingtaine d’années. À titre bénévole je suis conseiller du salarié, c'est-à-dire que je suis amené à accompagner tel ou tel salarié en difficulté, par exemple lors d’un entretien préalable à un licenciement, dans une entreprise ne disposant pas de représentant du personnel. « J’ai toujours défendu les gens les plus fragiles.» Et son engagement politique ? « Je suis membre du parti socialiste, je n’en fais pas mystère, j’aime dire les choses clairement, contrairement aux listes de droite qui se disent souvent apolitiques » .
Un homme tranquille
Ce qui se remarque, dans l’attitude de Claude Lebret telle que je l’ai observé au cours de cet entretien, c’est l’aisance et la tranquillité avec lesquelles il parle de son projet et de ses convictions. Rien ne le trouble ou l’inquiète. Il a pensé à être candidat en automne, il en a parlé, il a attendu, a refusé de se hâter. Organisé, efficace, désireux de conduire et de réaliser son projet, il avance, bien entouré par ceux et celles à qui il a proposé d’être avec lui candidats à la mairie.
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