ENTRETIEN AVEC STÉPHANE FEIGNON
Un ancrage rural avec des valeurs issues du monde ouvrier
Stéphane commence par se présenter et la première chose dont il tient à nous faire part, ce sont ses racines rurales. Stéphane, 49 ans, a grandi dans les Deux-Sèvres, pas très loin de Melle, où vivent toujours ses parents. Un bassin où l’agriculture côtoie le monde ouvrier depuis l’implantation de l’usine Rhône-Poulenc. Pendant son enfance et son adolescence, les discussions avec son oncle, ouvrier et délégué syndical, animent les repas de famille et forgent ses convictions. Aussi, très tôt, Stéphane décide de devenir inspecteur du travail, un métier en cohérence avec son idéal de justice sociale.
Après des études de droit à Poitiers, puis Bordeaux, et l’obtention du concours, il commence sa carrière à Valenciennes. Il garde un très bon souvenir de ce premier poste dans les Hauts-de-France où la chaleur des rapports humains contraste avec la dureté des rapports sociaux.
Et une prise de conscience écologique
La suite de son parcours le mène à Paris et en petite couronne francilienne où il vit et travaille pendant près de quinze ans. En 2021, il décide de s’installer avec sa compagne à Coye-la-Forêt dont il apprécie le cadre et la qualité de vie. Conscient de l’environnement privilégié dont il bénéficie et de la nécessité tout aussi grande d’agir pour le protéger, il ressent très vite le besoin de s’engager.
Il adhère à Coye en Transition car il est convaincu que les enjeux de la transition écologique et de la protection de l’environnement doivent être au centre de l’action publique. Ces enjeux rejoignent ses valeurs ancrées à gauche car, selon lui, il ne peut pas y avoir d’écologie sans justice sociale quand on sait que les premiers touchés par les conséquences du dérèglement climatique et de la pollution sont les plus pauvres.
Il assiste également à plusieurs conseils municipaux et en ressort déçu par l’absence de débats, notamment sur les sujets en lien avec l’écologie. Faciliter les mobilités douces, lutter contre le gaspillage et la pollution de l’eau, développer les énergies renouvelables… Voilà des sujets qu’il juge essentiels, sur lesquels il est possible d’agir réellement à l’échelle communale et dont tout un chacun devrait s’emparer !
Bien qu’il n’ait jamais eu d’engagement politique, il a choisi de rejoindre la liste de Claude Lebret en raison, non seulement de son positionnement à gauche et écologique, mais aussi de sa démarche participative qui s’appuie sur un travail collectif et permet à chacun de faire entendre sa voix.
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