Commentaires:

Commentaire de: Frédéric S [Visiteur]  
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Mon impression brute de fonderie : poignant.

Le texte de Lars Norèn servit par une mise en scène sobre mais efficace, le jeu des quatre acteurs tellement ” réaliste ” nous prennent progressivement aux tripes pour ne plus nous laisser de répit jusqu’au final douloureux.

Démonstration qu’être parent est tout aussi difficile qu’être enfant, tellement l’enjeu d’être ” à la hauteur et de faire bonne figure ” peut exiger des sacrifices surhumains.

Fred S

23.05.13 @ 09:11 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: Marie Louise [Membre]

Je tarde un peu pour ajouter un commentaire… et c’est tant mieux ! Test efficace pour savoir, après quelques jours et d’autres spectacles venus s’interposer, les traces qu’aura imprimées un spectacle dans notre mémoire. Pour moi, ces traces-ci sont bien nettes. Impossible de ne pas me souvenir des jeux que pratique cette famille « ordinaire » pendant le repas mensuel. Dans la famille de Lars Norén, si je puis dire, on se déchire, mais au moins on parle. Et au fur et à mesure que tourne cette table d’acier sortie d’un cauchemar, les souffrances seront dites, l’intimité montrée aux autres. Les comédiens ont restitué cela avec une force étonnante.
A la sortie, j’ai demandé à Sophie Torresi (Ann, l’écorchée vive) qui trompait sa faim en piochant des ships, comment un comédien peut, en quittant la scène, reprendre pied dans la vie, après avoir exprimé tant de souffrance. Et elle m’a dit en riant : « en mangeant des chips !» Virginie Deville (Ewa) a poursuivi : « Mais après plusieurs représentations très rapprochées, on est un peu « grignoté », il est difficile d’en sortir indemne. »
Agnès Renaud, metteur en scène, - accueillante, détendue, souriante, si loin de l’univers tourmenté de Lars Norén - a rencontré les spectateurs à l’issue de la représentation et a salué ses comédiens : « ils sont exceptionnels, ils ont fait un énorme travail d’apprentissage du texte, et d’adresse aussi (vers qui va cette réplique ?). Les déplacements de verres, de chaises… Tout est précis et minuté. C’est une partition.
Ce qui m’a fascinée quand j’ai commencé à lire la pièce, c’est que je ne comprenais rien pendant les premières pages, deux ou trois conversations se font en même temps, personne ne parle de la même chose, la pièce montre de grandes solitudes. Peu à peu on s’ajuste, on devine qui sont les personnages et à qui ils parlent. C’est pour cette raison que j’ai choisi un début frontal pour commencer la pièce, les personnages se présentent. »
La table a suscité des interrogations : « La table est un personnage, répond Agnès Renaud, toutes les tensions ont été traitées par rapport à elle. C’est un lieu de réunion et d’éclatement, qui porte la mémoire familiale. Elle tourne sur elle-même pour montrer les changements de points de vue, les ressentis de chacun, ainsi que la marche du temps, auquel l’auteur était très sensible. »

Bravo pour cette réalisation, les choix de la scénographie – le verre, l’acier –, des costumes (le rouge élégant de la robe et le turquoise de ce tee-shirt/guenilles), bravo pour l’énergie des acteurs et leur humanité. Un spectacle qui marque.

25.05.13 @ 18:33 Répondre à ce commentaire


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