ENTRETIEN AVEC JULIEN DERIMAY
Julien Derimay est un jeune Coyen de 38 ans, arrivé en 2023 dans le village, avec sa famille – son épouse et trois enfants. Ils habitaient Paris, lui travaillait à Senlis, elle proche de leur domicile ; ils voulurent se rapprocher d’un environnement plus paisible tout en conservant leur métier et leurs collègues. La proximité d’une gare les a décidés pour Coye-la-Forêt. Ils ont choisi une maison qui raconte le passé, une maison du XIXe siècle au centre du vieux village, entouré d’un grand jardin où passent régulièrement hérissons et écureuils.
Julien est responsable en génie civil et s’occupe de nos ponts, tous ceux qui enjambent les autoroutes au nord d’une ligne qui relie Caen à Strasbourg. Il surveille leur état et décide des réparations. On peut dire qu’il est responsable de notre sécurité.
L’engagement
Les élections municipales ne le prennent pas de court, car il s’est engagé en politique à l’âge de vingt ans, entre 2008 et 2016, à Asnières-sur-Seine où il habitait alors, avec la volonté de contribuer à la vie de la communauté. À Coye-la-Forêt il juge une alternative politique indispensable : « Un vote d’adhésion comme de contestation doit être possible pour que chacun puisse s’exprimer autrement que par l’abstention. »
Pour la commune, il voudrait supprimer les problèmes « irritants » du quotidien. Par exemple, il regrette qu’un programme d’enfouissement des réseaux ne soit pas planifié sur le long terme. Pour lui, un tel programme serait bénéfique, d’une part pour éviter la chute de poteaux ou de câbles (téléphone, électricité, internet) lors de tempête et les coupures conséquentes, d’autre part pour offrir aux Coyens un cadre de vie plus harmonieux libéré de tous ces fils qui pendent çà et là.
Le souci de la sécurité
Avec Coye en transition, il souhaite rendre notre commune plus résiliente par rapport à la survenue d’événements climatiques.
Celui qui surveille les ponts a aussi observé les voies qui desservent le village. Il s'inquiète, pour des raisons de sécurité, qu’il n’y ait que deux accès possibles, l’une à partir d’Orry, l’autre de Lamorlaye. « Comment les secours pourraient-ils intervenir dans le village sans faire 30 minutes de détour si la voie d’accès qu’ils souhaitent emprunter se trouve sévèrement bloquée par un accident de voiture ou des arbres tombés ? » s’interroge-t-il. Plus largement, il évoque le besoin d’anticiper les conséquences d’aléas qui pourraient survenir dans un futur proche comme des feux de forêt ou des inondations plus importantes que celles que nous avons connues dans certaines parties de la commune.
Les liens
Attaché à l’équité entre les enfants, il souhaite gommer les différences en faisant la promotion d’une politique volontariste développant les modes de garde pour la petite enfance, l’accès au sport et à la culture, et un périscolaire abordable pour le plus grand nombre.
Julien s’occupe des ponts, donc rien d’étonnant à ce qu’il cherche des liens avec les autres par l’intermédiaire des associations. Dans son métier d’abord, puisqu’il est membre du conseil d’administration de l’Association française de génie civil, au niveau national, élu vice-président de la délégation Hauts-de-France. Comme tel, il organise des visites de chantiers et d’ouvrages d’art, ou des journées techniques pour que les ingénieurs partagent leurs expériences.
À Coye-la-Forêt, il s'est inscrit au club de tennis où il a pu rencontrer de nombreux Coyens et a participé à des tournois par équipes. Le dimanche matin il se joint régulièrement au « groupe des papas » qui jouent au foot avec leurs enfants sur le terrain multi-sport de la commune.
Et aussi ...
Plus solitaire, il se passionne pour la généalogie, fouille le passé, cherche à retrouver ou à créer les liens entre générations, multiplie les démarches, visite les cimetières, les villages, découvre des parentés lointaines, tente de mettre un nom sur les visages pâlis des photos anciennes, notamment celles des mariages. Pour ses enfants il a fait des albums de ces photos qui toutes disent une histoire… Il aime l’histoire, et pense à en raconter une… dans un roman.
Et pour terminer notre entretien, Julien m’a offert une promenade dans son jardin, attachant, car il y a des cachettes, des buissons, des recoins. Comme la vie, il est plein de souvenirs, des méandres de l’Histoire, celle qu’il écrit lui-même et celle des précédents occupants qui y ont laissé leurs empreintes.
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