ENTRETIEN AVEC ISABELLE CROIZER
Un beau regard sur la vie
Coye-la-forêt, la nature, le vélo, la musique
Quand elle arrive, tout est dit. Casque, lunettes, chaussures de randonnée, et le vélo appuyé contre la haie. Ensuite, on voit les yeux bleus et les boucles.
« La nature est importante pour moi, j’aime marcher, partir en randonnée, rouler à vélo. Le vélo est mon moyen de transport, je roulais déjà à vélo à Paris, où je suis née en 1964, et j’ai retrouvé cette liberté de mouvement à Coye où je peux aller aussi bien à Gouvieux qu’à Lamorlaye ou Chantilly. Je n’ai pas besoin de voiture personnelle.
Lors d’une journée du patrimoine en 2019 j’ai découvert Coye-la-forêt à pied, en suivant le guide qui était notre maire actuel. J’ai su tout de suite que c’était là que je voulais habiter. C’est mon mari qui a trouvé la petite maison aux volets verts pour laquelle toute la famille a eu un coup de cœur. Et nos voisins sont devenus des amis précieux. » Rien d’étonnant qu’Isabelle ait rejoint La Sylve, l’association faite pour elle, pour les marcheurs et les amoureux du patrimoine. D’ailleurs cette année elle a postulé pour entrer au conseil d’administration dont elle fait désormais partie.
Isabelle connaît bien les associations de Coye-la-forêt et justifie ses choix, le chant aux TRHT et dans l’ensemble vocal Vespéris, ainsi que les cours de guitare : « J’ai besoin de cet accompagnement musical, et l’environnement associatif me motive pour retrouver la santé. »
Les autres
« La nature est importante pour moi » a-t-elle dit d’emblée. « Mais les autres aussi », ajoute-t-elle. « Sans les autres on n’est rien ; si on ne donne rien, on ne reçoit rien. » On comprend vite pourquoi elle est infirmière puéricultrice, intervenant aussi bien en crèche qu’au domicile des parents : « La puériculture m’a appris à observer, à mieux connaître les autres, à comprendre la dynamique d’une famille qui se crée. C’est un métier qui nous ouvre aux autres, on apprend le savoir-être, et on a donc l’occasion d’aborder la complexité humaine ; quand on regarde les enfants, on apprend sur l’humain.»
L’intérêt d’Isabelle pour les élections municipales n’étonne pas, car cet engagement complète ses autres choix. Elle se dit plutôt en retrait, et pour cette raison elle est satisfaite d’avoir saisi l’occasion de rejoindre un nouveau groupe, d’apprendre des autres, de travailler en groupe et d’éprouver une fois de plus « la richesse du collectif ».
Sans les autres on n’est rien.
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