ENTRETIEN AVEC FABRICE DOMENECH
Fabrice, on le connaît, je le connais, depuis que je l’ai vu tout petit, déjà actif avec sa sœur derrière les pendrillons noirs du théâtre, dans la salle qui porte maintenant le nom de leur père. C’est émouvant de retrouver Fabrice 45 ans après… de retour à Coye-la-forêt, prêt à s’engager pour les élections municipales au sein d’une liste d’opposition. L’œil est toujours vif, la parole aussi, l’énergie est là. Il est prêt.
Théâtre et architecture
Après des études théâtrales et de droit, il choisit d’orienter son parcours professionnel vers l’architecture et l’urbanisme en région parisienne pour allier l’acte créatif et les enjeux de société.
L’agence d’architecture qu’il co-dirige s’est investie dans les domaines médico-sociaux – cabinets médicaux, foyers pour personnes handicapées, épicerie solidaire, crèche... Il est maintenant chef d’entreprise et « bâtisseur », à Coye-la-forêt, ayant retrouvé depuis cinq ans, selon ses mots, ses « racines forestières ».
Ses deux filles vont à l’école des Bruyères. « A Coye, je me revois enfant, et c’est avec émotion que j’ai accompagné les rentrées de mes filles à l’école où moi-même j’étais allé, j’ai même retrouvé des ATSEM qui étaient là à mon époque... »
Des projets de bâtisseur
« C’est donc naturellement que je me suis engagé dans ces élections qui concernent la commune où j’ai grandi, mon engagement personnel coulait de source, j’ai eu envie de transmettre et, travaillant déjà avec Claude Lebret et Olivier Manceron, d’apporter ma pierre aux projets qui se créent. Je regrette que pour des raisons variées les projets d’habitat inclusif et de maison d’accueil pour femmes handicapées victimes de violences ne puisse se faire dans le Domaine des trois châteaux. »
Préserver l’environnement
« J’ai été élevé dans des valeurs de solidarité, de partage, où le respect de l’environnement, l’égalité entre hommes et femmes allaient de soi. Aujourd’hui je m’appuie à nouveau sur ces principes, et je suis reconnaissant à mes parents de me les avoir donnés. Je me sens enfant du pays, et je veux transmettre ce que j’ai reçu. Conscient de vivre dans un environnement privilégié, je sais qu’il est fragile et qu’il faut le préserver.»
Participer, créer
Une association ?
« Oui j’apprécie la vie associative à Coye. Je suis membre actif de Coye écoles, qui protège les intérêts de nos enfants, et dont le président s’implique notamment dans un projet de cantine vertueuse, avec des repas faits à proximité, avec des circuits courts et une nourriture saine pour la santé des enfants.
Je me suis toujours beaucoup investi dans de multiples associations : sportives, culturelles, étudiantes, et même syndicales…
Des loisirs ?
« Le sport – volley, course à pied et tennis. Et le bricolage. C’est au-delà d’un hobby, je bricole beaucoup et j’apprends, je revendique de réparer au lieu de surconsommer, tout à fait en phase avec les démarches type "repair-café” auxquelles je souscris. C’est peut-être mon père qui m’a transmis ce goût. Quand il a commencé la mise en scène, il prévoyait les décors, il en faisait des croquis, et avec les comédiens il les fabriquait. Un jour, alors qu’il travaillait sur une pièce, je l’ai vu dessiner le décor, avec un escalier en colimaçon, d’un seul coup de crayon. J’étais fasciné. »
« Coyen depuis ma naissance, j’ai été Francilien pendant quelques années, le temps des études et les débuts de ma vie professionnelle. Je suis revenu à Coye car mon cœur y était resté et je voulais donner à mes enfants la même qualité de vie que celle dont j’ai bénéficié.
Je n’oublie pas d’où je viens, ni que ce village a été une terre d’accueil pour mon père et mes grands-parents. »
On pourrait ajouter que, suivant les pas de son père et de sa sœur Isabelle, il souhaite participer à la vie municipale en se présentant dans une liste de gauche, et avec le souci de l’écologie.
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