Posted by Marie Louise on 13 Mai 2016 in Festival théâtral
De Stéphanie Marino
Compagnie Qui Va Piano
Mise en scène : Nicolas Devort
Mélodie, Mélodie… elle tourne, elle tourne, sa jupe noire et blanche se gonfle, elle danse et elle entraîne qui l’écoute dans le monde de la musique. C’est normal, elle est la fée du royaume des notes. Do, ré, mi, fa sol, la et si sont sagement disposées sur la portée — noires bien visibles sur écran blanc — jusqu’à ce qu’une tempête fasse valser le LA on ne sait où. Impossible de chanter sans LA, comme il est impossible de parler sans A, démonstration de la fée à l’appui. Il faut donc retrouver la note disparue, entreprendre un voyage et se garder de l’inévitable monstre, ogre de Barbarie, tapi dans un mystérieux ailleurs.



Mais parfois une perle se glisse dans les colonnes, si brillante qu’elle peut éblouir et réveiller le Coyen somnolent. La plupart du temps c'est dans la 4e page, sous le titre « Groupe Pour Coye demain. » Ce mois-ci le porte-parole du groupe y traite d'urbanisme. En décembre c'était "vous saurez tout sur la fibre optique." Très technique. Et un peu décalé au point qu’on peut se demander si le texte n’a pas été écrit au mois d’août. Car, à l’heure où d’autres expriment leur accablement à la suite des attentats de novembre, le rédacteur se demande, rongé par l’angoisse : « Le low cost va-t-il nous tuer ? » En novembre, toujours à contre-courant, l’auteur convoquait le génocide du Rwanda pour contester l’élan solidaire envers les réfugiés au moment où le collectif « 














Je veux quand même saluer le courage du trio de musiciens qui a fait tout ce qu’il a pu pour nous emmener sur les chemins de Barbara, sans sa voix inimitable, bien sûr.





