ENTRETIEN AVEC LUDOVIC ALBARRACIN
On l'appelle Ludo
Pas facile de faire le portrait de Ludovic Albarracin. Il a un côté un peu rebelle parfois. Bien sûr qu'il aime la forêt et les petits oiseaux ! Bien sûr qu'il est pour la protection de notre environnement ! Quel candidat va prétendre le contraire ? Donc, quand je l'interroge, il n'a pas envie de débiter des banalités qui sonnent creux.
un métier au service de la collectivité
Une fois énoncé son état civil – il a cinquante ans, il est marié, a deux enfants, une fille et un garçon, l'un à l'école du Centre, l'autre au collège Françoise Dolto – il est difficile de le faire parler. Quand on lui demande depuis combien de temps il habite à Coye-la-Forêt, il réplique ironiquement : C'est pour pouvoir vérifier si je suis un vrai Coyen ! Quel est son métier ? Il répond : agent de la fonction publique territoriale. Certes, mais encore ? Ça dénote sans doute un certain intérêt pour le bien commun, mais il s'agit plus là d'un statut que d'un métier à proprement parler. Et bien, Ludovic est responsable du centre technique municipal au sein de la municipalité voisine de Chaumontel, c'est-à -dire qu'il encadre tous les ouvriers salariés de la commune, quelles que soient leurs fonctions (électricité, maçonnerie, etc.), lui-même étant jardinier, en charge des espaces verts.
l'écologie concrète
S'il se présente chez nous sur la liste d'opposition, c'est pour aider, pour que la protection de l'environnement soit vraiment prise en compte et non pas considérée comme une matière accessoire de confort et de bien-être. Il pourrait se rendre utile précisément parce que, du fait de sa profession et de son emploi, il a acquis une certaine technicité et il a par ailleurs une bonne connaissance du fonctionnement d'une collectivité locale équivalente à celle de Coye-la-Forêt (quoique avec plus d'activités économiques), il connaît les rouages de l'administration, et souvent aussi, malheureusement, ses lourdeurs. À Coye-la-Forêt, il regrette que l'équipe municipale actuelle n'ait pas pris suffisamment à cœur le problème de l'environnement, qu'elle ne se soit pas engagée avec un niveau d'exigence suffisant. Faire du cosmétique, ce n'est pas se montrer à la hauteur des enjeux à venir.
l'écologie centrale
Ludovic aime le débat, la contradiction ; on s'ennuierait, dit-il, si on était tous d'accord, et on n'avancerait pas. Donc c'est bien qu'il y ait une liste d'opposition, ça permet de progresser. De toute façon, il ne pourrait pas figurer sur la liste de François Deshayes car il ne partage pas les mêmes valeurs. Ludovic se situe clairement à gauche. Et surtout, l'écologie n'est pas une problématique annexe, elle doit être centrale au contraire : c'est pour sensibiliser la population à l'urgence du problème climatique et agir localement en ce sens, qu'il a créé en 2019, avec quelques autres convaincus, l'association "Coye en Transition", dont il a été le président. Il reconnaît cependant que le sujet n'est pas facile, bien qu'essentiel. On a l'impression que la gravité du problème n'est pas perçue et que l'on continue à faire tranquillement comme s'il n'existait pas. Or c'est grave et urgent !
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