Commentaires:

Commentaire de: Chantal [Visiteur]

Ah! quelle soirée! On a osé mettre la tête à l’envers au Bourgeois. Et il en sort joyeux et ragaillardi. Du rythme, des inventions et la gaieté. Tout cela pour fouetter définitivement et humilier le bourgeois, c’est-à-dire la tyrannie domestique, la bêtise, l’ignorance. Bravo à cette troupe dynamique et créative. Elle a l’audace et l’élan de la jeunesse pour innover, ayant sorti Mme Jourdain de son carcan de bourgeoise soucieuse de l’ordonnance de la maison. L’acteur, Bernard Mounier, lui donne belle allure et profondeur. Les comédiens se sont emparés de Molière et en restituent parfaitement la langue tout en se permettant un joyeux pied de nez à la tradition des représentations de pièces du XVIIe siècle.

16.05.17 @ 12:19 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: Paul Uzan [Visiteur]
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L’on pouvait se dire: “Ah ! encore du Molière et encore Le Bourgeois Gentilhomme ». L’on pouvait se dire, “on connait dejà la pièce par coeur ». L’on pouvait se dire :« c’est normal, il en faut pour tous les gouts dans un festival de théâtre. L’on pouvait se dire: « La pièce va attirer les jeunes, c’est une bonne façon de leur faire aimer le théâtre ».
C’est souvent ainsi que les petits miracles se produisent, quand on ne les attend pas, ils surgissent de derrière le rideau.
Je ne suis plus très très jeune (encore que..), et voila que je redécouvre Molière que je croyais si bien connaitre grâce à la mise en scène tonitruante,et au formidable jeu des comédiens.

19.05.17 @ 00:07 Répondre à ce commentaire
Commentaire de: Jacqueline Chevallier [Visiteur]

Ce qui est formidable au théâtre, c’est qu’on peut voir et revoir une même pièce : la mise en scène et la personnalité des comédiens fait qu’elle est différente chaque fois. Monsieur Jourdain ici m’est apparu naïf, plutôt bon enfant. Il a de l’argent mais il est désireux d’apprendre, enthousiaste et généreux. Il est touchant au bout du compte. Autour de lui tournent les rapaces. Ceux-là, les vrais aristocrates qui se reconnaissent entre eux et forment une caste fermée, ceux-là sont cruels, méprisants, avides.
Les temps ont changé : ce n’est plus l’aristocratie qui est au pouvoir, remplacée par la grande bourgeoisie, mais les mécanismes de fermeture sont les mêmes, la rapacité, l’arrogance, la cruauté.
Comme souvent chez Molière, le bon sens est incarné par les deux personnages féminins que sont l’épouse et la bonne. Très belle idée de distribution : Madame Jourdain qui d’habitude est un personnage plutôt falot avait ici un relief tout particulier qui la rendait pathétique.
Je n’ai pas compris en revanche pourquoi la jeune première était si vilainement fagotée !

19.05.17 @ 09:47 Répondre à ce commentaire


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