Commentaires:

Commentaire de: David-OFF [Visiteur]
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Une mise en scène captivante servie par des comédiens excellents, dynamiques et convaincants ! Merci aux organisateurs pour cette belle soirée.

Je dois dire que j’ai particulièrement aimé l’utilisation du rideau dans le premier acte.
Oui, d’habitude, au théâtre, le spectacle ne peut commencer que lorsque le rideau se lève et que la lumière des projecteurs éclaire la scène, le rideau n’étant là que pour dévoiler un décor et disparaître. Or, dans cette mise en scène de Britannicus, lumière a été faite sur le rideau ! Le metteur en scène a su faire de lui un élément essentiel du décor et un quasi-personnage. Sa fonction est multiple : il cache, obscurcit, interdit, et en même temps, révèle ce qu’il dissimule, met tout sens dessus dessous. Avec lui, le dedans devient le dehors, l’envers, l’endroit ; l’amour, la haine ; la raison, la folie, etc.
L’avant-scène devant le rideau fermé où se déroule le drame laisse ainsi deviner La scène, celle où se joue la grande Histoire (histoire politique ou histoire d’amour), mais dont les personnages seront, tour à tour, les spectateurs exclus (comme Agrippine attendant devant la chambre de Néron et espérant revenir au cœur du pouvoir). Nous demeurons finalement dans les coulisses, les histoires d’antichambres, histoires où règnent les désirs, les froids calculs de l’intérêt et les caprices de la fortune mais qui, tout compte fait, sont aussi des histoires qui nous passionnent.

15.04.14 @ 22:05 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: [Membre]

Je suis enthousiasmé par cet article, vraiment : la célébration de l’art d’utiliser le rideau - en ne s’en servant pas - fut pour moi une révélation. Avouerai-je que je n’avais rien compris, singulièrement parce que je n’entendais rien, et que le fait de ne rien voir ne heurtait que mes a priori culturaux, rasséréné que j’étais de savoir que l’empreinte carbone du spectacle était ainsi infime. Tempérons d’ailleurs notre remarque : on ne voyait pas les yeux, certes, mais on voyait assez pour apprécier la minimalité des défroques de clients de Pôle-Emploi ou de boudin. Ces quelques mots de David (visiteur) m’ont beaucoup aidé : le personnage essentiel était le rideau et je comprends maintenant qu’il m’avait tout caché, obscurci, et en même temps, dissimulé ce qu’il révèle ; les autres personnages sont « les spectateurs exclus ». « Nous demeurons finalement dans les coulisses ! » Ah ! la belle chose que la revisitation de nos chers classiques.

18.04.14 @ 16:49 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: [Membre]
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Quelques mots sur les évaluations:
En rédigeant le commentaire ci-dessus, je réagissais au commentaire de David-OFF[visiteur]et j’avais sur mon formulaire une ligne “Votre vote: cet article vous a intéressé ?” Embarrassant! Est-ce l’article de David-OFF que je note ou l’article accompagnant la présentation du spectacle, donc le spectacle lui-même ? Pour que tout soit bien clair, mon vote est 1 étoile(= mauvais) puisqu’il n’existe rien d’inférieur, pour le spectacle, et 5 étoiles pour David-OFF parce qu’il m’a poussé à m’exprimer et que l’histoire du rideau, “il faut le faire !”

18.04.14 @ 18:09 Répondre à ce commentaire


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