ENTRETIEN AVEC QUENTIN DEMADE
Impliqué dans les associations....
Quentin Demade a 45 ans. Il est marié, père de trois enfants de 14, 12 et 7 ans. Ayant fait une école de commerce à Lille, il a été 10 ans directeur commercial dans une société spécialisée en recrutement sur Paris et a décidé, il y a un peu plus d’un an, de se mettre à son compte, en tant que formateur aux techniques de vente. Finis pour lui les trajets quotidiens maison-gare à vélo et le train pour Paris !
Il a grandi à Apremont, son épouse Lucie habitait à Plailly ; jeunes adultes ils ont vécu quelques années à Paris et n'imaginaient pas qu'un jour ils reviendraient s'installer dans la région, "à la campagne", et pourtant, entre Apremont et Plailly, ils ont trouvé Coye-la-Forêt il y a plus de 10 ans, s'y sont immédiatement plu et ont décidé d'y rester.
Il faut le reconnaître, Coye-la-Forêt, c'est vraiment top ! Quand on a les moyens (Quentin ne cache pas qu'il gagne plutôt bien sa vie) on y trouve tout ce qu'il faut – les associations aussi bien sportives que culturelles sont nombreuses et variées et l'ensemble de la famille en profite : basket, tennis, foot, badminton, musique, dessin, théâtre. Cependant ils ne fréquentent pas les associations coyennes uniquement en "consommateurs" : Quentin est investi dans le club de basket, a été représentant des parents d'élèves à Coye-École, et Lucie s'occupe de l'Amap (association pour le maintien d'une agriculture paysanne) et de Coye en Transition. Quentin aime le sport, et en dehors du basket qu’il pratique en compétition, s’essaie également aux sports de raquette et joue au foot chaque dimanche matin en loisir avec, comme il dit : ”les quadra du village” et ce, malgré un niveau de jeu personnel qu'il qualifie en plaisantant de "moyen moins".
... qui devraient être accessibles à tous
Quentin a souhaité s'investir un peu plus dans la vie du village, participer plus activement à sa vie démocratique en rejoignant la liste “l’écologie et la gauche, réunies pour Coye la Forêt”. Comme il le précise, l’idée de son engagement n’est pas d’être “contre”, mais de participer à une réflexion collective sur ce qui peut être bénéfique pour le village et ses habitants dans le futur.
Contrairement à Plailly qui bénéficie de la présence du parc Astérix sur son territoire et d’une zone d'activité, Coye-la-Forêt n'est pas une commune riche mais devient petit à petit une commune de "riches”... attention à la gentrification ! Toutes les activités ont un coût, certaines sont mêmes chères ; le périscolaire est pour beaucoup de familles, deux fois plus cher que dans les autres communes de l’aire cantilienne, la cantine représente également un budget non négligeable. Quentin estime que pour beaucoup de familles aux revenus moins importants, participer à la vie associative ou bénéficier de certains services est compliqué, voire prohibitif. Il regrette que certains enfants ne puissent accéder plus facilement à des activités culturelles ou sportives. À ses yeux, la politique de la commune sur les tarifs des services communaux et notamment sur leur dégressivité, ou sur la politique d’aide à l’accès à certains activités culturelles ou sportives, gagnerait à offrir plus de “justice” pour tendre vers une meilleure égalité des chances dans l’accès à des services ou activités qu’il juge essentielles.
Penser aux générations futures
Et puis, il se retrouve également dans les valeurs “écolo" du groupe qui constitue la liste.
Assurément il faut penser aux générations futures, envisager l'avenir et s'y préparer, réfléchir, à l’échelle de la commune, à des projets qui nécessitent le courage d'investir sur le long terme, qui permettent de favoriser les mobilités douces, de développer les énergies renouvelables comme par exemple, installer des panneaux solaires sur les bâtiments publics…
Quentin avoue qu'à priori, ayant fait une école de commerce, l'écologie, ce n'était pas vraiment acquis ! Il a été sensibilisé à ces questions par Lucie qui est beaucoup plus impliquée que lui sur ce sujet. En tout cas il n'a rien d'un “éco-terroriste” (terme qu’il trouve débile d’ailleurs) ! Il dit simplement que parfois, dans l'intérêt général, il faut savoir prendre des décisions utiles, même si elles bousculent un peu nos habitudes et provoquent quelques protestations ou une inquiétude de perte de confort chez certains.
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